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« The Last Dance » – épisode 9 : les héros ne sont pas toujours ceux auxquels on pense

Steve Kerr 18 mai 2020

Pas la gueule de l’emploi, et pourtant.

Source image : Netflix

On y est presque, nos lundis n’auront bientôt plus la même saveur, même si les vrais savent que cette phrase introductive n’est évidemment que du vent pour faire des lignes. Quoiqu’il en soit The Last Dance en est à ses dernière respirations, et la nôtre se fait de plus en plus haletante. On espère vraiment que les Bulls seront champions en 97, quel suspense insoutenable.

Warning : ce débrief peut éventuellement contenir quelques spoils, selon la définition que chacun se fera d’un spoil. Soit tu l’as vu et tu peux lire, soit tu ne l’as pas vu, tu lis mais on t’aura prévenu, soit tu t’arrêtes ici et tu repasses nous voir après le visionnage. Quoiqu’il en soit, après ces lignes tu ne peux plus te plaindre.

Une fois n’est pas coutume, cet avant-dernier épisode démarre avec un clin d’œil avec l’un des meilleurs ennemis de Michael Jordan : l’increvable Reggie Miller. Le Benjamin Button de la Ligue s’est très vite promis de faire de la vie de Jojo un enfer, mais ce dernier n’est pas le premier Christian Dupont venu est s’est chargé de lui offrir un peu d’adversité durant plus de dix ans. Même que Reggie ne l’appelait même pas Michael, c’est pas nous qu’on le dit c’est lui :

« Il est venu me trouver à la fin du match et m’a dit ‘ne provoque pas le Black Jesus’. Après ça je ne l’ai plus jamais appelé Michael Jordan. C’était le « Jésus noir » ou le « chat noir », mais plus jamais Michael Jordan » – Reggie Miller

Une intro milleresque parfaite pour aborder l’épineux sujet Pacers, équipe de campagnards authentifiée par Jordan himself comme l’un de ses plus grands cauchemars en carrière :

« Si je devais citer une équipe qui nous a vraiment emmerdé à l’Est après Detroit, ce serait Indiana. »

On file ensuite logiquement sur les Finales de Conférence de 1998, sur un Game 4 complètement dingue, et sur l’une des deux seules séries terminées en sept durant toute la dynastie Bulls 90’s. Des shoots qui rentrent mais qui sortent, une équipe d’Indiana à un poil de cul de mettre un terme à la carrière de Jordan avant l’heure prévue, mais comme toujours dans le basket, on joue à cinq contre cinq et à la fin c’est Jordan qui gagne, comme le dit presque le proverbe cher à Gary Lineker. Une Finale de Conf qui fait également la part belle en 1998 à Gus Lett, boss de la sécu de Jordan et véritable figure paternelle pour lui, car pour réussir une telle carrière le offcourt a évidemment sa part d’importance. Steve Kerr terminera le taf, encore une fois, et on laisse finalement le duel Pacers / Bulls sur une accolade mythique entre Michael et Larry Bird, devenu coach dans l’Indiana mais toujours aussi proche de son pote golfeur.

L’autre sujet principal de cet E9 ? La Finale de 1997 face au Jazz, toi même tu sais qu’il y a TELLEMENT de choses à dire. Karl Malone vient d’être élu MVP, disgrâce infâme pour Sa Majesté, et si tout le monde connait par cœur l’histoire du Flu Game, on vit cette fois-ci ce délire de pizza pas fraîche de l’intérieur, comme pour appuyer la thèse de l’empoisonnement, comme si on voulait nous emmener sur cette piste et sur aucune autre. Mais plus qu’une histoire de gorgonzola, cette Finale 97 est évoquée de manière très émouvante avec en toile de fond l’histoire d’un certain Steve Kerr, role player parmi les role players sur le terrain mais surtout victime avec sa famille de la cruauté humaine au tout début de sa carrière.

Steve Kerr, Karl Malone, le Jazz et une cinquième bague en 97, Reggie Miller, les Pacers et Gus Lett en 1998, parfait pour faire comprendre à vos gosses que la dynastie des Bulls ne se limite pas qu’à un trio bien coaché. Parfois les héros ne sont pas ceux dont on parle le plus, même si l’épisode 10 risque de démentir le propos…

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