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Zoom « The Last Dance » – la fin de la dynastie : Michael Jordan était chaud pour repartir, mais l’heure avait sonné

Désolé MJ, « Time to go ».

Source image : Netflix - The Last Dance

À travers les dix épisodes de « The Last Dance », dont les deux derniers sont sortis le lundi 18 mai, on a pu découvrir – ou redécouvrir – de nombreuses anecdotes ainsi que des histoires concernant les Bulls de Michael Jordan. Pour bien terminer, en plus du débrief dédié à l’épisode 9 et 10, on a décidé de faire un zoom sur certains passages de ce finish qui nous paraissent particulièrement intéressants. Let’s go. 

Nous sommes dans les dernières minutes du dixième épisode, l’ultime de la série. Après l’euphorie et les festivités du sixième titre, une question se pose. Est-ce vraiment terminé ? Pendant toute la saison 1997-98, il y avait une grande odeur de fin de cycle, d’où le nom de « Last Dance ». Mais sait-on jamais, avec une nouvelle bannière au plafond, peut-être que ça peut changer la donne. Non, ça ne changera rien, c’était vraiment la dernière danse, pour le plus grand regret de Michael Jordan.

# Michael Jordan : « On aurait pu gagner un septième titre »

MVP de la saison régulière, MVP du All-Star Game, meilleur scoreur, champion NBA, MVP des Finales… Lors de la saison 1997-98, à 35 balais, Michael Jordan a tout raflé. Autrement dit, il a quitté la Grande Ligue au sommet, autant sur le plan individuel que collectif, avec une image qui a fait le tour du monde et en proposant l’un des plus grands moments de l’histoire des sports US : « The Last Shot » lors du Game 6 des Finales NBA 1998.

La fin parfaite, tellement parfaite que partir là-dessus semblait presque une évidence. Mais Michael Jordan ne pensait pas comme ça. Fin parfaite ou pas, le feu intérieur de MJ brûlait encore contrairement à 1993. Après le sixième titre en 1998, Mike était effectivement chaud pour repartir une année de plus.

« Est-ce j’aurais signé pour un an supplémentaire afin de gagner un septième titre ? Oui. […] J’avais l’impression qu’on pouvait gagner un septième titre. Je le crois vraiment. Peut-être que ça ne serait pas arrivé, mais ne pas essayer, je n’arrive toujours pas à l’accepter. »

C’est finalement sous le maillot des Wizards qu’il reviendra quelques années plus tard. Hein ? Quoi ? Les Wizards ?

# Pour Jerry Reinsdorf, la fin était inévitable

Selon Michael Jordan, les grands membres de l’équipe championne – Phil Jackson inclus – auraient signé pour une année supplémentaire si le management des Bulls avait vraiment voulu continuer l’aventure. Mais pour le proprio de la franchise Jerry Reinsdorf, la fin semblait inévitable pour plusieurs raisons. Déjà, il ne croit pas à la prolongation de certains éléments de l’équipe.

« Les autres joueurs, Steve Kerr, Luc Longley, Jud Buechler, Dennis Rodman étaient sur le point de recevoir des offres bien supérieures à leur valeur » a déclaré Reinsdorf via ESPN. « Je sais que dans le dixième épisode, Jordan dit, ‘Ils seraient tous revenus pour une saison’. Mais il n’y avait aucune chance pour que Pippen revienne alors qu’il pouvait recevoir un contrat bien plus important ailleurs. »

Et puis l’autre élément important, c’était Phil Jackson. Comme on peut le voir dans le docu-série, Jerry Reinsdorf est allé dans le sens inverse de la volonté du manager général Jerry Krause pour demander au Zen Master de revenir, mais le coach n’était pas chaud. Pour lui, après des années de succès mais aussi de tensions avec Krause, le moment était venu de prendre du bon temps et se relaxer dans le Montana. Selon les mémoires de Krause, dont un passage a été publié récemment sur NBC Sports Chicago, Philou aurait indiqué aux Bulls sa volonté de faire un break des mois avant le titre de 1998. Jackson n’était pas prêt à prendre une équipe en reconstruction, mais il n’était visiblement pas prêt à coacher tout court en 1998-99. Et on sait que Michael Jordan ne voulait pas jouer pour un autre coach que Jax.

Enfin, dernier élément mis en avant par Jerry Reinsdorf, qui n’est pas mentionné dans « The Last Dance » :

« Le truc dont personne ne veut se rappeler, c’est que durant le lockout, Michael s’est ouvert le doigt avec un coupe-cigare. Il ne pouvait même pas jouer cette saison-là. Il devait se faire opérer au doigt, donc même si on avait ramené tout le monde, ça n’aurait eu aucun sens » a déclaré Reinsdorf sur ESPN.

# L’explosion d’une dynastie

Le 13 janvier 1999, quelques jours avant la fin du lockout et environ trois semaines avant le début de la saison, Michael Jordan a annoncé sa deuxième retraite. Phil Jackson était en pleine année sabbatique, tandis que Scottie Pippen était sur le point d’entamer un nouveau (mais court) chapitre à Houston. Quant à Dennis Rodman, il fut libéré par les Bulls le 21 janvier et jouera une vingtaine de matchs avec les Lakers de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant, la future équipe du Zen Master.

Durant la saison raccourcie de 1998-99, Chicago a terminé avec un bilan de 13 victoires pour 37 défaites, synonyme de dernière place dans la conférence. Dure la chute, mais évidemment prévisible pour la première année de la reconstruction. La fin de la dynastie Bulls a en tout cas ouvert la porte à l’un des parcours les plus fous de l’histoire des Playoffs, avec la qualification des Knicks – huitièmes à l’Est en 1999 – pour les Finales NBA, où ils s’inclineront 4-1 face aux Spurs.

Ça y est, la dernière danse est terminée. On a kiffé, on a savouré, le tout avec une bonne dose de nostalgie. Ce docu-série très attendu a tenu ses promesses et a permis à tous les fans de la balle orange, qu’ils soient anciens ou nouveaux, de se plonger au cœur des Bulls de Michael Jordan. On avait bien besoin de ça en cette période pas comme les autres.

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