Orlando Magic

#6Est
34V
·
26D
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Le Orlando Magic selon TrashTalk

Saviez-vous qu’il n’y a pas que Disney World à Orlando ? Cela peut surprendre en effet, mais la sixième agglomération de Floride dispose d’un autre atout que Mickey : sa franchise NBA. Mais bon, le Orlando Magic fait peut-être moins rêver que des personnages de dessins animés. Du moins, ça dépend des époques…

L’arrivée du Orlando Magic en NBA

Équipe d’expansion en 1989, le Orlando Magic débarque en NBA en même temps que les Minnesota Timberwolves, une saison après le Miami Heat et les Charlotte Hornets. Comme souvent pour une équipe qui arrive dans l’univers impitoyable de la NBA, les victoires sont loin d’être une habitude lors des premières années qui servent surtout à préparer l’avenir. Nick Anderson (1989) et Dennis Scott (1990) sont les premiers choix à la Draft pour le Magic. Ils vont devenir des éléments majeurs de l’équipe, mais il faut d’abord emmagasiner de l’expérience et accumuler les matchs pour pouvoir peser. Et quand dans le même temps ton meilleur joueur sur cette période est Scott Skiles (qui en 1990 pose le record NBA du nombre de passes décisives sur un match avec 30 assists), tu ne peux pas voir beaucoup d’ambition en ce qui concerne ton total de victoires à la fin de la saison NBA.

Shaq + Penny, le duo Magic d’Orlando

Mais tout change lors de la Draft NBA 1992. Avec le premier choix, le Orlando Magic mise sur le phénomène Shaquille O’Neal. Avec 20 victoires en plus pour l’équipe lors de sa saison rookie, on peut dire que sa présence se fait sentir au-delà des paniers qu’il casse sur son passage. Une domination physique reconnue par la NBA puisque Shaq est invité à débuter au All-Star Game, une première pour un rookie depuis Michael Jordan.

La hype prend forme du côté d’Orlando qui rate les Playoffs NBA de 1993 à cause du tie-breaker face aux Pacers. Mais c’est une chance, car cela leur offre la possibilité de participer à la loterie pour la Draft. Et comme ils doivent tous êtres cocus dans la franchise du Magic, ils repartent avec le first pick pour la seconde année consécutive alors qu’ils ne disposaient que de 1,4% des chances de l’obtenir. Le Orlando Magic choisit alors l’intérieur Chris Webber, mais l’envoie directement à Golden State en échange d’Anfernee Hardaway – dit Penny – le troisième pick de cette cuvée.

Penny à la mène, Shaquille O’Neal dans la raquette, le duo est létal malgré sa jeunesse. Avec en prime Nick Anderson et Dennis Scotte sur les postes 2 et 3, l’équipe commence à sérieusement avoir de la gueule et ajoute encore neuf victoires supplémentaires à son bilan de fin de saison 1994 pour atteindre la barre symbolique de 50 matchs remportés. Cela se traduit par la première qualification en Playoffs NBA de l’histoire du Orlando Magic, même si c’est pour se faire sortir immédiatement par les Indiana Pacers.

Nick The Brick et la fin de l’ère Shaq

La jeunesse et le talent, c’est bien. Avoir un peu d’expérience pour encadrer cela, c’est mieux. La signature de l’ailier fort Horace Grant à l’été 1994 est un signe en ce sens. Et un opération validée sur le parquet avec le meilleur bilan de la Conférence Est en 1995 et l’élimination des Chicago Bulls d’un Michael Jordan lors des Playoffs, alors que Mike sort juste de sa retraite. Le chemin vers les Finales NBA est tout tracé et le Magic ne laisse pas passer sa chance d’atteindre cette dernière marche. Des Finales que le Orlando Magic perd 4-0 face aux Houston Rockets et dont le moment le plus marquant est le craquage de  Nick Anderson sur la ligne des lancers francs en fin du premier match, alors que la victoire tendait les bras au Magic. Nick The Brick est né, mais une revanche est espérée pour la saison suivante.

Revanche oui, mais pas celle attendue du côté d’Orlando. En 1996, ce sont Michael Jordan et les Bulls qui se vengent du Magic en les sweepant en finale de Conférence Est. Pire pour la franchise de Floride, l’été bouscule toutes les certitudes du Magic. Shaquille O’Neal, alors agent libre, rejoint la Californie et les Los Angeles Lakers. Un départ qui fait très mal. Le Orlando Magic tente de rebondir en filant les clefs du camion à Penny, mais on ne se passe pas de Shaq aussi facilement, même si Anfernee Hardaway cartonne. Surtout que ce dernier montre qu’il est injury prone : les pépins physiques qui vont miner sa carrière débutent et en 1999, le Magic se sépare de son meneur.

L’échec du duo Tracy McGrady – Grant Hill

C’est via la free agency que le Magic essaie de reconstruire en misant sur Tracy McGrady et Grant Hill à l’été 2000, tout en échouant à compléter ce recrutement alléchant avec Tim Duncan, mais pour cette histoire, on vous laisse poser la question des raisons de cet échec au coach de l’époque Doc Rivers.

Si T-Mac cartonne les défenses adverses plus que de raison lors de son séjour en Floride, Hill squatte lui l’infirmerie la plupart du temps. Le duo tant attendu est finalement un one man show destiné à se faire assortir au premier tour des Playoffs en espérant saison après saison que Grant Hill revienne en bonne santé. Spoiler : ça ne sera jamais vraiment le cas, Grant Hill ne sera plus jamais le joueur si complet et impactant qu’il était du côté des Pistons. En tout cas pas de façon régulière.

Dwight Howard, nouveau cadeau de la Draft au Magic

Du coup, on active le tank à Orlando en espérant de nouveau pouvoir tirer le gros lot salvateur à la Draft. En 2004, ils mettent ainsi la main sur Dwight Howard avec le first pick. Une base solide pour reconstruire, malgré la jeunesse du pivot qui n’est pas passé par la case universitaire. La même année, ils récupèrent aussi Jameer Nelson via un trade le soir de la Draft, ainsi que l’agent libre Hedo Turkoglu.

L’équipe progresse saison après saison, au gré des ajustements de l’effectif et de l’arrivée à maturité de Dwight Howard. Si bien qu’en 2009, accompagné de Turkoglu, Rashard Lewis et du Kobe-stoppeur Mike Pietrus, D12 mène les siens jusqu’aux Finales NBA que le Magic perd face aux Los Angeles Lakers. Si l’année suivante le Magic atteint la finale de Conférence Est, il s’agit du dernier coup d’éclat car les deux saisons d’après, la sortie de route se fait au premier tour des Playoffs. Parmi les raisons de ces échecs, Dwight Howard tient une bonne place. pas tellement qu’il ne pèse plus dans les résultats de l’équipe, mais il ne cache plus ses envies de départ et sa relation avec son coach Stan Van Gundy se détériore. Il est échangé aux Lakers à l’été 2012, rappelant étrangement le chemin suivi par son prédécesseur Shaquille O’Neal.

Rien de Magic à Orlando

L’impact de ce épars est encore plus violent que celui de Shaq pour le Orlando Magic, du moins en termes de résultats immédiats. Durant la décennie qui suit, les saisons sont souvent sans saveur, même si Steve Clifford par deux fois (2019 et 2020) arrive à tirer le meilleur du groupe en place – Nikola Vucevic, Evan Fournier et Aaron Gordon en tête – pour gagner le droit de se faire éliminer au premier tour des Playoffs. La limite de cette équipe du Magic est clairement identifiée, et pour viser plus haut, il faut de nouveau reconstruire. Si bien qu’au cours de la saison 2020-21 peu enthousiasmante, Vucevic, Fournier et Gordon sont échangés.

Paolo Banchero, le nouveau visage du Orlando Magic

Pas de miracle suite à ces trades, les contreparties sont plutôt des prospects ou des picks à la Draft pour injecter du sang neuf. Si bien qu’aujourd’hui l’entraîneur Jamahl Mosley dispose d’un noyau de joueurs peu expérimentés, mais dont le potentiel est intéressant. L’intrigant Bol Bol, le revanchard Markelle Fultz par exemple. Mais aussi Franz Wagner et Wendell Carter Jr, récupérés suite au deal avec les Bulls contre Vucevic (Wagner est le choix de Draft négocié lors du trade) ou encore Jalen Suggs.

Et comme si cela n’était pas suffisant, le Magic a encore gagné au loto vu qu’ils ont hérité en 2022 du first pick à la Draft. L’occasion pour eux de sélectionner Paolo Banchero, la nouvelle pierre autour de laquelle construire. Performant dès sa saison rookie, Paolo Banchero est désormais attendu pour faire gagner des matchs au Orlando Magic. Il peut compter sur les progrès de Franz Wagner et les qualités de Markelle Fultz, si ce dernier est épargné par les blessures. Reste à savoir aussi si Wendell Carter Jr. fera un caca nerveux comme aux Bulls lorsqu’on lui demande de jouer pivot où s’il acceptera ce rôle, laissant les autres places du frontcourt à Paolo Banchero et Franz Wagner. Dernière question pour le Magic : est-ce qu’un jour le corps de Jonathan Isaac le laissera jouer au basket ?