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Les douze paniers à trois points de Donyell Marshall : ce genre de bombardement tellement… inattendu

Quand même toi… t’y crois pas.

Source image : YouTube

Dans le monde merveilleux de la NBA il arrive que certains soirs… l’inattendu se produise, et c’est le cas pour Donyell Marshall. Auteur d’une carrière correcte en NBA, le poste 3/4 passera par huit franchises en quinze ans mais son principal fait d’arme est ailleurs. Il reste le seul « intérieur » à  avoir planté douze tirs à trois points en un match. Retour sur l’incendie d’un soir.

Toute sa carrière, Donyell Marshall alterne entre place de titulaire et sixième homme. Drafté en quatrième position en 1994, l’ancien Husky du Connecticut débarque tout d’abord dans le Minnesota. Très vite, il se fait échanger à Golden State où après cinq années de bons et loyaux services, il part pour l’Utah puis Chicago, pour échouer ensuite à Toronto en 2003. Titulaire au poste 4 lors de la saison rookie de Chris Bosh, Marshall va très vite retrouver le banc après l’éclosion du nouveau visage de la franchise. Rôle assumé et pas de souci pour le numéro 42 des Dinos. Avec 11,5 points à plus de 41% à trois points et 6,6 rebonds par match, le garçon utilise bien ses 25 minutes quotidiennes. Mais le 13 mars 2005, le remplaçant de CB1 capte toute la lumière face à Philadelphie.

Sur le banc lors des premières minutes, Donyell Marshall rentre en fin de premier quart-temps et enclenche d’entrée. Quatre paniers à 3-points d’affilée pour faire rugir le Air Canada Centre, Allen Iverson en fait presque tomber son short. Deux bombes tombent encore en début de deuxième quart-temps avant que le pyromane du soir cède sa place jusqu’au milieu du troisième quart-temps. Il lui manque alors six shoots réussis du parking pour égaler les douze trois-points de Kobe Bryant. À son retour en deuxième mi-temps, l’écart est fait avec Philly, on se dit du coup qu’il y a peut-être moyen que Marshall joue plus que prévu, surtout avec une main aussi chaude. Septième panier à trois points réussi en fin de troisième quart-temps, avant d’aller chercher le record avec cinq derniers shoots réussis pour clôturer un blow-out made in Canada. Douzième panier à deux minutes de la fin, le public explose, Donyell Marshall revient sur le banc comme si de rien n’était. 28 minutes, 38 points à 12 sur 19 from le centre ville, 10 rebonds, le Raptor a mangé tout ce qu’il a pris et se retrouve donc à côté du Black Mamba pour le record de tirs primés réussis en un match. Étoile de sa carrière, cette performance ne fut égalée qu’en 2016 par un certain Stephen Curry, avant que le meneur des Warriors encore lui puis Klay Thompson lancent respectivement treize et quatorze bombes de loin, avant que Zach LaVine n’en envoie également treize, avant qu’une douzaine de mecs ne le fassent la saison prochaine.

Moment unique dans la carrière de Donyell Marshall, et l’intérieur des Raptors passera ensuite par les Cavaliers, où il disputera les Finales 2007 avec LeBron James, Seattle, pour les derniers mois de la franchise des Sonics, avant de finir sa carrière à Philadelphie en 2009. Avec plus de 900 matchs disputés à 11 points et 6,7 rebonds de moyenne, Donyell Marshall aura réalisé une sympathique carrière au sein de la Grande Ligue, surtout soulignée par cette performance extraordinaire. Effacé des tablettes par les Splash Brothers, son nom risque d’être oublié. Pourtant, pas demain la veille qu’on risque de retrouver un Kamoulox de type ailier fort – douze 3-points – remplaçant…

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