TrashTalk Award

TrashTalk Award – Spécial épisodes 9 et 10 de « The Last Dance » : une dernière salve prolifique, Utah Jazz a quitté la conversation

Bulls for dinner - The Last Dance

Pas tout à fait non…

Source image : Netflix

Les deux derniers épisodes de « The Last Dance » sont sortis ce lundi et il fallait s’y attendre : il y a de la punchline par tonneaux dans ces deux épisodes de conclusion du documentaire. Que ce soit MJ ou ses adversaires, ça vole dans tous les sens et l’inspiration était au rendez-vous dans les nineties. Dites-nous quelle est votre préférée.

La précédente édition du TrashTalk Award a été remportée par le rire du désormais célèbre « iPad Jordan » quand il entend Gary Payton parler de lui.

Candidat n°1 : le rookie Reggie Miller chauffe Michael Jordan… mais pourquoi tu fais ça ?

Reggie Miller et Michael Jordan ont toujours eu une relation particulière, autant teintée de respect mutuel que de haine lorsque les deux devaient se croiser. N’hésitant jamais à s’envoyer des salades de phalanges lors d’échanges musclés, les deux joueurs se rendaient coup pour coup, au sens propre comme au figuré. Mais ce qui est frappant (au sens figuré, pas de jeu de mots ici), c’est la façon dont Miller a découvert MJ. L’arrière d’Indiana livrait un bon match avec 10 points à la mi-temps tandis que Jojo était en difficulté. Le jeune effronté a donc tenu les propos suivants à Sa Majesté.

« C’est toi Michael Jordan ? Le mec censé marcher sur l’eau là ? »

Bien mal lui en a pris, sortez vos facepalms. MJ n’a eu besoin que d’un regard pour faire comprendre sa bêtise à son adversaire. Miller ne score que 2 points durant la seconde période tandis que Jordan finit la rencontre avec 37 points. Depuis ce jour là, Reggie Miller a déclaré qu’il avait arrêté de l’appeler « Michael Jordan ». C’est comme ça qu’on fait avec les jeunes de nos jours.

Candidat n°2 : Michael Jordan veut se venger de Karl Malone, MVP 1996-97

Avant d’affronter Karl Malone et le Jazz lors des Finales NBA 1997, Michael Jordan a eu l’occasion de se trouver une source de motivation. En effet, l’intérieur de Salt Lake City a raflé le trophée de MVP de la saison régulière, au nez et à la barbe du numéro 23. Et si ce n’est pas un vol selon His Airness qui reste objectif sur la saison dantesque du Mailman, qui a tout de même signé 27,4 points, 9,9 rebonds et 4,5 passes par match, il n’en fallait pas plus pour faire bouillir l’immense compétiteur qui est en lui.

« Je ne dis pas que ce n’est pas mérité pour lui, je dis juste que ça a ravivé la flamme qui est en moi. Vous pensez qu’il est meilleur que moi ? Ok, pas de problème. »

La suite ? Une victoire 4-2 lors de ces premières Finales entre Bulls et Jazz, et un titre de MVP des Finales pour Michael Jordan qui préfère ce(s) trophée(s) à celui du MVP de la saison régulière. On évoquait déjà dans le précédent TrashTalk Award la capacité de Michael Jordan à savoir ce motiver, cet épisode en est encore le parfait exemple. Et une nouvelle fois, ça a plutôt bien marché.

Candidat n°3 : Bryon Russell provoque Michael Jordan, même question qu’à Reggie Miller

Nous sommes en 1993, Michael Jordan est alors à la retraite et s’essaie à cette époque au baseball. Toutefois, il ne coupe pas totalement les ponts avec le basket, en rendant par exemple visite à ses coéquipiers de la Dream Team des JO de 1992 à Barcelone Karl Malone et John Stockton. Lorsque le Jazz vient à Chicago pour jouer contre les Bulls, MJ salue ses deux collègues dans le vestiaire de l’équipe, et c’est alors que ce jeune effronté qu’est Bryon Russell, pourtant rookie à l’époque, a la délicieuse idée de faire du parler-poubelle avec Son Altesse.

« Lorsque le Jazz était à Chicago pour jouer les Bulls, j’en ai profité pour saluer Karl et John. Et ce petit jeune, Bryon Russell, vient vers moi et me dit « Pourquoi tu as pris ta retraite ? Tu savais que je pouvais défendre sur toi ! ». Et là, j’ai juste dit « Karl, tu devrais parler à ton gars ». A partir de là, il était sur ma liste. »

Cette fameuse liste noire que MJ doit tenir dans un petit carnet avec le nom de tous les adversaires ayant osé lui manquer de respect. Russell est un pur défenseur, aucun doute là-dessus, mais la foudre s’est abattue sur lui cinq années plus tard. Comme s’il le savait déjà, Jordan est sorti de sa retraite et a tapé deux fois consécutivement le Jazz lors des Finales 1997, pendant lesquelles il mettra le panier de la victoire lors du Game 1, et lors des Finales 1998, pendant lesquelles il enverra Russell au tapis avant de lui dégainer sur la truffe pour sceller la victoire et le titre des Bulls au Game 6. Karma has no deadline visiblement.

Candidat n°4 : un gamin montre un 6 lors de « The Shot » au Delta Center

Justement, revenons une nouvelle fois sur ce dernier shoot de MJ, « The Shot » comme on aime bien l’appeler sur la planète basket. S’il est évident pour tout le monde que Michael Jordan a installé la clim sur ce tir avant de célébrer son sixième et dernier titre en terre mormone, il y a un détail qui a pu échapper à certains lors d’un cliché du numéro 23 qui arme son tir pendant que Bryon Russell a encore 4 grammes d’alcool dans le sang et tente de se relever comme un bourré.

Juste au-dessus du coin droit de la planche, on peut y voir un gamin qui brandit six doigts en l’air, une évidente référence au sixième titre que Michael Jordan s’apprête à aller chercher à l’issue de ce panier victorieux. Seuls lui et ce supporter semblaient donc être au courant de la suite. Bravo à MJ pour ce shoot, et bravo à ce petit pour son côté visionnaire et cette sacrée dose de trashtalking si jeune en terre hostile.

Candidat n°5 : Steve Kerr vanne Michael Jordan lors de son speech durant la parade des champions en 97

Toutefois, il serait injuste de penser que seul Michael Jordan sait inscrire des paniers décisifs, John Paxson l’a déjà prouvé en 1993 en crucifiant les Suns à 3 secondes de la fin pour sceller le premier Threepeat des Bulls. Mais là, il va être question de Steve Kerr. Avant de devenir coach d’une sacrée armada de shooteurs chez les Warriors, Kerr était lui-même un artificier en chef. Après avoir été trouvé seul par Michael Jordan, qui était pris à deux, Kerr inscrit le shoot décisif en 1997 contre le Jazz lors du Game 6, qui permet à Chicago de l’emporter, et lors de la parade des champions, il ne va pas hésiter à vanner MJ, sur le ton de la blague bien sûr hein.

« Certains se demandent comment s’est passée cette dernière action, et je pense qu’il y a eu quelques incompréhensions, je voudrais éclaircir tout ça. Quand on a demandé temps-mort à 25 secondes du buzzer, on s’est rassemblés et Phil a dit « Mike, je veux que tu prennes ce dernier tir ! » et Michael a répondu « Tu sais Phil, je ne suis pas très à l’aise dans ce genre de situations, on devrait peut-être tenter autre chose. Pourquoi ne pas donner la balle à Steve ? » et là je me suis dit « Bon bah je vais encore devoir sauver la mise à Michael… » puis le shoot est rentré, c’est mon histoire et je n’en démords pas. »

Dans l’hilarité générale, Steve Kerr a fait un beau pied de nez à son franchise player en remettant en cause sa clutchitude et sa capacité à mettre des gros tirs. On adore ce genre de moments et on remercie ce bon vieux Steve Kerr de nous l’avoir offert sur un plateau.

Candidat n°6 : du Taureau au menu pour le Jazz ? Bah non

Lors des Finales NBA contre les Bulls, Salt Lake City était forcément une terre hostile, entre vacarme des fans, volonté de gagner et pancartes intimidantes. Il y en avait pour tous les goûts. Et l’une de ces pancartes a particulièrement attiré notre attention. Et c’est même encore plus fou parce qu’il s’agit en réalité… d’un camion qui tracte un message on ne peut plus explicite à destination des Bulls

« Ce sera du taureau pour le dîner. »

Forcément, le jeu de mots avec les Bulls était évident. Mais il fallait quand même penser à louer un camion, bâtir un faux taureau embroché arborant ce message stipulant que même s’ils sont les favoris, le Jazz a bien l’intention de bouffer ses opposants. Dans les intentions, c’était à peu près ça mais dans les résultats finaux, un peu moins… Deux finales entre les deux franchises et deux défaites pour le Jazz. Les taureaux ont finalement bouffé de la neige et du mormon deux années consécutives. Avec même une branlée historique en 1998 sur le score de 96 à 54. Jerry Sloan se demandera même en conférence de presse si c’était le vrai score… Hélas, oui… Et avant le match 5, Jordan dit à un employé des Bulls qu’il va lui passer la bague au doigt. Bon il a fallu attendre un match de plus, mais finalement ça a bien eu lieu. On conçoit que cet article puisse être assez insoutenable pour un fan du Jazz.

Candidat n°7 : Michael Jordan taille Larry Bird après l’élimination de ses Pacers

Michael Jordan l’a volontiers concédé : les Pacers sont peut-être ceux qui lui ont donné le plus de fil à retordre après les Bad Boys de Detroit. En 1998, ils ont d’ailleurs forcé un Game 7 lors des Finales de Conférence. Ce qui n’est arrivé qu’en 1992 en demi-finales face aux Knicks, lors des six campagnes victorieuses des Bulls. Pourtant, à l’aube de ce Game 7 ô combien important. MJ semblait déjà connaître la suite.

« On va gagner ce Game 7. »

Visionnaire, MJ l’emporte non sans mal sur le score de 88 à 83 après avoir scoré 28 points et résisté aux 22 unités de Reggie Miller. A la fin du match, Jojo retrouve le coach adverse qui n’est autre que Larry Bird dans le tunnel. Et si les mots utilisés sont dignes de ces deux grands trashtalkers, la poignée de main et le respect n’en sont que plus sincères.

MJ : « Profitez de la suite ! »
LB : « Petit enfoiré, va te faire voir. »
MJ : « Vous nous avez fait suer jusqu’au bout ! »
LB : « On se recroisera »
MJ : « En attendant, va plutôt t’entraîner au golf ! »

Insulter MJ tout en lui serrant la pince avec un sourire jusqu’aux oreilles, probablement la meilleure marque de respect possible. Après une défaite contre lui, évidemment.

Candidat n°8 : Dennis Rodman se barre en pleines Finales pour du catch… et fait du Dennis Rodman

Il est maintenant l’heure de revenir sur cette branlée infligée par les Bulls au Jazz. 96 à 54. Quatre-vingt seize à cinquante quatre, non, il n’y a aucune faute de frappe dans ce putain de score. C’était le Game 3 des Finales de 1998, et dès le lendemain, Dennis Rodman a décidé qu’il irait à Detroit pour du catch avec Hulk Hogan et a pris l’avion dès le lendemain pour finalement cogner Diamond Dallas Page avec une chaise. Pourquoi ? Parce que c’est Dennis Rodman et qu’il en avait envie, vous en avez d’autres des questions comme ça ?

« Je voulais juste m’en aller, faire la fête et b*iser des filles »

Du Rodman dans le texte, après tout pourquoi utiliser un filtre ? Il a même loupé l’entraînement du lendemain du match, sans pour autant inquiéter plus que ça du côté des Bulls, comme si c’était une habitude. Rodman s’en tirera avec une amende avant de livrer un énorme match 4, l’histoire de sa vie… En tout cas, les Bulls ont fini le taf en six matchs et Dennis Rodman a ajouté une nouvelle bague à ses phalanges et il l’a bien méritée aussi. Et il a même arboré un t-shirt de catch lors de la parade des champions… Nous, on imagine juste l’incendie que ça aurait été si tout ça s’était passé à l’époque des réseaux sociaux où tout fuse à 2000 à l’heure…

Candidat n°9 : Michael Jordan se charge une nouvelle fois de Scott Burrell

Lors de la dernière édition du TTA, nous faisions remarquer que ce bon vieux Michael Jordan a décidé de faire de Scott Burrell son souffre-douleur. Si les deux derniers épisodes ont un peu moins insisté sur ce rôle du numéro 24 des Bulls, il fallait bien qu’il ait son petit moment de gloire au moment de refermer ce documentaire. Et juste avant de jouer un match capital pour Chicago face à Utah, MJ a encore balancé ses mots bien à lui.

« Hey Scott Burrell ! Pour une fois, sois prêt à jouer, et t’auras plus jamais à m’écouter. Si je te revois, je te jure que je vais te botter les fesses, et tu sais très bien que je vais le faire. J’irai dans un bar et je déclencherai une bagarre. »

Le tout avec un sourire d’une décontraction imparable. Vraiment, chapeau Scott d’avoir encaissé tout ça en souriant.

Candidat n°10 : Michael Jordan se moque des cheveux de Dennis Rodman après une douche de champagne

« The Shot » a bien eu lieu, sur le terrain. Et pour fêter ça, on peut dire que cette confrérie des fêtards a probablement dû se faire un espèce de spin-off « The Shots » qu’ils ont dû enquiller jusqu’à pas d’heure. Tout ça avait commencé dès le vestiaire du Delta Center, lorsque les Bulls célébraient leur sixième titre en 1998. Le champagne (et probablement d’autres liquides spiritueux) coule à flots, Michael Jordan en profite pour asperger son pote Dennis Rodman et le savourer sur sa couleur de cheveux, lui qui de toute façon était déjà probablement bourré depuis la fin du Game 3 voire peut-être même avant.

« On s’en fout, c’est de la teinture waterproof. »

Pas de doute, l’ultime fête des Bulls est partie sur les chapeaux de roues et tout ça n’était que la première partie de soirée où les cigares commençaient à peine à être de sortie. On imagine que la sixième partie de soirée après le Game 6 de 1998 ne leakera vraisemblablement jamais, et c’est peut-être mieux pour tout le monde.

Et voilà, « The Last Dance » c’est terminé, les punchlines de ce documentaire aussi donc. Mais il vous reste une dernière opportunité : celle de choisir votre préférée parmi ces deux derniers épisodes, alors quelle est l’heureuse élue ?

Quelle est la meilleure punchline des épisodes 9 et 10 de "The Last Dance" ?

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