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« The Last Dance » – épisode 7 : alors comme ça… Michael Jordan était un tyran avec ses teammates ?

Jordan 11 mai 2020

« The Last Dance » 70% loading, la fin de l’histoire est proche.

Source image : Netflix

France en partie déconfinée mais The Last Dance pas terminé, et si certains ont profité de leur lundi pour sortir prende l’air sans aucune raison valable, d’autres ont préféré prolonger leur enfermement devant les deux nouveaux épisodes de la série préférée de ta série préférée. Allez, épisode 7, envoyez le débrief.

Warning : ce débrief peut éventuellement contenir quelques spoils, selon la définition que chacun se fera d’un spoil. Soit tu l’as vu et tu peux lire, soit tu ne l’as pas vu, tu lis mais on t’aura prévenu, soit tu t’arrêtes ici et tu repasses nous voir après le visionnage. Quoiqu’il en soit, après ces lignes tu ne peux plus te plaindre.

Ceux qui comme nous suivent avec attention la story, nous voici donc au printemps 98. L’atmosphère est lourde, Jerry Krause doit répondre chaque jour à une meute de requins à la recherche du moindre mot de travers lâché par mégarde. Mais si en coulisses la vie n’aurait pas pu être chantée par Edith Piaf, sur le parquet les Bulls sont en mission et face à eux se dressent des Nets qui ont tout l’air d’une victime avant l’heure. Le moment choisi par ESPN pour nous faire basculer du côté compétiteur +++ de Michael Jordan, une facette de sa personnalité qui le poussera tout au long de sa carrière à booster ses partenaires d’entraînement… à sa façon.

« C’était un enfoiré, il était méchant, il dépassait les limites très souvent, mais en y réfléchissant bien, en pensant à ce qu’il comptait accomplir… en fait c’était un sacré coéquipier. » – Will Perdue

Will Perdue, Bill Wennington et surtout Scott Burrell, souvent identifié comme la victime préférée de Jojo, autant de protagonistes qui nous racontent dans cet E7 quel genre de monstre Jordan était au quotidien, un monstre motivé par son envie de succès et la moindre pique lancée par la concurrence ou les médias. Un portrait sombre terminé dans les larmes, larmes d’un homme pour qui la victoire comptait plus que tout et qui aura passé sa vie à tenter de faire passer le message à ses collègues. No spoil, mais disons que quand c’est un gros highlight de Bill Wennington qui ponctue le résumé en image d’une série de Playoffs, c’est peut-être bien que, justement, ce fameux message passait en général plutôt bien.

Dans l’autre monde, quelques années plus tôt ? Nous voici à l’été 93, là encore une période parmi les plus noires de la vie de Michael. On parle évidemment de la mort du père, et de l’annonce qui suivra la détresse. Michael Jordan arrête, les journalistes s’interrogent mais Jerry Reinsdorf, lui, accepte la « sentence » pour une raison bien évidente quand on y pense :

« Les émotions sont partagées aujourd’hui. D’un côté le plus grand joueur de tous les temps dans un sport collectif annonce qu’il arrête sa carrière, mais de l’autre, quelqu’un que j’admire et que je respecte fait enfin ce qu’il a envie de faire, et je suis convaincu qu’il prend la bonne décision. » – Jerry Reinsdorf

Jordan ne ferme pas la porte mais c’est bel et bien fini, pour le moment. Les journalistes s’interrogent, qu’on disait ? Il faut bien vendre du papier et les questions autour d’un éventuel lien entre le mode pause du joueur et, pire encore, l’assassinat de son père et d’éventuelles dettes de jeu font très vite surface. La rançon de la gloire diront certains, des spéculations honteuses et déplacées diront les autres, et quoiqu’il en soit MJ s’éloigne de la NBA pour se rapprocher du… base-ball. Pour ceux qui ne connaissent pas c’est un peu comme la tèque en colo, mais avec des casques et du public. Parenthèse sur sa carrière gantée, peut-être qu’il aurait pu, peut-être qu’il n’aurait jamais pu, mais retour rapide vers le ballon orange, désolé mais choix éditorial. Le temps de découvrir la vie chez les Bulls mais sans Jordan, équipe solide drivée par un Pippen responsabilisé et un Kukoc qui performe, mais équipe à qui il manque inexorablement un vrai patron, du genre de ceux qui jouent avec un n°23.

Printemps 94 et les Bulls sont en vacances, mine de rien ça faisait une paie. Si vous êtes un tantinet renseigné vous vous doutez que l’histoire entre Michael Jordan et les Bulls est loin d’être terminée et on a une bonne nouvelle pour vous : le débrief de l’E8 est déjà dans les bacs et n’attend plus que l’ouverture de la grille.

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