Charlotte Hornets

#13Est
15V
·
45D
#29 PTS+(107.5)
#24 PTS-(118.2)
#30 REB(42.5)
#26 AST(24.8)
Final
Charlotte Hornets
CHA114
Logo Philadelphia 76ers sixers global
PHI121
A venir
Charlotte Hornets
CHA-
Logo Atlanta hawks global
ATL-
A venir
Charlotte Hornets
CHA-
Boston Celtics
BOS-
A venir
Charlotte Hornets
CHA-
Logo Cleveland Cavaliers global
CLE-

Le Shop des Charlotte Hornets

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////




Les Charlotte Hornets selon TrashTalk 

Si la Caroline du Nord est une terre reconnue pour le basketball universitaire, ça coince un peu plus en NBA. L’État représenté par les Charlotte Hornets – après un intermède Bobcats – peinent à percer. La faute à Michael Jordan ?

La version originale des Charlotte Hornets

Tout débute en 1988 pour les Charlotte Hornets, quand la franchise – accompagnée du Miami Heat, du Orlando Magic et des Minnesota Timberwolves – rejoint la NBA lors de l’expansion de la Ligue. À défaut de cartonner immédiatement sur le parquet, l’équipe de Caroline du Nord marque les esprits par ses couleurs – violet et turquoise – et le style de ses maillots. En effet, les Charlotte Hornets sont les premiers à arborer des jerseys avec des pinstripes, ces petites bandes qui depuis ont été reprises par d’autres franchises.

Pour accompagner ce style sexy, les Hornets récupèrent Kendall Gill, mais surtout Larry Johnson puis Alonzo Mourning pour former un jeune noyau prometteur. La hype est totale, les progrès sportifs réels et tout le monde porte du merch aux couleurs des Hornets dans les nineties. Alors ce n’est pas ça qui fait gagner des titres, mais alors que la popularité de la NBA grandit hors des États-Unis, les Hornets participent à ce raz de marée commercial. Et ce n’est pas l’ajout de Muggsy Bogues – plus petit joueur de l’histoire de la NBA – qui va réduire le capital sympathie autour de la franchise.

Exit Alonzo Mourning et Larry Johnson

Malheureusement, ce noyau dur ne va pas réussir à exprimer pleinement son potentiel. La faute aux tensions entre les deux leaders du front court, Zo Mourning et Larry Johnson. Les deux vont quitter tour à tour le navire. Tout d’abord Mourning en direction du Heat contre Glen Rice et Matt Geiger, le second pour les Knicks, Anthony Mason faisant le chemin inverse. Et lorsque les deux lascars – Alonzo Mourning et Larry Johnson – vont s’affronter avec leurs nouvelles franchises respectives, les échanges de beignes valident l’idée qu’ils ne pouvaient pas cohabiter et faire gagner sur la durée les Hornets.

L’équipe alors mise sur pied est renforcée par Vlade Divac – échangé le soir de la Draft 1996 contre le treizième pick, un certain Kobe Bryant – est certes moins sexy mais demeure solide. Glen Rice artille à 3 points, Anthony Mason est au four et au moulin. Le tout pendant que Divac et Geiger se partagent les minutes au poste de pivot dans deux styles différents.

Puis Rice est envoyé à Los Angeles contre Eddie Jones et Elden Campbell. Baron Davis est drafté pour assurer la caution sexy mais les choses ne tournent pas rond en dehors du terrain. L’arrière Bobby Phills – adoré par les fans et membre majeur de la rotation – décède dans un accident de voiture. En coulisses, la popularité de l’équipe est loin de la hype des nineties, surtout que le propriétaire – et fondateur – George Shinn n’est plus en odeur de sainteté auprès des supporters qui lui reprochent d’avoir refusé de sortir les oursins de sa poche pour Zo Mourning et Larry Johnson, mais aussi d’empêcher Michael Jordan – qui a grandi en Caroline du Nord et qui veut s’engager dans la franchise – d’entrer au capitale des Hornets et d’avoir un rôle dans les décisions sportives. Dommage pour eux, ils se rendront compte à l’avenir qu’éloigner Jordan des choix de l’équipe était certainement le meilleur move de leur histoire…

Fin de la version 1.0 des Charlotte Hornets

Dans ce contexte également pourri par une accusation de viol à l’encontre de Shinn, les affluence du Charlotte Coliseum baissent. Le proprio menace même de quitter la ville si on ne lui construit pas une nouvelle enceinte avec des loges de meilleure qualité. Et finalement, les Hornets bougent à la Nouvelle-Orléans en 2002.

Mais ce déménagement – qui au départ fait partie de l’histoire des Hornets – va finalement être un changement de franchise. En effet, en 2004 les Charlotte Bobcats débarquent en NBA. Puis en 2013, les New Orleans Hornets deviennent les Pelicans. Ce qui permet à Charlotte de récupérer en 2014 non seulement le blaze Hornets, mais aussi toute l’histoire de la franchise.

La parenthèse Charlotte Bobcats

Lorsque Charlotte récupère de nouveau une franchise en 2004 avec les Bobcats, c’est un morceau d’histoire qui s’écrit. En effet, Robert L. Johnson devient le premier Afro-américain propriétaire d’une franchise dans une ligue majeure en Amérique du Nord. Sur le parquet, les premiers noms sur lesquels les Bobcats se reposent sont Gerald Wallace, Emeka Okafor ou encore Raymond “la luge” Felton. Et le fait d’avoir Michael Jordan enfin dans l’équation – propriétaire minoritaire mais aussi président des opérations basket – n’améliore pas les choses. Au contraire, que ce soit dans ce rôle ou ensuite en tant que propriétaire quand il rachète les parts de Johnson, les décisions désastreuses s’enchaînent et plombent les Bobcats. Big up à Michael Kidd-Gilchrist. En bon Français bien chauvins, on est tentés de dire que la seule chose sympa qui soit arrivée aux Bobcats reste le passage de Boris Diaw.

Kemba Walker, le GOAT de Charlotte

Allez, on abuse, il y a aussi eu la période Kemba Walker. Ou du moins les prestations du meneur, car malgré son talent, les répercussions sur les résultats collectifs sont faibles avec seulement deux participations en Playoffs en huit saisons à Charlotte pour Cardiac Kemba. pire, lors de son année rookie, il est avec Boris Diaw dans cette équipe qui termine avec le pire bilan de l’histoire de la NBA avec seulement 10,6% de victoires. Dur. très dur, comme être fan des Hornets tellement peu de choses semblent tourner en la faveur de la franchise. Si bien que depuis le départ de Kemba Walker, les motifs d’espoirs sont minimes pour exister au sein de la conférence Est et de la Southeast Division (où évoluent également le Miami Heat, les Atlanta Hawks, les Washington Wizard et le Orlando Magic).

Quel avenir pour les Charlotte Hornets ?

Miles Bridges bien parti pour exploser ? Direction les faits divers et disons qu’on n’a pas forcément envie de le revoir en NBA. LaMelo Ball est un joueur super excitant ? oui mais il faudrait qu’il arrête de squatter l’infirmerie. Et comme Michael Jordan est toujours au pouvoir – en attendant une revente de ses parts – on a du mal à imaginer le meilleur pour les Charlotte Hornets.

Le Spectrum Center – qui a remplacé le Charlotte Coliseum – doit se contenter de voir Terry Rozier et Kelly Oubre Jr. comme leaders de l’équipe tant que LaMelo Ball n’est pas au sommet de ses moyens. Peut-être que Steve Clifford – pour son second passage sur le banc des Hornets – va également permettre l’éclosion de P.J. Washington et Mark Williams. peut-être que c’est notre petit Français Theo Maledon qui va s’affirmer. Ou peut-être qu’il faut juste prier pour que la loterie soit favorable aux Charlotte Hornets afin qu’ils puissent drafter un joyau. Du moins si Michael Jordan ne vient pas s’en mêler… Sinon les saisons sans grand intérêt vont s’enchaîner en Caroline du Nord.