NBA Draft 2024 : ces 5 candidats qui pourraient devenir des steals

Le 18 juin 2024 à 14:41 par Céleste Macquet

Tristan Da Silva - DaRon Holmes II - Kyle Filipowski 17 juin 2024
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La Draft 2024 n’est pas annoncé comme étant le meilleur cru pour les prospects. Quelques profils hors du lot, mais globalement c’est compliqué de sortir des joueurs d’un même range. Après avoir entendu parler des stars sous toutes leurs coutures, les Zaccharie Risacher, les Alexandre Sarr, Reed Sheppard, Matas Buzelis et autres Donovan Clingan, on va se faire quelques prédictions sur les futurs steals de cette cuvée 2024. Gardez un œil sur ces noms là, ils ne sont pas favoris pour finir dans le top 10 mais on sent qu’ils vont envoyer du très lourd dans le futur.

  • Ron Holland – Ailier – 18 ans – 2m03 – 90 kilos

Le numéro deux des recrues lycéennes en 2023 n’est pas garanti de finir dans les picks de loterie cette année d’après le grand gourou de la Draft, Jonathan Givony. Le jeune ailier semble en être conscient, puisqu’il a un workout de prévu avec le Heat, censé picker en 15, mais aussi avec les Lakers, censés picker en 17. Il faut dire que la saison avec le G League Ignite n’a pas été des plus consistantes pour Ron Holland, capable du meilleur comme du pire. L’impression qu’il nous donne après cette première saison post-lycée, c’est qu’on a affaire à un joueur avec un plancher très bas… mais un plafond très haut.

Des qualités athlétiques et un niveau d’énergie de très haut niveau, le genre d’atouts qui ne s’apprennent pas. On n’a pas de doute sur le fait que Ron sera très solide défensivement dès son premier jour dans la ligue, il semble d’ailleurs être un vrai travailleur avec une chouette personnalité. Le gros facteur X de son développement en NBA ? Son jumpshot. S’il parvient à être consistant au niveau des pourcentages de ce dernier, on peut avoir sous les yeux un des tout meilleurs joueurs de cette cuvée 2024, le genre qui rend de gros services à une équipe contender.

  • Kyle Filipowski – Pivot – 20 ans – 2m13 – 105 kilos

D’après les dernières tendances, il n’y a quasiment aucune chance que l’ami Kyle se fasse sélectionner en loterie, et certains le voient même descendre jusqu’à la trente-troisième place de cette Draft 2024. Pourtant le potentiel du pivot nous fait dire qu’il a bel et bien le niveau de finir dans les douze premiers cette année. Quand on lui demande de qui il essaye de s’inspirer sur le terrain, Filipowski nous parle d’un mélange entre Lauri Markkanen et Nikola Jokic. Un mélange qui nous donne envie de sautiller sur place tant il est excitant. Et sur le terrain, ça se sent.

Kyle ne décolle pas ni ne shoote comme Lauri mais ce n’est pas un athlète misérable et il a un minimum de range. Et quand bien même il n’est pas au niveau du Joker (comme 100% de la planète), son QI basket se voit dans la manière dont  il lit le jeu. On est sur un pivot de bonne taille mais manquant de longueur : son envergure négative risque de lui coûter dans la grande ligue. Plus rapide, agile et adroit que la moyenne des grands, représentant une belle mismatch si on lui colle un poste 4 sur le dos, il a tout de même des atouts à faire valoir. Attention à ne pas lui donner un rôle qui ne lui conviendrait pas du tout, mais barrant cette éventualité, on a devant nous un gars qui pourrait vraiment se rendre utile à une bonne équipe assez tôt dans son cursus NBA.

Le deuxième joueur catégorie gros calibre de notre liste avec monsieur Pays-Bas, Devin Carter. Le meneur a extrêmement peu de chances de sortir du range 8-13 au moment de l’appel d’Adam Silver, mais même dans cette catégorie, on parle potentiellement d’un énorme steal. Rappelant un Tyrese Haliburton, moins porté sur le playmaking mais plus athlétique, meilleur en défense et en finitions, Devin Carter est dans le même cas que Ron Holland, un joueur qui pourrait voir son potentiel largement décoller en trouvant plus de régularité sur son jumpshot. Grand pour son poste, il apporte de grosses garantie au rebond pour un meneur tout en étant assez mobile pour représenter une vraie menace quand il coupe les lignes de passes. Et avec trois années à l’université, il a plus d’expérience que la plupart des joueurs de sa cuvée.

Ce qui fait qu’il représente d’ores et déjà un gros steal si il venait à sortir du top 10 de cette Draft, c’est que Devin Carter a déjà montré cette saison qu’il pouvait se montrer efficace de très loin, en prenant des tirs compliqués, en déséquilibre, largement contestés. De plus, il a cette capacité à monter au dunk très facilement, c’est l’un des meneurs qu’on a le plus vu dunker en universitaire depuis quelques années. Utile pour son équipe en position de spot-up shooter, la prochaine étape pour le meneur sera de savoir se dépêtrer efficacement des prises à deux pour être encore meilleur dans la création de tir pour lui-même et pour les autres. Vrai mélange entre Marcus Smart, Josh Hart et Derrick White, Devin Carter a l’un des profils les plus intrigants de cette Draft 2024, et on a hâte de voir ce qu’il va donner.

  • DaRon Holmes II – Ailier Fort – 21 ans – 2m08 – 107 kg

Celui qu’on appellera le paternel est annoncé dans le range 25-30 pour la Draft 2024, suscitant moult convoitises chez les Nuggets en 28, et à vrai dire on ne comprend pas vraiment pourquoi il est si bas. DaRon Holmes II a produit une saison formidable à Dayton. Il a emmené les siens jusqu’à la March Madness, ce qui était inattendu. C’est simple, contre Arizona il était le meilleur joueur du match et les cinq joueurs ayant le meilleur niveau après lui jouaient tous pour… Arizona. Avec un match à 23 points, 11 rebonds, 3 passes et 3 interceptions, le daron a encore prouvé qu’il était un joueur capable de se montrer dominant. Même s’il y a des sautes de concentration, résultant en des pertes de balles et autres fautes évitables, on ne peut pas nier qu’il a progressé dans tous les domaines pendant ses trois années en NCAA.

A la base uniquement porté sur le jeu en post-up, il s’est découvert une vraie dimension dans le périmètre, approchant désormais des 40% de loin et des 70% aux lancers. Il y a un scénario où il est capable de dépasser les 35% de loin en NBA, milieu où il a le potentiel pour dominer juste en tant que rim runner grâce à sa capacité à bien finir en transition. Le garçon est l’un des joueurs qui a le plus dunké cette saison en NCAA. Et il ne faut pas oublier qu’il a également développé son jeu de passes, son handle et son QI basket. Niveau défense, le garçon est bien polyvalent, capable de switcher sur les extérieurs tout en se servant de sa taille pour gêner les grands. A surveiller de près.

  • Tristan Da Silva – Ailier – 23 ans – 2m06 – 100 kg

Un des joueurs les plus expérimentés de cette cuvée, on pense qu’il est de ceux qui vont pouvoir immédiatement contribuer à bon niveau en NBA. Attendu sur le large range des places 14 à 30, le germano-brésilien s’est révélé être l’un des profils les plus complets de NCAA. On pense à son énorme match contre Miami où il a envoyé 22 points, 10 rebonds, 9 passes et 2 interceptions. Les pourcentages au tir ont été excellents cette saison, tout en maintenant un bon niveau de défense. De bons choix, de bonnes coupes, une bonne lecture du jeu, un bon QI basket au global même si son jeu peut être assez prévisible. Souvent sous le panier, il a montré un certain manque d’explosivité, de longueur, de force et de qualités athlétiques au global à Colorado. Malgré cela, l’ailier rappelle un profil entre Jaime Jaquez Jr. et Thad Young. Intrigant.

Egalement capable de scorer au poste 4, Da Silva se démarque bien, est collectif et s’adapte parfaitement aux défenses. Il peut être utile en spot-up shooter, et ne craint pas de prendre de gros tirs en turn-around jumpshot, de loin ou à mi-distance où il maîtrise le step-back. Il ne rechigne pas à créer en sortie d’écran, attaque les close-outs trop serrés ou les mismatchs et se sert de son hook sur les petits défenseurs. On l’a même vu sortir des coast-to-coast après des rebonds. Malgré ses mains actives, son envie, ses capacités de protection de cercle en aide et son bon placement, au vu de ses limitations athlétiques, on se demande si sa défense peut suivre en NBA. Mais avec un défenseur bien polyvalent avec lui, il peut constituer un bon titulaire ou un sixième homme solide dès ses débuts. Un vrai profil plafond élevé / plancher bas.

On a aussi pensé à Pacôme Dadiet, Juan Nunez, Tyler Smith, Jared McCain, Jalen Bridges ou Anton Watson mais que voulez-vous, on n’avait que cinq spots à donner. On se donne rendez-vous dans deux grosses saisons pour voir où en sont nos paris, et nous on vous souhaite une excellente Draft 2024 !