Les Boston Celtics peuvent-ils lancer une dynastie ?

Le 18 juin 2024 à 12:19 par Clément Hénot

Titulaires Celtics 3 juin 2024
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Les Celtics l’ont fait, ils sont redevenus champions NBA, 16 ans après leur dernier sacre. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, ils reviendront avec leur noyau dur intact la saison prochaine. De quoi démarrer une dynastie ?

Oui, cet ensemble de joueurs qui a roulé sur la NBA en saison régulière ET en Playoffs, avec 80 victoires pour 21 défaites sur la saison, dont un 16-3 bien flippant en Playoffs, sera de retour la saison prochaine.

Les Jay Brothers pourraient (et devraient) bien continuer leur ascension. Jayson Tatum, candidat régulier au titre de MVP et abonné aux All-NBA Teams, ainsi que Jaylen Brown, très critiqué en 2023 mais qui a élevé son niveau de jeu au point d’être élu MVP des Finales, sont normalement là pour un paquet d’années encore. A respectivement 26 et 27 ans, l’avenir pourrait bien appartenir au duo qui mange, dort et respire vert.

Mais résumer cette épopée des C’s à ces deux joueurs est tout simplement impossible à Boston, tant les lieutenants ont également porté cette équipe à un autre niveau. Kristaps Porzingis, Jrue Holiday, Derrick White, Al Horford, Payton Pritchard voire Sam Hauser. Tous sont encore sous contrat au moins jusqu’à la saison prochaine. Et si Al Horford n’est évidemment pas éternel, Derrick White et Jayson Tatum devraient quant à eux faire sauter la banque sur la durée étant donné que leurs dirigeants vont assurément vouloir les conserver pour repartir à la conquête de ce qui est désormais LEUR titre, quitte à faire exploser les finances de la franchise.

Celtics still have some time with this core pic.twitter.com/fvYCC2eA1v

— CJ Fogler account may or may not be notable (@cjzero) June 18, 2024

Ce n’est également que le début pour Joe Mazzulla, plus jeune coach titré depuis Bill Russell, en étant âgé de seulement 35 ans. Celui qui a pris la suite d’Ime Udoka après sa sombre histoire, n’en est qu’à l’aube de sa carrière, avec cet effectif qu’il a su conduire jusqu’au trophée, malgré sa relative inexpérience. Celui que Derrick White a qualifié de “génie du basket” pourrait bien se découvrir encore plus au fil du temps.

Toutefois, il ne faut pas perdre de vue certaines choses. Premièrement, les Celtics sont champions NBA, c’est certain, mais vont aussi avoir la cible dans le dos qui va avec. Le vainqueur est toujours pourchassé, et ce dès le premier match de la saison régulière suivante. Les C’s doivent le garder à l’esprit, et tout faire pour rester compétitifs, ce qui peut parfois être une tâche compliquée avec le même groupe de joueurs, qui a déjà gagné ensemble. D’autant plus que c’est le modèle choisi à Boston : jouer la stabilité pour réitérer pareille performance Un modèle qui a souvent payé, notamment avec les Nuggets en 2023, les Bucks en 2021 ou encore les Warriors durant leur propre dynastie.

Continuité, continuité, continuité.

Encore une leçon pour les superteams construites à la va-vite.

Boston, Denver, Golden State, Milwaukee, Toronto, San Antonio.

Sur les 10 dernières années, la continuité paie. Seuls les Lakers 2020 semblent sortir du lot.

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 18, 2024

Aussi, aucun back-to-back n’a été réalisé depuis les Warriors en 2018. Preuve de la difficulté d’enchaîner dans la NBA actuelle. Beaucoup disaient la même chose des Nuggets après leur sacre face au Heat l’an dernier, mais les coéquipiers de Nikola Jokic ont vu leur parcours stoppé net par des Timberwolves aux dents longues. Les Celtics vont devoir être vigilants car même si l’Est est moins relevé que l’Ouest, certaines formations verraient d’un très bon œil le fait de faire tomber le tenant du titre.

Toutefois, nul doute qu’avec ce core de joueurs affamés, les Verts sont entre de bonnes mains. Les Celtics ont dominé toute la saison de la tête et des épaules, de la saison régulière aux Playoffs, le tout en étant longtemps privés de Kristaps Porzingis. Victoire finale logique pour les Bostoniens, une belle cerise sur un gros gâteau bien crémeux. Un écart moyen de 11,3 points en leur faveur pendant la saison, qui baisse un peu, 8 points en moyenne en Playoffs, et il aurait été bien plus conséquent sans la branlée reçu au Game 4 par les Mavs.

Ce ne sera pas aisé, mais c’est peut-être le début de quelque chose de grand à Boston avec ce 18è titre. Car comme on le dit souvent, c’est le premier titre qui pose les fondations et aide à tirer les enseignements pour aller glaner les suivants. Toutefois, Boston sera désormais chassé, à eux de survivre dans cette grande jungle qu’est la NBA.

Sources texte : ESPN et CBS Sports


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