Documentaires

« The Last Dance » – épisode 4 : la route vers la première bague fut longue, il aura fallu prendre de sacrés gnons

Jordan titre 27 avril 2020

Le genre de victoire qui panse bien les plaies.

Source image : Netflix

Après 50 minutes passées en immersion au cœur de l’évolution de la carrière de Dennis Rodman notamment, cet épisode 4 est cette fois-ci consacré – en grande partie – à la construction du staff des Bulls des 90’s et à l’inimitié profonde entre ces mêmes Bulls et les Bad Boys de Detroit. Premier spoiler, on est face à un docu orienté Bulls, on vous laisse donc lire entre les lignes en ce qui concerne les faits rapportés entre Chicago et Detroit.

Warning : ce débrief peut éventuellement contenir quelques spoils, selon la définition que chacun se fera d’un spoil. Soit tu l’as vu et tu peux lire, soit tu ne l’as pas vu, tu lis mais on t’aura prévenu, soit tu t’arrêtes ici et tu repasses nous voir après le visionnage. Quoiqu’il en soit, après ces lignes tu ne peux plus te plaindre.

Entame en mode transition parfaite, on démarre tambour battant avec un Dennis Rodman qui remercie les Bulls de lui avoir offert 48h de break à Vegas en partant finalement… quatre jours. Dennis Rodman dans toute sa splendeur, à base de gros Havanes parce que c’est ce qu’on a voulu nous montrer, à base de parties de poker, à base de gros culs-secs, à base de Carmen Electra planquée dans sa piaule. Puis rapidement on passe dans l’univers de… Phil Jackson. Flashback rapide sur son enfance, ses racines amérindiennes couplées à son éducation religieuse, puis on bascule sur le Philou basketteur, titré avec les Knicks, puis sur le Philou professeur, car très vite le Zen Master s’imposera aux yeux de pas mal de monde comme une pointure du coaching. Débuts à Porto Rico pour se faire la main, et quelques anecdotes sucrées, façon de parler :

« Ils tuaient des poulets et ils en répandaient le sang sur le banc adverse. »

Rapidement le nom de Phil revient avec insistance à Chicago, et si son rôle d’assistant de Doug Collins représente son entrée officielle dans le grand monde, sa présence est également synonyme de bisbille en coulisses. Jerry Krause (clairement réhabilité dans cet E4) veut que Phil Jackson apprenne aux côtés de Tex Winter mais Doug Collins… ne veut pas de Tex Winter, Doug Collins veut faire du tout pour Jordan mais Phil Jackson taffe en sous-marin afin de préparer un coup d’état à base d’attaque en triangle, et si au départ Jojo n’est pas convaincu par l’idée… le jeu des Bulls commence à évoluer et Michael finit par s’y faire, et Coach Doug est tout content :

« C’est fort quand la plus grande icone de toute l’histoire de la NBA comprend qu’elle n’est pas toujours obligée d’avoir le ballon. »

Malgré les câlins Doug Collins finira par payer l’amour naissant entre Jerry Krause et Phil Jackson, ça ne durera pas, et c’est donc le début de l’attaque en triangle et l’avènement notamment d’un Scottie Pippen qui devient instantanément l’un des meilleurs joueurs de la Ligue dans son nouveau rôle. L’identité c’est fait, désormais il faut donc gagner. Transition parfaite une nouvelle fois vers la fin des années 80 et le duel sanguinolent avec la meilleure équipe NBA de l’époque : les Pistons de Detroit. Un chapitre énorme de l’histoire des Bulls, une période lors de laquelle les Taureaux prendront des paires de baffes immondes et subiront des défaites les forgeant pour la suite. 1989, 1990, des déceptions autant que des points de suture et un mélange incroyable de seum, de haine et de douleur même trente ans plus tard (Horace Grant on t’as vu), mais des gifles reçues qui auront don de booster Jordan et ses gars pour revenir plus fort et finir par terrasser l’ennemi juré avant de filer vers une première bague en 1991. Une victoire face aux Lakers de Magic, terminée dans une ambiance autrement plus fair-play :

« Je préfère perdre contre Michael, c’est comme ça. » – Magic Johnson

La suite ? Ça va peut-être se gâter. Delorean toujours et on repart en 98. Scottie Pippen a finalement décidé de rester dans l’Illinois mais Jerry Krause persiste et signe : ce sera bien la dernière saison de Phil Jackson en ville, The Last Dance. Et Michael Jordan de craquer après des mois à jouer à chat avec les journalistes : ce sera également sa dernière saison, pas de Philou, pas de Jojo. Et dans l’ombre, le Jazz pousse de la fonte et sweepe les Bulls en régulière…

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