TrashTalk Award

TrashTalk Award – Spécial épisodes 5 et 6 de « The Last Dance » : à deux doigts de renommer cette rubrique Michael Jordan Award

Michael Jordan shrug

Le fameux « shrug » face aux Blazers par exemple.

Source image : YouTube

Une nouvelle fois, les deux épisodes du lundi de « The Last Dance » nous ont offert leur lot de punchlines et de tacles à hauteur du genou. Michael Jordan en a envoyé pas mal, mais il n’est évidemment pas le seul. Retour sur les différents taquets distribués au cours des épisodes 5 et 6.

La précédente édition du TrashTalk Award a été remportée par Horace Grant qui s’est fait un malin plaisir à insulter les Bad Boys de Detroit sans filtre.

Candidat n°1 : Michael Jordan attend le jeune Kobe Bryant de pied ferme au All-Star Game

Nous sommes au All-Star Game 1998 au Madison Square Garden. Michael Jordan en est déjà à sa douzième sélection au match des étoiles et sera titulaire à l’Est. Face à lui, dans l’équipe de la Conférence Ouest, on y retrouve le plus jeune titulaire de l’histoire du All-Star Game, un certain Kobe Bryant. Dans le vestiaire, il semble déjà être au courant du tempérament du bonhomme et de son envie de vaincre, mais Jordan compte bien rester le meilleur.

« Ce petit gars des Lakers va prendre tout le monde. Il n’attend pas que ça vienne à lui. Il fonce et il prend tout. Mais je vais le provoquer et le jouer en un-contre-un […] Si je jouais avec lui, je ne lui passerais pas la balle. Si tu veux le ballon, va au rebond. »

Une façon de montrer que si le jeune Kobe avait déjà les dents longues à l’époque, l’expérimenté MJ ne laisserait personne prendre le trône qui était le sien et allait tout faire pour garder le dessus. D’ailleurs, Michael Jordan a toujours eu un immense respect pour Bryant : à l’issue du match, MJ a été élu MVP du All-Star Game pour la troisième fois de sa carrière et il a eu une accolade avec Kobe. Durant cette accolade Jordan a prononcé ces mots à l’attention de celui qui portait encore le numéro 8 à Los Angeles.

« On se recroisera. »

Comme s’il savait déjà à quel point la carrière de Kobe Bryant était tracée.

Candidat n°2 : Michael Jordan vanne le « bébé » Toni Kukoc

Le dernier match de Michael Jordan au Madison Square Garden s’est déroulé le 8 mars 1998. Pour l’occasion, His Airness a décidé de porter les mêmes pompes qu’il avait lors de son premier match à La Mecque du basket, à savoir les fameuses Air Jordan 1, en rouge, blanc et noir. Toni Kukoc est surpris de voir son coéquipier remettre ses godasses à l’ancienne, Michael Jordan remet tout ça dans son contexte.

« Tu les as remises ? Elles datent de quand ? »
« T’étais un bébé quand elles sont sorties ! C’était en 1984, quand j’ai commencé. T’avais 12 ans à l’époque. » (NDLR : Toni Kukoc avait en réalité 16 ans)

MJ a voulu marquer le coup, mais tout cela a eu un prix. Car s’il chaussait du 46 à l’époque, son pied a grandi entre temps, du coup les chaussures étaient devenues trop petites. Jordan racontait que jouer avec ces pompes lui avait fait mal aux pieds et qu’il ne pouvait pas les enlever trop vite. Lorsqu’il réussit enfin à les enlever, il a découvert ses chaussettes qui baignaient dans le sang. Au moins, le geste aura fait parler, et il a tout de même gagné ce match…

Candidat n°3 : Michael Jordan se paie Spike Lee et Patrick Ewing au Madison Square Garden

…match pendant lequel Michael Jordan s’en prenait aimablement à Spike Lee, déjà au bord du MSG. Alors qu’ils avaient tourné une pub ensemble pour la marque de Jordan, Spike Lee tentait de perturber son adversaire et de rentrer dans sa tête. Bien mal lui en a pris, car pour ceux qui en doutaient encore, le numéro 23 des Chicago Bulls a du répondant.

« Tu ne peux pas défendre sur moi, tu es trop petit. »

Classique mais toujours diablement efficace face au mètre 68 de l’acteur new-yorkais. Après le match, Patrick Ewing est venu voir Michael Jordan dans son vestiaire afin de le féliciter pour ce match lors duquel il a inscrit 42 points. Ewing est en costard quand Jordan ne s’est pas encore rhabillé. Pourtant, c’est bien lui qui va rhabiller le pivot des Knicks pour l’hiver.

« J’ai dû ressortir ces pompes de 1984 pour vous botter les fesses. »

Intarissable, on vous dit.

Candidat n°4 : Michael Jordan veut détruire Clyde Drexler

Flashback jusqu’en 1992 pour les Finales NBA entre les Bulls et les Blazers de Clyde Drexler. Portland avait justement fait l’impasse sur JoJo à la Draft 1984 car ils avaient « The Glide » dans leur effectif, préférant à l’époque choisir celui qui deviendra un bust, Sam Bowie. Drexler et Jordan se retrouvent donc pour des Finales pleines de promesses, mais lorsque les comparaisons entre les deux refont surface, MJ n’est pas très flatté.

« Clyde était une menace, c’est clair, mais qu’on me compare à lui, je trouvais ça insultant. »

Certains y verront un égo surdimensionné, d’autres y verront plutôt une rage d’être le meilleur et une envie de gagner à tout prix. En tout cas, Michael Jordan en a touché deux mots à son ami Magic Johnson, qui bossait à l’époque pour NBC et qui a rendu visite à MJ la veille du premier match.

« Je bossais pour NBC et je couvrais les Finales. La veille du premier match, on jouait aux cartes chez Michael et il m’a dit : « Tu sais ce qu’il va se passer demain, je ne laisserai rien à ce gars ». »

La suite ? Un MJ en feu qui score 35 points dont 6 paniers à 3-points lors de la première mi-temps du Game 1 avec ce « shrug » iconique, MJ haussant les épaules comme s’il était lui-même surpris de ce qu’il faisait, le tout en regardant la table de marque où se trouve justement Magic Johnson. Des Finales remportées 4-2 par Chicago et un back-to-back dans la besace. Michael Jordan livre une ligne statistique stratosphérique avec 35.8 points, 4.8 rebonds et 6.5 passes par match. En face, Clyde Drexler ne démérite pas en signant 24.8 points, 7.8 rebonds et 5.3 passes par match, mais en face, il avait MJ. Dommage comme on dit.

Candidat n°5 : Michael Jordan allume (encore) Jerry Krause sur sa taille

Après ce back-to-back, forcément ça fait la fête du côté des Bulls et Michael Jordan a déjà un cigare dans le bec. Son GM Jerry Krause veut se mêler à la fête avec ses joueurs, mais il semble dans l’euphorie oublier qu’il est déjà souvent la victime de certaines vannes bien senties. Et vous savez quoi, bah ici aussi en fait…

« Ne fumez pas ça, ça ralentit la croissance. »

Encore une vanne à mettre à l’actif de Michael Jordan sur la taille de Jerry Krause. MVP des Finales, MVP de la saison et MVP de la punchline pour MJ.

Candidat n°6 : Magic Johnson se moque de Michael Jordan et ses fautes

Cette fois-ci, il sera question de Team USA puisque Michael Jordan se prépare à rallier Barcelone avec cette fameuse Dream Team pour y rafler l’or face à la Croatie de Toni Kukoc (que Jordan et Pippen vont vouloir martyriser en défense, juste parce que Jerry Krause l’aime bien entre autres). En plus des entraînements et autres, il y a forcément les séances photo de l’équipe. Nous nous focaliserons ici sur une photo entre Michael Jordan, Larry Bird et Magic Johnson. Trois maîtres en la matière de trashtalking. Et ce dernier va nous le prouver.

« Ne t’approche pas trop de Michael, il y a faute. »

Magic Johnson s’adresse au photographe et fait allusion à certains traitements de faveur dont il estime que JoJo a bénéficié (difficile d’aller dans ce sens quand on voit certaines prises de catch subies face aux Pistons ou aux Knicks). Mais en tout cas, Magic Johnson a lancé ça avec un grand sourire, ce qui prouve que c’est bon enfant, mais ne comptez pas sur His Airness pour en rester là !

« Tu n’as pas fait de faute depuis 1 an et demi, tu ne peux rien dire. Je crois que tu n’as jamais été expulsé. C’est déjà arrivé ? »

Et boum, du berger à la bergère, MJ a renvoyé Magic dans ses 22, là encore avec de larges sourires et des accolades chaleureuses. Ça se taquine sans cesse chez Team USA, c’est justement cet esprit de camaraderie qui était loué par la plupart d’entre eux. L’ambiance était au beau fixe et beaucoup disent que ça n’aurait pas été pareil avec Isiah Thomas dans le groupe, qui était un joueur à l’époque détesté chez l’équipe la plus détestée de la ligue.

Candidat n°7 : un agent de sécurité imite Michael Jordan après l’avoir battu à un jeu

Ce n’est plus un secret pour personne : Michael Jordan aimait parier (nous y reviendrons ci-dessous), au point même qu’il pariait de l’argent avec des agents de sécurité du United Center. MJ a défié l’un d’entre eux, chacun devant lancer une pièce et la faire atterrir le plus près possible du mur. Chacun avait 4 essais, mais l’agent de sécurité a réussi du premier coup et donc raflé les 20 dollars misés, le tout en prenant MJ à son propre jeu. Jugez plutôt.

L’imitation de Jordan face à Clyde Drexler est réussie, son coup aussi puisqu’il vient de battre MJ et prendre son argent, le tout sous les sourires incessant du numéro 23, qui le considérait comme son ami. Pour la petite anecdote, sachez que John Michael Wozniak de son vrai nom, n’a pas le privilège de se voir ridiculiser His Airness, puisqu’il s’est éteint en janvier 2020, des suites d’un cancer du côlon…

Candidat n°8 : Michael Jordan veut plumer ses coéquipiers au blackjack

Revenons-en à cette histoire entre Michael Jordan et les paris qui ont pendant longtemps fait les gros titres, pour faire chuter Jordan de son piédestal. S’il a confié qu’il pouvait arrêter de miser, mais qu’il avait surtout un problème de compétitivité, et qu’il voulait à tout prix gagner. Il jouait fréquemment de grosses mises avec Scottie Pippen et Ron Harper entre autres au blackjack, pendant que Will Perdue, John Paxson et BJ Armstrong jouaient des mains à 1 dollar. Et lorsque Michael Jordan s’approche de leur table, John Paxson demande.

« Pourquoi tu veux jouer avec nous ? On ne joue que des mains à 1$ »
« Pour pouvoir dire que c’est ton argent que j’ai dans ma poche. »

Le seul objectif de Michael Jordan était donc de plumer ses adversaires et de se remplir les poches de leurs deniers. Malgré ses revenus déjà colossaux, il voulait se dire chaque jour qu’il était le meilleur et son objectif était surtout de gagner coûte que coûte, quitte à faire la une des journaux pour de mauvaises raisons.

Candidat n°9 : Charles Barkley a un message pour les Bulls…

Finales NBA 1993, les Bulls affrontent les Suns de Charles Barkley, le MVP de la saison régulière. Les Bulls commencent tambour battant en remportant les deux premiers matchs à Phoenix. A l’époque, le format des Finales est encore en 2-3-2. Les Suns remportent le Game 3, Chicago prend le Game 4 et une sérieuse option sur le titre, mais les Suns restent en vie et arrachent un Game 6 qui leur permet de revenir à Phoenix devant leurs supporters. Et Barkley avait un petit mot à l’attention des fans des Bulls qui voulaient déjà fêter le titre.

« Enlevez ces merdes de vos fenêtres, vous n’en avez pas besoin ce soir. »

Barkley fait allusion à certaines bannières et drapeaux aperçus dans les rues de Chicago. La ville était forcément déjà prête à fêter un three-peat. Toutefois, Charles Barkley ne l’a pas entendu de cette oreille et a signé 24 points, 6 rebonds et 6 passes, bien épaulé par Kevin Johnson et Richard Dumas, auteurs de 25 points chacun. Donc le three-peat, ce n’est pas pour ce match…

Candidat n°10 : …mais Michael Jordan avait déjà annoncé la couleur, cigare à la bouche

…mais c’est bien pour le suivant, étant donné que les Bulls vont renverser les Suns à la maison. Alors qu’il sont menés de deux points. Phoenix pense tenir son Game 7, mais il reste une opportunité pour Chicago. Jordan remonte la balle, passe pour Pippen qui trouve Horace Grant, ce dernier est pris à deux mais arrive à trouver John Paxson dans un fauteil à 45 degrés. Il tire et fait ficelle du parking pour ce qui seront les 3 seuls points inscrits par un joueur autre que Michael Jordan sur ce dernier quart-temps. Le three-peat est validé, et Chicago peut exulter et donc ressortir ses bannières, désolé Sir Charles. Mais on note également la technique de motivation de Michael Jordan, qui a visiblement bien fonctionné.

« Tout le monde avait peur de prendre l’avion pour retourner à Phoenix après ce Game 5. J’ai dit à tout le monde : « Je sais pas pour vous, mais moi j’ai pris qu’une tenue. On y va pour gagner un match, je n’en jouerai pas deux ». »

Michael Jordan a prononcé ces phrases après être monté dans l’avion en costard et avec un cigare dans la bouche. On peut ici légitimement parler de flex, tant on imagine la décontraction de MJ au moment de ces paroles. Au final, il n’a même pas eu besoin de laver sa tenue puisque ces paroles ont été prémonitoires : les Bulls n’ont eu besoin que d’un match pour remporter ce troisième titre consécutif.

Une omniprésence de Michael Jordan, et donc de la punchline grand crû pour cet épisode encore une fois spécial du TrashTalk Award. Alors, c’est laquelle votre préférée sinon ?

Quelle est la meilleure punchline des épisodes 5 et 6 de "The Last Dance" ?

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1 Comment

1 Comment

  1. Ouest Coast Gaming

    6 mai 2020 à 13 h 40 min at 13 h 40 min

    Gros dunk de MJ dans le remake des finales 91 :
    https://www.youtube.com/watch?v=TumO2qVfJ34

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