TrashTalk Award

TrashTalk Award – Spécial épisodes 7 et 8 de « The Last Dance » : Scott Burrell aura bien morflé avec Michael Jordan

Michael Jordan Scott Burrell

Pauvre Scott Burrell…

Source image : YouTube

Qui dit nouveaux épisodes de « The Last Dance » dit nouvelle édition du TrashTalk Award. Edition plus courte que les dernières étant donné que ces épisodes traitaient de sujets sombres comme l’addiction de MJ aux jeux d’argent ou tristes comme l’assassinat de son père. La place n’était pas forcément au trashtalking mais il y avait forcément quelques punchlines à se mettre sous la dent, laquelle préférez-vous ?

La précédente édition du TrashTalk Award a été remportée par ce flex ultime de Michael Jordan lors des Finales 93 face aux Suns.

Candidat n°1 : Michael Jordan manque de respect aux Nets

Dès les premières minutes de l’épisode 7, on a droit à la première punchline signée MJ. Nous sommes en 1998, c’est le premier tour des Playoffs et les Bulls sont opposés aux Nets, huitièmes de la Conférence et emmenés par Keith Van Horn et Kerry Kittles. Le premier match doit commencer, mais Michael Jordan a prévu un petit taquet pour ses futurs adversaires dans la presse.

« Pour perdre contre les Nets, il faudrait que l’on s’endorme. »

Allez hop, ça c’est envoyé, les Bulls, en quête de three-peat n’ont pas peur, sont les favoris et le savent, ils entendent bien faire respecter cette loi. Kenny Smith prédit également un sweep à venir en faveur des Bulls, et c’est effectivement ce qui va se passer malgré des Nets batailleurs qui ont vendu chèrement leur peau comme le score final ne le reflète pas. Une nouvelle fois, MJ a parlé en avance et une nouvelle fois, MJ a assumé.

Candidat n°2 : Michael Jordan fait de Scott Burrell son souffre-douleur

Ici, pas de punchline particulière, mais c’est surtout pour l’ensemble de son oeuvre que l’on va parler de Scott Burrell et Michael Jordan. Lors de sa seule saison aux Bulls en 1997-98, Burrell va découvrir le comportement que pouvait avoir His Airness, au point d’être considéré comme un « enfoiré » par certains et d’être craint par ses autres coéquipiers. Florilège de certaines punchlines de MJ à son coéquipier qui sortait de 4 saison à Charlotte à l’époque.

« Tu n’as pas mis le moindre tir, tu en as mis combien ? Un seul ? 1/7, tu me fais de la peine. Ton chat est malade, rentre le nourrir. » – Michael Jordan à Scott Burrell après un match
« Hey Scott Burrell, tu es prêt ? On va te massacrer aujourd’hui. […] Tu ne veux pas défendre sur moi, défends plutôt sur un autre comme Jud [Buechler], si tu y arrives, tu auras des propositions de contrat ! » – Michael Jordan à Scott Burrell pendant un entraînement, avec un large sourire en pleine séance d’étirements
« C’est nul, arrête de faire ce genre de conneries. » – Michael Jordan à Scott Burrell en plein entraînement, après une défense nonchalante de MJ
« Hey Scott Burrell, tu ne parles plus maintenant petite p**e ? » – Michael Jordan à Scott Burrell à l’entraînement
« Tu fais toujours la même erreur petit con à grosse tête ! » – Michael Jordan à Scott Burrell dans les vestiaires
« Fais un lay-up, abruti ! » – Michael Jordan à Scott Burrell en plein échauffement
« Allez Scott Burrell, tu dois assurer si tu veux faire partie de l’équipe. » – Michael Jordan à Scott Burrell à l’entraînement et avec le sourire, quand ce dernier tire un lancer-franc

MJ s’obstinait à toujours l’appeler par son nom entier, mais Scott Burrell était un gentil, qui acceptait que Michael Jordan lui dise tout ça car il comprenait que c’était pour son bien et le faire progresser et donner le meilleur de lui-même. Burrell a d’ailleurs déclaré que ça l’avait aidé dans le basket mais aussi dans la vie. Pourtant, à entendre ses anciens coéquipiers Will Perdue ou Jud Buechler, MJ était un enfoiré qui semait la terreur, l’une des parts d’ombre de MJ alors qu’il est beaucoup plus jovial dans la vie de tous les jours. Jojo a d’ailleurs déclaré que s’il faisait ça, c’était pour gagner mais aussi gagner avec les autres, il voulait partager ça et qu’on suive sa voie, car Michael Jordan ne demande pas aux autres de faire des choses que lui-même ne ferait pas.

Candidat n°3 : Michael Jordan attend B.J. Armstrong de pied ferme

Michael Jordan et B.J. Armstrong ont été coéquipiers chez les Bulls pendant six saisons, mais en 1998, ils étaient adversaires. Demi-finales de Conférence Est, Michael Jordan, toujours à Chicago, croise la route de Bernard-Jean Brasfort, désormais chez les Hornets. Chicago remporte le premier match mais le second est à l’avantage de Charlotte, B.J. Armstrong inscrivant un shoot décisif sur la truffe de MJ. Comme un signe de vengeance de l’avoir laissé partir, Armstrong toise Jordan, puis le banc, puis Phil Jackson. 1 partout, balle au centre, le meneur ne se doute pas encore de son erreur.

« Voyons voir si le trashtalking commence à 0-0 et pas avec 5 ou 6 points d’avance la prochaine fois. C’est là que ça commence. Si tu peux parler à égalité ou quand tu es mené, c’est que tu es un bon. Mais quand tu es devant, c’est facile de parler. »

Le tout avec un cigare à la bouche et une batte de base-ball en mimant des coups portés à l’adversaire. MJ avait l’art du flex, mais surtout l’art de mettre ses menaces à exécution. Chicago remporte le match 3 103-89, Michael Jordan score 27 points et les Bulls remportent cette série 4-1, ne laissant plus les Hornets revenir à hauteur. B.J. Armstrong a bien apporté sa pierre à l’édifice concernant la création de ce monstre.

Candidat n°4 : Michael Jordan fait payer à George Karl son manque de respect

Nous sommes en 1996, Michael Jordan et les Bulls retrouvent les Finales NBA, pour la première fois depuis la retraite sportive de His Airness. Sur sa route se dressent les Sonics de Seattle, emmenés par Shawn Kemp et Gary Payton. Juste avant le début des hostilités, MJ se retrouve à dîner avec Ahmad Rashad, journaliste sportif, dans un restaurant. Il ne s’attendait sûrement pas à y voir le coach adverse George Karl à une autre table, mais il s’attendait encore moins à en faire une affaire personnelle avec lui.

« Il est passé à côté sans rien dire, j’ai regardé Mike et j’ai dit ‘Il n’aurait pas dû faire ça.' » – Ahmad Rashad
« Il m’a manqué de respect. Il est passé à côté de moi sans s’arrêter, je l’ai regardé et je lui ai dit ‘Tu me fais ça ? Sérieusement ?’ On est allés en Caroline du Nord, on connait Dean Smith, on a joué au golf l’été, et tu me fais ça ? D’accord. Après, c’est tout de suite devenu une affaire personnelle. » – Michael Jordan

Et voilà comment chauffer le numéro 23 en un rien de temps. Même si George Karl est resté fidèle à sa parole de ne pas du tout interagir avec lui pendant le temps des Finales, il savait aussi que ça allait le pousser à vouloir rouler sur ses adversaires. Et c’est ce qu’il s’est passé au début, les Bulls prenant les trois premiers matchs des Finales avant de mettre Gary Payton en défense sur Michael Jordan, les Sonics reviennent à 3-2 et entretiennent l’espoir mais les Bulls terminent la série au match suivant pour permettre à la ville de Chicago d’obtenir son quatrième titre NBA en six ans.

Candidat n°5 : Michael Jordan se venge de Nick Anderson, un an plus tard

L’année précédente, Michael Jordan, portant désormais le numéro 45 et sa troupe ont pourtant échoué en demi-finales de Conférence, se cassant les dents sur un tout nouvel obstacle : le Magic d’Orlando, le déjà brutal pivot Shaquille O’Neal et le métronome Anfernee « Penny » Hardaway. Le Magic a également recruté depuis l’ancien de la maison des Bulls, Horace Grant. Lors du premier match, Chicago mène d’un point et a le ballon dans les dernières secondes du match, ils peuvent assurer la W tranquillement. Sauf qu’après avoir éliminé Nick Anderson sur sa remontée de balle, MJ ne se méfie pas de ses arrières et Anderson en profite pour dévier le ballon vers Penny qui lance Grant en contre-attaque. Jordan peut se racheter mais perd une nouvelle fois le ballon sur une passe foirée. Orlando gagne 94-91 contre Chicago et Nick Anderson se permet un commentaire sur Jojo.

« Le Michael Jordan avec le numéro 45 n’est pas le même que celui avec le numéro 23. Je n’aurais jamais pu faire ça au numéro 23. »

Message recu cinq sur cinq par MJ qui remet son numéro 23 dès le prochain match pour coller 38 points sur le museau de ses adversaires et ainsi récupérer l’avantage du terrain. Sauf que cette saison, Jordan était encore rouillé par sa sortie de retraite et devra s’incliner 4-2 face au Magic, futur finaliste NBA. La vengeance aura lieu la saison suivante. 1996, Finales de Conférence, Bulls et Magic se croisent de nouveau, sauf que cette fois-ci, Chicago sort le balai et ne laisse aucune victoire au Magic pour aller défier les Sonics. His Airness a avoué n’avoir pensé qu’au Magic durant l’été, a travaillé d’arrache pied pour ensuite prendre sa revanche sur le Magic et en particulier sur celui qui sera ensuite connu comme étant « Nick The Brick », qui a raté quatre lancers-francs décisifs consécutifs lors des Finales de 1995. Mission accomplie pour Jojo donc.

Candidat Bonus : Michael Jordan invente une histoire pour détruire le pauvre LaBradford Smith

Le nom de LaBradford Smith ne vous disait peut-être rien avant, et c’était normal, car sa carrière NBA a duré trois saisons et est restée relativement anonyme. Mais depuis « The Last Dance » ce nom a été mis en lumière. Le fait d’arme du joueur des Bullets ? Avoir scoré 37 points sur la tronche de Michael Jordan, c’est encore le plus gros accomplissement de sa carrière aujourd’hui malgré la défaite 104-99 de Washington ce jour-là à Chicago. Après le match, Jordan confiera que Smith l’avait provoqué avec ces mots après le coup de sifflet final.

« Beau match Mike ! »

Seul problème pour LaBradford Smith, les Bullets rejouent Chicago le lendemain plus tard à Washington. Et, toujours échaudé par les propos de son adversaire au match précédent, MJ va se chauffer et inscrire 36 points… rien que lors des 24 premières minutes du match, pour finalement terminer avec 47 unités et une large victoire 126 à 101 dans la capitale. Jordan s’est vengé de son adversaire et de son insolence… Ou plutôt de sa prétendue insolence, car His Airness a par la suite avoué que cette histoire avait été inventée de toute pièce par sa propre imagination pour se motiver. Smith n’ayant jamais tenu de tels propos et est même rentré au vestiaire le plus rapidement possible pour éviter d’être à la Une et d’énerver Jojo. C’est là qu’on voit jusqu’où était prêt à aller Jordan pour gagner.

Candidat Bonus n°2 : Michael Jordan se marre en réécoutant les propos de Gary Payton

Lors des Finales NBA 1996 évoquées plus tôt dans ce papier, Michael Jordan était en furie à cause de George Karl en partie. Mais la plus grosse erreur est de n’avoir pas assigné Gary Payton, défenseur redoutable et redouté, reconnu et adoubé par tous, sur Sa Majesté. Trois matchs et trois défaites plus tard, The Glove décide de lui-même contre la volonté de son coach, de s’occuper de Jordan.

« Je m’en fous de tes conneries, je défendrai dessus et tu n’y pourras rien ! »

Gary Payton permettra aux Sonics de garder une lueur d’espoir en passant de 3-0 à 3-2, mais ne pourra rien sur le Game 6 et devra rendre les armes. Lors d’une interview, il révèle quel était son objectif face à Michael Jordan lors de ces Finales.

It took a toll on Mike. It took a toll, and then Phil resting him a little bit, and then the series changed. And I wish I could’ve did it earlier. I don’t know if the outcome would have been different, but it was a difference with and beating him down a little bit.”

« J’avais un objectif : l’épuiser. Je devais le mettre à terre, l’épuiser. Et je continuais à le harceler, à le pousser, encore et encore. Ça a beaucoup touché Mike, il devait se reposer. Ensuite Phil l’a fait sortir un peu et la série a changé. J’aurais dû faire ça plus tôt. Je ne sais pas si ça aurait changé le résultat, mais c’était différent, il était un peu abattu… »

Mais ce qui est totalement priceless dans ce passage de l’épisode 8, c’est le rire aux éclats et rempli de spontanéité de Jordan au moment où il entend ces mots. Au moment du « Ça a beaucoup touché Mike », Jojo semble se marrer en connaissant l’issue finale de cette série. Comme si tout ça n’avait eu absolument aucun effet. Rien à redire, même en riant, MJ sait trashtalker.

Vous l’avez compris, Michael Jordan a un côté limite psychopathe lorsqu’il s’agit de gagner, n’hésitant pas à user de tous les moyens possibles pour l’emporter. Certaines personnes en ont bien souvent fait les frais. Alors quelle est votre punchline préférée dans cette édition ?

Quelle est la meilleure punchline des épisodes 7 et 8 de "The Last Dance" ?

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