Documentaires

Zoom « The Last Dance » – le game winner face à Georgetown lors de la finale universitaire : quand Mike Jordan est devenu Michael Jordan

Un tournant dans la carrière légendaire de MJ.

Source image : Netflix - The Last Dance

À travers la sortie de deux épisodes de « The Last Dance » tous les lundis jusqu’au 18 mai prochain, on va bouffer du taureau pendant un mois, et découvrir – ou redécouvrir – de nombreuses anecdotes ainsi que des histoires concernant les Bulls de Michael Jordan. Alors en plus du débrief dédié à chaque épisode, on a décidé de faire un zoom sur certains passages de ce docu-série qui nous paraissent particulièrement intéressants. Allez, on attaque.

Si « The Last Dance » est avant tout un docu-série qui traite de la dynastie Bulls dans la décennie 1990, les années universitaires de Michael Jordan à North Carolina sont également au menu, et ce dès le premier épisode. Et pour cause, elles sont vraiment à la base de la carrière légendaire de Jojo, avec notamment ce game winner face à Georgetown lors de la finale universitaire 1982. Un véritable tournant pour MJ.

# The Shot numéro 1

La carrière de Michael Jordan a été marquée par plusieurs shoots mythiques qui font aujourd’hui partie de sa légende, et plus généralement de la légende du sport US. On pense évidemment à ce buzzer sur la tête de Craig Ehlo lors des Playoffs 1989, ou le game winner contre le Jazz lors des Finales NBA 1998. Mais bien avant tout ça, il y a eu ce tir au cours de la finale universitaire le 29 mars 1982. Au Louisiana Superdome de New Orleans, devant plus de 60 000 têtes, Jordan a pris ses responsabilités alors que le score était de 62-61 en faveur de Georgetown à 15 secondes de la fin. Aucune hésitation, ficelle, +1 North Carolina, futur champion.

Juste pour rappel, MJ était freshman, c’est-à-dire seulement dans sa première année universitaire. Il avait 19 piges, on l’appelait encore Mike Jordan, et il demandait de l’argent et des timbres à sa maman. Mais malgré tout ça, son coach Dean Smith s’est tourné vers lui pour le pousser à tirer si l’opportunité se présentait. Et Jordan n’a pas laissé passer l’occasion. Sa légende était en marche.

# Une confiance en soi décuplée

Pour réussir, dans n’importe quel domaine, la confiance en soi est un élément primordial. Croire en ses capacités, ne pas se laisser envahir par le doute et les pensées négatives, éviter de se poser trop de questions… ce n’est pas toujours évident, encore plus quand on joue dans un stade plein à craquer et avec un tel enjeu. Mais avec ce game winner face à Patrick Ewing et Georgetown, Jordan a eu un déclic, autant sur le plan mental qu’en matière de reconnaissance.

« Avec ce shoot, je suis passé de Mike à Michael Jordan. Cela m’a donné la confiance que j’avais besoin pour commencer à exceller au basket. »

– Michael Jordan

Et pfiou, on peut dire qu’il a vraiment commencé à exceller. Jordan a en effet franchi un gros cap lors de sa saison sophomore à North Carolina. Au niveau des stats, il est passé de 13,5 à 20 points par match, avant de réaliser une troisième année avec une moyenne similaire au scoring. S’il n’a pas réussi à remporter un deuxième titre NCAA avec ses copains, la progression démontrée par Jordan grâce au boulot abattu et à cette confiance décuplée fut impressionnante. Deux fois dans la first team All-American (1983, 1984) et élu joueur universitaire de l’année en 1984, il était définitivement prêt à accéder au niveau supérieur. Après avoir longtemps réfléchi, MJ a ainsi décidé de faire le grand saut en NBA, confiant en ses capacités de prendre d’assaut la Grande Ligue.

# Et s’il l’avait raté ?

Vous kiffez les « What if » ? Si oui, c’est l’occasion de se demander ce que serait devenu Michael Jordan s’il n’avait pas planté ce fameux shoot victorieux face à Georgetown. Cette grande confiance en soi, qui a tant caractérisé MJ durant sa carrière et notamment dans les moments chauds, aurait-elle été autant présente chez lui en cas d’échec ce jour-là ? Vu l’importance qu’accorde Jordan à cette action dans son évolution personnelle, probablement pas. On ne dit pas que sa carrière n’aurait pas décollé à un moment ou à un autre, surtout qu’il était du genre à répondre avec férocité à l’adversité, comme lorsqu’il n’a pas été retenu dans l’équipe varsity de son lycée quelques années plus tôt. Mais ça reste incontestablement un tournant. Quelque part, tous ses exploits réalisés au cours de sa carrière NBA, tous ses buzzer beaters et autres game winners, ils puisent leur source dans ce tir victorieux du 29 mars 1982.

Les deux premiers épisodes de « The Last Dance » sont dans la boîte, et on peut dire qu’ils promettent pour la suite. En attendant la sortie des prochains, on va continuer à vous proposer du contenu sur TrashTalk, avec d’autres papiers zoom à venir. Courage les drogués, une semaine ça passe vite.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top