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« The Last Dance », le docu-série événement : toutes les infos à avoir, toute la lecture à s’offrir, c’est par ici

Sortez le pop-corn !

Source image : YouTube/ESPN

Ça y est, on a pu découvrir « The Last Dance ». Durant la période de confinement où le monde était à l’arrêt, tous les drogués de la balle orange n’attendaient qu’une seule chose, la sortie de ce docu-série le 19 avril aux States, et le 20 avril chez nous. Alors pour vivre ou revivre ce dernier, on a rassemblé toutes les infos et tous les articles dans un seul papier, histoire d’avoir tout ce qu’il faut sous la main.

# Le programme et les résumés

Dix épisodes d’environ 50 minutes – à regarder en solo ou entre potes – sortis deux par deux le :

  • Épisodes 1 et 2 (pour le débrief vidéo c’est par ici !)
  • Épisodes 3 et 4 (pour le débrief vidéo c’est par ici !)
  • Épisodes 5 et 6 (pour le débrief vidéo c’est par ici !)
  • Épisodes 7 et 8 (pour le débrief vidéo c’est par ici !)
  • Épisodes 9 et 10 (pour le débrief vidéo c’est par ici !)
  • Épisode 11 tout droit sorti de notre imagination pour prolonger le plaisir

# La saison 1997-98 des Bulls, mais pas que

Le grand thème de ce docu-série, c’est bien évidemment l’ultime saison des mythiques Chicago Bulls de Michael Jordan, véritable dynastie et phénomène culturel des années 1990 avec six titres NBA en huit ans. Intitulée « The Last Dance » par le coach Phil Jackson, qui savait comme l’ensemble de son groupe que la fin était proche, cette saison a été caractérisée par beaucoup de hauts et de bas, beaucoup d’adversité, beaucoup de tensions internes et de pression médiatique. Mais comme les précédentes, elle s’est terminée avec une nouvelle bannière de champion au bout. En l’espace de dix épisodes, on a découvert les coulisses de cette saison pas comme les autres, mois après mois. Car comme l’avait indiqué le directeur du projet Jason Hehir à The Athletic, c’est de façon chronologique que ce docu-série a été construit, le premier épisode correspondant au mois d’octobre de cette saison, le dixième au mois de juin. Le mois de mai a lui eu droit à deux épisodes, Playoffs time forcément.

L’avantage de la chronologie, c’est que ça permet d’avoir une structure claire et facile à suivre. Le risque, c’est d’être un peu trop prévisible et linéaire. Pour éviter cela, chaque épisode a été accompagné par un retour en arrière sur différents thèmes qui ont permis de dézoomer et de comprendre plus en profondeur les grands acteurs de cette « Last Dance », et donc d’avoir une meilleure connaissance du contexte entourant cette ultime saison. Par exemple, concernant Michael Jordan, qui était évidemment au cœur de ce docu-série, on a eu droit à un passage sur ses années universitaires à North Carolina, où il a remporté le titre NCAA après avoir rentré le panier assassin contre Georgetown. Son enfance, son début de carrière avec les Bulls, son ascension vers les sommets avec Chicago… tous ces sujets-là ont également abordés. Les autres grands noms de cette équipe mythique, comme Scottie Pippen, Dennis Rodman et le coach Phil Jackson, ont aussi été mis en avant, normal ! On a ainsi pu renforcer notre culture basket durant ces dix épisodes.

# Un contenu inédit

Parce que oui, on a eu droit évidemment à du contenu inédit, et ça c’est toujours énorme pour un sujet vu et revu. Malgré tous les highlights et tous les documentaires qui existent sur la toile concernant les Bulls des années 1990, on a découvert des nouvelles images de grande qualité, des nouvelles anecdotes, des nouvelles histoires. Un véritable trésor pour les fans de la grosse balle orange, jeunes comme anciens.

« Mon objectif, pour les personnes d’un certain âge, disons 30 ans et plus, c’est qu’elles apprennent de nouvelles choses alors qu’elles pensaient connaître l’histoire. Et pour les plus jeunes qui croient connaître l’histoire, l’objectif est qu’ils se rendent compte de l’impact de cette équipe à l’époque et à quel point c’était difficile de réaliser ce qu’ils ont réalisé. »

– Jason Hehir, via The Athletic

La saison 1997-98 des Bulls a été suivie par une équipe de tournage de NBA Entertainment, autorisée à utiliser ses caméras pour filmer cette ultime campagne, sur les parquets mais aussi en dehors. Pour votre culture perso, sachez que l’idée était venue d’Andy Thompson, l’oncle de Klay et l’un des vice-présidents de NBA Entertainment qui était proche de Jordan à l’époque. Plus qu’une idée, une véritable illumination. À la base, l’équipe de production de « The Last Dance » possédait plus de 10 000 heures d’images au total pour faire ce docu-série. Ça en fait du contenu à exploiter. Et s’il a forcément fallu sortir la machette pour rentrer le tout en dix épisodes d’une heure environ, la sélection a été soigneusement effectuée pour proposer le meilleur résultat possible.

# Un casting XXL

L’un des points forts de ce docu-série, c’est le nombre de personnes qui ont été interviewées et l’énorme casting qui compose le projet. À votre avis, ça monte à combien ? 50 ? 70 ? Plus ? Plus. 106 au total d’après The Athletic. Wow ! Cependant, l’objectif n’était pas d’avoir le casting le plus impressionnant possible. L’objectif, c’était de faire une sélection cohérente de personnes qui possèdent un vrai lien avec les Chicago Bulls de Michael Jordan.

« J’étais catégorique sur le fait que je ne voulais pas avoir de gens ne possédant pas de lien organique avec l’histoire. C’est tentant de vouloir ramener le plus de célébrités possible, car Michael Jordan était très célèbre. […] Je suis avant tout un réalisateur et je veux raconter l’histoire de cette équipe comme si ses membres n’étaient pas vraiment célèbres. »

– Jason Hehir

Un vrai lien donc, et surtout la capacité de raconter des choses nouvelles, qui n’ont pas encore été entendues à 150 reprises auparavant. En se basant sur ces critères de sélection, l’équipe de production a rassemblé toutes les personnes considérées comme indispensables au projet, d’autant plus qu’elle n’a essuyé aucun refus si l’on en croit The Athletic.

# Un Michael Jordan plus ouvert que jamais 

La saison 1997-98 des Bulls et la dynastie Chicago dans les nineties ne se résument évidemment pas à Michael Jordan. Mais on ne va pas se le cacher, MJ est la grande star de ce docu-série et on a pu redécouvrir le personnage avec encore plus de profondeur qu’avant, notamment par rapport à certains sujets sensibles. Interviewé à trois reprises dans le cadre du projet, Jordan n’était pas forcément chaud à la base par rapport à ce dernier. Pourquoi ? À cause de la perception du public à son égard, lui qui était vraiment prêt à tout pour gagner, se comportant souvent en tyran avec ses coéquipiers. « Quand les gens vont voir ces images, ils vont penser que je suis un mec horrible » a notamment déclaré Michael à Jason Hehir. Mais en lui donnant l’occasion d’expliquer les origines de ce dark side, tout en étant absolument au point sur ses connaissances concernant MJ, Hehir avait réussi à gagner sa confiance.

« J’ai dit à Michael qu’il y aurait des questions qui pourraient le mettre mal à l’aise mais qu’elles devaient être posées afin de pouvoir raconter l’histoire la plus honnête possible. Dès le premier jour, il m’a dit que je pouvais lui poser n’importe quelle question. […] Il était étonnamment coopératif. Charismatique, impliqué, réceptif, respectueux. »

En plus d’être coopératif, Jordan a activement participé au projet, en donnant son avis – en tant que principal acteur – sur les différents épisodes, d’après The Athletic. Si des choses devaient être changées ou approfondies afin de raconter l’histoire de la meilleure manière possible, Mike avait le pouvoir d’apporter des modifications. Cela a valu quelques critiques par rapport au projet, « MJ a forcé l’équipe de production à tourner les choses d’une certaine manière » est le genre de phrases qu’on pouvait entendre, mais Hehir s’est toujours défendu par rapport à ça.

« Jordan tenait à avoir le dernier mot sur les différentes histoires qui étaient racontées, mais il n’a jamais voulu fausser ces dernières en les tournant en sa faveur. […]

Les remarques de Jordan étaient vraiment bonnes, car elles n’étaient pas trop critiques. Et il pouvait ajouter des choses. Il pouvait dire, ‘Non, je pensais ça à ce moment-là, revenez sur ce match car c’est un meilleur exemple’. Il ne pouvait pas être un meilleur partenaire. C’est une chose d’avoir quelqu’un de la NBA qui me fait telle ou telle remarque. C’est très bien, mais si vous la recevez de quelqu’un à la première personne, c’est encore un autre niveau. »

# Pour aller plus loin

Parce que dix épisodes de 50 minutes ne suffisent pas toujours pour être totalement exhaustif sur chaque sujet traité, il fallait compléter les stories les plus intéressantes avec des papiers plus longs et travaillés, faisant parfois intervenir de nouveaux personnages pour obtenir une autre version que celle qui nous est présentée dans le documentaire. C’est souvent le cas après le visionnage de telles productions, lorsque la séance se termine on a encore envie d’en savoir plus et on commence à creuser partout où l’on peut pour se renseigner davantage. Ci-dessous, une sélection de lectures pour compléter ce docu-série. Y’a qu’à se servir !

# Les meilleures punchlines

On le savait déjà mais Michael Jordan était un maître en matière de trashtalking. Pas franchement étonnant pour un joueur qui avait toujours la langue à l’air. Mais si ce n’était que ses adversaires qui prenaient cher, ce ne serait pas drôle. Au fil des heures, Mike lâche aussi quelques vers acerbes en direction de ses coéquipiers ou de son GM Jerry Krause qui fait partie de ses victimes préférées avec Scott Burrell. Alors pour ne pas en rater une miette, retrouvez ci-dessous les meilleures punchlines de chaque épisode. Âmes sensibles s’abstenir.

# Revivre la série dans les conditions du direct

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de découvrir la série au moment de sa sortie, le buzz a été tel qu’il était devenu un rendez-vous incontournable au sein de la communauté NBA chaque semaine. Des fans aux joueurs en passant par les insiders de la Grande Ligue, personne ne pouvait rater cet événement. Encore moins en période de confinement avec une saison mise sur pause. Il fallait bien répertorier les meilleurs tweets et réactions sur le coup pour permettre aux retardataires de percevoir le hype incroyable qui entourait chaque nouvel épisode.

Pendant 18 ans, les images que nous avons pu voir étaient précieusement conservées en attendant l’accord de Michael Jordan, qui possédait le dernier mot concernant le lancement du projet. En 2016, MJ a finalement dit oui, nous permettant ainsi de dévorer quatre ans plus tard ce docu-série sans en laisser une miette. Un régal. 

Source texte : The Athletic / ESPN / NBA.com

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