TrashTalk Award

TrashTalk Award – Spécial épisodes 3 et 4 de « The Last Dance » : les Bulls étaient vraiment taquins, merci Jean-Michel Obvious

Horace Grant The Last Dance

Hop, ça c’est envoyé.

Source image : Twitter @Fadewade

Nouveaux épisodes de « The Last Dance » et donc nouvelle édition du TrashTalk Award aujourd’hui. Très riches en punchlines et en tacles à la gorge, pouvait-on en attendre moins d’un épisode qui évoque Dennis Rodman, et d’un autre qui évoque la rivalité entre les Bulls de MJ et les Bad Boys de Detroit ? C’est bien ce qu’on pensait. Envoyez vos favoris pour cette édition maintenant, et accrochez-vous car il y a du matos en pagaille !

La précédente édition du TrashTalk Award a été remportée par Michael Jordan qui a vanné son GM Jerry Krause sur sa taille et son poids.

Candidat n°1 : Joey Crawford taille Dennis Rodman gratuitement

Lors d’un match des Bulls, Dennis Rodman est allé se plaindre à l’arbitre, qui s’avère être Joey Crawford, pas le plus aisément reconnaissable du monde, tout simplement car à l’époque, le bougre avait encore des cheveux. Rodman s’approche et réclame une faute flagrante pour un coup bas d’un adversaire. Derrière ? Joey Crawford fait du Joey Crawford.

« Il y’a certaines choses que je ne vois pas… Mais le plus souvent, je vois tes conneries quand même. »

Difficile de savoir pour le coup, si l’arbitre parle de ses erreurs sur le terrain ou de ses frasques extra-sportives, mais il a en tout cas mouché Dennis Rodman qui a ensuite tracé sa route. Et pour faire tracer sa route à Dennis Rodman, il faut quand même y aller. N’oubliez jamais que ce ref a exclu Tim Duncan pour un rire.

Candidat n°2 : Isiah Thomas parle des Bad Boys et en place une pour les Celtics et les Lakers

Isiah Thomas a longtemps fait partie des Bad Boys de Detroit, cette équipe composée entre autres de Thomas, mais aussi de Bill Laimbeer, Joe Dumars, Rick Mahorn, John Salley et… Dennis Rodman, connue pour jouer dur (le terme est encore un peu faible) de la fin des années 80 à 1991, date de la défaite des Pistons face aux Bulls en Finales de Conférence. Cette équipe s’est faite détester pour ses sales coups aux adversaires, et selon Isiah Thomas, ce n’est rien de le dire.

« On n’était pas les chouchous de la ligue. On n’était pas le genre d’équipe invitée aux soirées comme l’étaient les Celtics et les Lakers. Quand on arrivait, c’est comme si on venait casser l’ambiance. »

Il faut dire que certains coups étaient quand même ultra limites et n’auraient aucunement leur place dans la NBA contemporaine. Mais à l’époque, les Laimbeer & co. ne se faisaient jamais prier pour envoyer des bouquets de phalanges dans les gencives de leurs adversaires en toute impunité ou presque, ils acceptaient ce rôle et l’assumaient. Ils ont d’ailleurs glané deux titres de cette façon en 1989 et 1990. Ce faisant, ils ont aussi poussé Michael Jordan dans ses retranchements, le faisant aller plus souvent à la salle et le faisant durcir son jeu sans jamais flancher.

Candidat n°3 : Michael Jordan dit au revoir aux Cavaliers

Cette série a grandement contribué à l’avènement de Michael Jordan en NBA. Nous sommes en 1989 au premier tour des Playoffs, les Bulls jouent contre les Cavaliers, et à l’époque, c’est le premier à trois victoires qui accède aux demi-finales. Alors que les Bulls mènent 2-1, Jordan loupe un lancer-franc crucial qui permet ensuite aux Cavs de renverser la vapeur et de forcer un ultime match 5. Match 5 qui sera serré jusqu’au bout, MJ et Craig Ehlo se rendant coup pour coup et ce dernier inscrivant un panier à 6 secondes de la fin qui fait passer Cleveland devant : 100 à 99. Balle pour Chicago, Ehlo a un mot pour Jordan, sur qui il va défendre pour cette dernière possession.

« Monsieur Jordan, je ne peux pas vous laisser marquer. »

Mauvaise idée : Jordan sourit sans répondre, comme s’il savait déjà que « The Shot » allait arriver. Après avoir reçu le ballon, MJ se décale vers la gauche et arme un tir sur la truffe de Craig Ehlo qui ne peut que constater la balle qui fait ficelle et la clim qu’a installé son adversaire dans la salle de Cleveland. Michael Jordan saute et exulte.

« C’EST FINI ! »

Mais c’est bien mal connaître His Airness que de penser qu’il va s’arrêter là. Alors que les Cavs étaient favoris dans cette série, beaucoup pensaient que les Bulls allaient faire un petit tour, puis s’en aller. Jordan avait réussi à trouver une source de motivation supplémentaire en demandant l’avis général à Chicago. Il s’en est servi pour mettre ce tir avec le mot de la fin.

« Rentrez chez vous, enfoirés, rentrez chez vous ».

Retour à l’envoyeur donc.

Candidat n°4 : Craig Sager paie l’amende de Dennis Rodman avec 20 dollars

Craig Sager et Dennis Rodman ont toujours entretenu une relation particulière, le journaliste aux costards bariolés, disparu en 2016 des suites d’une leucémie, a eu une grande influence sur la vie de Rodman, lui ayant notamment sauvé la vie alors évoluait encore aux Pistons en 1993. The Worm était prêt à mettre fin à ses jours avec un pistolet dans un club de strip-tease quand Sager l’en a empêché. Mais un moment comique entre les deux hommes va également être révélé par ce documentaire, lorsque Dennis Rodman allait vraisemblablement recevoir une amende après un match. Craig Sager le croise et lui donne un billet de 20 dollars.

« C’est pour l’amende que tu vas te prendre ».

Les deux hommes explosent de rire, Craig Sager a clairement réussi sa vanne. Rodman, en fixant la caméra, dit sur le ton de la plaisanterie que le journaliste est un corrompu et lui a glissé un pot de vin afin de pouvoir l’interviewer plus tard. Rodman a effectivement récolté pas mal d’amendes et Sager s’en est amusé. Un beau moment entre deux personnages fascinants de la planète basket

Candidat n°5 : Michael Jordan taille Dennis Rodman après son retour de Las Vegas

C’est l’un des moments marquants de ce documentaire : Dennis Rodman qui demande à prendre des vacances en plein milieu de la saison régulière pour se barrer faire la bringue à Las Vegas. Un délire totalement WTF qui a exactement 0% de chance de se produire dans la NBA actuelle. Et pourtant, Phil Jackson va bel et bien accepter et Rodman va pouvoir se mettre des caramels dans la ville du vice pendant 48 heures… Enfin ça c’était en théorie, car l’animal a un peu débordé sur la permission de deux jours, et c’est MJ en personne qui viendra le sortir du pieu à Vegas, alors que Carmen Electra se planquera sous la couette. De retour à l’entraînement le lendemain, Phil Jackson lance un exercice où le dernier doit rattraper tout le monde et rester en tête le plus longtemps possible. Michael Jordan s’est chargé du reste.

« Coach, son corps est déjà revenu de Vegas, ne lui en demande pas trop »

Si MJ a dit ça sur le ton de la blague, à propos de l’hygiène de vie de Rodman, qui a totalement dû être dans l’abus à Vegas, mais figurez-vous que ce dernier a peut-être bien pris à coeur la pique de son coéquipier. Car lorsque Rodman était en tête, il a décidé que personne ne le rattraperait malgré un taux d’alcoolémie probablement encore positif à cet instant. Il s’est mis à sprinter et ses coéquipiers ont mis quatre tours pour le rattraper. C’est dire à quel point le foie de Dennis Rodman doit être en acier inoxydable, car pour rattraper un big man ayant encore des vapeurs d’alcool après 4 tours pour certains joueurs aussi explosifs que MJ ou Pippen, c’est que The Worm a fait très fort !

Candidat n°6 : Michael Jordan se moque du tableau de Phil Jackson et détruit Bill Cartwright

Lors de son arrivée à Chicago, Phil Jackson a tout de suite voulu imposer son attaque en triangle, qui doit probablement encore donner des suées à Carmelo Anthony à l’heure actuelle. Alors que l’homme aux 11 bagues s’évertue à expliquer le principe de cette attaque sur son tableau avec d’innombrables schémas qui prennent immédiatement toute la place, Michael Jordan en place une pour son coach.

« Tu as oublié quelque chose ? Il reste encore un peu de place. »

Bon, la suite s’est plutôt bien déroulée entre Jackson et Jordan, avec 6 titres en commun, mais tout n’était pas rose au début. Jordan avait vraiment du mal à accepter l’attaque en triangle, lui qui était habitué à avoir tous les ballons entre les mains.

« Dans ce système, tout le monde touche le ballon, et moi je ne veux pas voir Bill Cartwright avoir la balle dans les 5 dernières secondes. Ce n’est pas de l’équité, c’est juste des conneries. »

Allez, boum. Cartwright a eu le tort d’être échangé contre Charles Oakley, grand ami de MJ, et malgré le rôle qu’il a joué dans le premier Threepeat des Bulls, Michael Jordan ne l’a jamais vraiment porté dans son coeur.

Candidat n°7 : un présentateur TV tourne le licenciement de Doug Collins en dérision

Entraîneur des Bulls de 1986 à 1989, Doug Collins n’a jamais réussi à amener les Bulls jusqu’au titre et sera licencié par ses supérieurs. Il sera remplacé par son assistant de l’époque, un certain Phil Jackson. Forcément, Michael Jordan est consulté avant et il juge que c’est quand même « une sacrée décision » que de virer Collins. Toutefois, cela se passera bien, et à la télévision, ce sera annoncé de manière assez drôle.

« Si vous partez au travail ce matin, alors vous n’êtes pas Doug Collins. Il a été renvoyé à la surprise générale. »

Simple, mais efficace, Doug Collins a été forcé de rejoindre Pôle Emploi plus tôt que ce qu’il avait prévu. Il se fera également licencier par les Pistons en 1998 et par les Wizards en 2003 au cours de sa carrière. Collins, l’entraîneur pestiféré démissionnera aussi des Sixers en 2013. Pendant ce temps ? Jackson a gagné 6 titres avec les Bulls et 5 avec les Lakers. Bien vu l’aveugle.

Candidat n°8 : Michael Jordan insulte Isiah Thomas

Après avoir éliminé trois fois de suite les Bulls entre 1988 et 1990, dont deux fois aux portes des Finales NBA (89 et 90, deux titres gagnés ensuite par Detroit), les Pistons tombent face à leur rival en 1991. MJ et les siens attendaient ça depuis longtemps, et ils ont enfin renversé la tendance et se préparent à enfin goûter aux Finales NBA à leur tour. De leur côté, les Pistons sont remplis de seum de s’être fait sweeper et quittent le parquet sans saluer leurs adversaires. Michael Jordan a son opinion là-dessus.

Isiah Thomas : « Quand vous perdez, vous quittez le terrain et puis c’est tout. »
Michael Jordan : « C’est sa façon de raconter le truc. C’est des conneries, quoi qu’il raconte aujourd’hui, ce n’est pas ce qu’il a fait. Il a eu le temps de réfléchir à sa réponse et la réaction du public a aussi modifié son point de vue. Mais peu m’importe, je continuerai de penser que c’était un con. »

En effet, les Pistons n’étaient pas connus pour être de très bons perdants, ils n’ont pas non plus salué les Celtics en 1987 lorsque Larry Bird & co. les ont écarté. Il a fallu que Kevin McHale attrape Isiah Thomas pour avoir une accolade pas franchement chaleureuse. De leur côté, les Bulls ont toujours salué les joueurs de Detroit lorsqu’ils perdaient contre eux. Michael Jordan affirmait, vidéos à l’appui, qu’il a bien offert une accolade à chacun de ses bourreaux, qui n’ont pas eu la même classe que lui lorsque c’était leur tour de perdre.

Candidat n°9 : Michael Jordan nargue les Pistons de façon aussi présomptueuse que prémonitoire

Poursuivons d’ailleurs sur ce sweep retentissant de 1991 qui a démantelé les Bad Boys de Detroit. Alors qu’à Chicago, on savoure sa joie d’être enfin en Finales NBA et de battre le grand rival, ça festoie dans le bus, et ça gueule très fort « SWEPT ! SWEPT ! SWEPT ! ». Mais c’est surtout le t-shirt de MJ qui va intriguer.

On peut y voir l’inscription « 3 peat ? » faisant allusion au fait que les Pistons pouvaient le réaliser, mais Jordan leur a barré la route. Et ce sera doublement prémonitoire même, vu qu’il va réaliser deux fois cet exploit avec les Bulls. Un trashtalking de qualité premium donc.

Candidat n°10 : Horace Grant insulte les Bad Boys de Detroit

Terminons d’ailleurs sur ce sweep retentissant de 1991 qui a démantelé les Bad Boys de Detroit. Comme dit plus haut, les Thomas, Laimbeer et consorts ont quitté le parquet en passant devant leurs bourreaux mais sans pour autant s’arrêter pour les féliciter, baissant la tête et mastiquant leur rage. Du coup, Horace Grant, qui a apporté sa pierre à l’édifice des Bulls au cours du premier three-peat, les a qualifiés d’une façon bien particulière lorsqu’il lui a été demandé ce qu’il pensait de l’équipe des Pistons.

« Ce sont des sa***es. »

On vous passera la traduction exacte mais vous comprendrez vite qu’Horace Grant n’était pas là pour enfiler les perles lorsqu’il évoquait ces Bad Boys quittant le parquet de façon prématurée. Le binoclard semble encore vouloir de l’embrouille et de la castagne contre cette équipe.

Une nouvelle édition spéciale bien lourde avec du matos par tonneaux. Franchement, ça va être tendu de désigner le vainqueur de cette salve, mais vous allez y parvenir. Alors, qui a eu la plus grande gueule au cours de ces épisodes 3 et 4 ?

Quelle est la meilleure punchline des épisodes 3 et 4 de "The Last Dance" ?

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