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« The Last Dance » – épisode 1 : on pose les bases de huit heures 100% Chicago Bulls, et on en prend déjà plein les yeux

Jordan Netflix 1 20 avril 2020

Le meilleur souvenir du confinement, épisode 1.

Source image : Netflix

On l’attendait depuis trop longtemps, alors on s’est empressé de faire croire à mémé que Noël était désormais en avril et que sur notre liste figurait un abonnement à Netflix. Une fois l’entremise savamment exécutée tout en slalomant entre les contrôles de police, nous voici enfin installés, écran noir et le bouton entrée qui n’attend plus que nous. The Last Dance épisode 1 c’est parti, à table comme dirait l’autre.

Warning : ce débrief peut éventuellement contenir quelques spoils, selon la définition que chacun se fera d’un spoil. Soit tu l’as vu et tu peux lire, soit tu ne l’as pas vu, tu lis mais on t’aura prévenu, soit tu t’arrêtes ici et tu repasses nous voir après le visionnage. Quoiqu’il en soit, après ces lignes tu ne peux plus te plaindre.

Bill Wennington, David Stern, Phil Jackson, Rod Thorn (GM des Bulls de 78 à 85), Brian McIntyre, David Falk, Buzz Peterson (roommate à UNC), Deloris et James Jordan bien sûr. Roy Williams (UNC), James Worthy, Joe O’Neil, Pat Ewing, Bob Knight, Rod Higgins, Kevin Loughery, Sidney Moncrief, Pat Riley, Isiah Thomas, Magic Johnson, Barack Obama, Steve Kerr. La liste des intervenants dès le premier épisode met d’emblée un gros coup de pression, et elle annonce la couleur d’un casting tout simplement jamais vu auparavant pour un docu NBA.

Côté journalistes ? La distribution est également au rendez-vous. Michael Wilbon du Washington Post, J.A. Adande et Rick Telander du Chicago Sun-Times, Mark Vancil, Sam Smith du Chicago Tribune, David Aldridge d’ESPN, Bob Costas de WGN – Chicago, Billy Packer (College analyst), Ahmad Rashad de NBC, la fine fleur de la presse NBA de l’époque prend la parole, et l’on se rend très vite compte… que les mecs savent de quoi ils parlent. Là où The Last Dance met immédiatement les pieds dans le plat ? C’est lorsque l’on se rend compte que l’une des personnalités les moins abordables de l’histoire du sport a donc accepté… d’être abordé et cela sans commune mesure et ce pendant un an.

« Vous n’êtes pas autorisés à entrer. Non, je plaisante, allez-y. » – Michael Jordan aux caméras d’ESPN

La quote est lâchée avec le sourire mais elle veut tout dire : Michael Jordan et les Bulls nous ouvrent leur porte, wow.

Cet épisode 1 ? Il nous renvoie directement en 1997 lorsqu’un Jordan apaisé nous déclare que son but premier était de mettre Chicago sur la carte NBA. La carte des franchises qui comptent, en compagnie des Celtics, des Lakers ou des Sixers. Quelques images inédites du voyage des Bulls à Paris, what do you think about the Tour Eiffel, puis très vite on replonge au commencement. 1984, 1982 même, lorsque son coéquipier à UNC James Worthy se rend très vite compte qu’il a affaire à quelqu’un de spécial :

« Je suis resté meilleur que lui deux semaines. » – James Worthy

Le shoot de la gagne devant 60 000 spectateurs face à Georgetown, le début de l’explosion médiatique alors qu’il est encore un gamin qui réclame des timbres à sa mère dans une lettre, puis la Draft, puis les Jeux Olympiques pour se rendre compte de sa gloire naissante. Rapidement on bascule sur Chicago, et sur les bisbilles légendaires entre le General Manager Jerry Krause et… la Terre entière. Homme d’affaire grassouillet et qui pue la fraude mais bâtisseur de génie quoiqu’on en dise, Jerry en prend plein la gueule par tout le monde mais tient bon contre vents et marées. Michael lui ? Il est différent, tout le monde le sait déjà même si certains grincheux peinent à être convaincus :

« Il ne fait même pas deux mètres, ce n’est pas lui qui portera l’équipe. » – Walt Frazier

« Aucune équipe n’est portée par un seul joueur, et je ne pense pas que Michael Jordan inversera cette tendance. » – Mark Eaton

Ils ne tarderont plus à voir.

A l’époque les Bulls n’ont pas bonne presse et la population chicagoanne préfère le base-ball, le football ou même… le futsal à la bande de Taureaux de Kevin Loughery. Respiration et… on revient en 97, grand saut dans le temps qui s’annonce comme la colonne vertébrale du docu, le temps de comprendre qu’entre Phil Jackson et… Jerry Krause, encore lui, ce n’était pas non plus le grand amour :

« C’est votre dernière saison à Chicago, même si vous gagnez 82 matchs de suite ce sera votre dernière saison ici. » – Jerry Krause à Phil Jackson

Ambiance, et si vous pensiez que The Last Dance retracerait pour vous une idylle entre vingt mecs ponctuée d’un titre de champion NBA, vous vous fourrez le doigts dans l’œil bien profond, au moins jusqu’à l’épisode 2. Allez hop, si ça c’est pas une belle conclusion.

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