[Football] France – Espagne : le meilleur scénario possible, basé sur l’expérience des basketteurs

Le 09 juil. 2024 à 19:49 par Julien Vion

France Espagne Rêve vFin
Source image : montage TrashTalk via YouTube

A l’occasion de la demi-finale de l’Euro de football entre la France et l’Espagne ce soir à 21h, TrashTalk vous propose sa sélection de scénarios originaux. Ou presque.

Attention, la rédaction dénie toutes responsabilités si les événements évoqués ci-dessous ne se produisent pas dans la soirée. Aucune voyante, marabout ou autre sorcier aux pouvoirs magiques n’a été contacté. Ces histoires sont presque fictionnelles, à un ou deux détails que les amateurs de balle orange reconnaîtront. Mais évidemment, on souhaite au moins tout ça aux Bleus ce soir. Allé le foot.

Voir aussi : France – Espagne : le pire scénario possible, basé sur l’expérience des basketteurs

1 – Le carton très malin de William Saliba juste avant la mi-temps

Cette première mi-temps est terrible. Les Espagnols, qui s’amusent avec 68% de possession, sont dans leur jardin et enchaînent les séquences dangereuses. Les hommes de Didier Deschamps peinent à reprendre leur souffle tant le volume de jeu de Dani Olmo impressionne. 1-0 à la 40e minute, ressenti 3-0.

Mais à quelques secondes de la pause, Nico Williams part presque seul en contre attaque et peut déjà tuer le match. William Saliba, un temps distancé, revient sur son attaquant et le découpe comme à l’école de boucherie. Il sait. Nous savons. Le carton rouge donné par monsieur Slavko Vincic est mérité, mais le défenseur d’Arsenal a agi pour conserver l’espoir de sa patrie. Un grand homme au nom de Boris, 11 ans avant lui, avait déjà eu ce sens des priorités.

En seconde période, l’Espagne déjoue face à une équipe de France qui regagne du momentum. Petit à petit, elle se rebiffe derrière un Antoine Griezmann de gala (qui dédie son doublé à Derrick Rose 2011) et réalise l’un des plus gros comebacks de son histoire. Sur Téléfoot avant la finale, Boris Diaw est invité et souligne l’importance de l’action dans le futur titre des Bleus.

2 – Le match référence d’un Mike Maignan en plein ascension

L’Euro 2024 de Mike Maignan est déjà un classique, il devient une légende. Après ses exploits contre le Portugal, Magic Mike récidive au centuple face à l’Espagne. Dès que la Roja a une ouverture en attaque, le scénario se répète : tir, pas but. Tir, pas but. Tir, pas but. Même après une main involontaire de Jules Koundé à la 67e minute, le gardien français garde sa cage inviolée en sauvant son deuxième (satané course de Robert Lewandowski) premier penalty du tournoi. “Blocked by Mike ! Ooooh what a block!” balance Mike Breen, qui s’était assis à la place de Bixente Lizarazu.

Si le France – Espagne de la Coupe du monde 2014 de basket avait consacré la naissance du monstre défensif qu’est Rudy Gobert, cette demi-finale est celle de Maignan. Clean sheet, et victoire sur une frappe d’Aurélien Tchouaméni dont on va peut-être reparler. Seul accroc de la soirée : le tweet “No pasaran haha, envoyé par le gardien quelques minutes après la rencontre. La crise diplomatique est évitée de peu avec nos voisins ibériques, et les Bleus célèbrent tranquillement leur qualification dans la joie et la bonne humeur.

3 – Le discours d’Antoine Griezmann entre dans la légende

Quand TF1 rend l’antenne pour passer les publicités de la mi-temps, les fans français tirent la tronche. L’Espagne mène 2-0, et les Français jouent la tête à l’envers. Rodri et Fabian Ruiz ont combiné en souriant pendant 45 minutes, et la petite frappe au-dessus de Théo Hernandez est la seule action à se mettre sous la dent.

Daniel Riolo a déjà lancé un space sur Twitter pour dézinguer les Bleus, mais Antoine Griezmann ne l’entend pas de cette oreille. Dans les vestiaires, il motive son groupe dans un discours gravé dans l’histoire :

“On se réveille, les gars. Franchement on joue comme si on avait peur. Je ne parle pas de l’attaque, hein, moi, c’est la défense. On dit les trucs qu’il faut faire. On sort pas sur le porteur de balle, on les laisse s’installer dans la surface. On ne fait pas de pressing. Ils nous agressent, on ne peut même pas ressortir la balle proprement !

Faut qu’on joue plus physique que ça. Le Portugal, on a joué physique. Là, on joue pas physique là ! Ils nous dominent, parce qu’ils pensent qu’on est d’la merde. Ça se voit dans leurs visages, ils nous prennent pour d’la merde !

Je m’en fous de ce qui arrive en deuxième mi-temps. Même si on perd, au moins, on joue avec notre fierté. Et on joue dur ! Après, on perd, c’est pas grave, c’est la vie. Mais moi, je préfère perdre en me battant. Pas comme ça, là, on se fait défoncer ! On n’a plus rien à perdre, maintenant, on joue.”

Le reste, c’est l’histoire du football qui s’écrit. L’EDF renverse l’Espagne derrière un Grizou version 2016, et le pays entier se soulève au coup de sifflet final. Les réseaux sociaux explosent quant le compte de l’équipe de France publie la vidéo, et une nouvelle vague d’enfants appelés Antoine survient dans les maternités.

L’histoire originale à retrouver juste ici

4 – Après Céline Dumerc, N’golo Kanté crucifie l’Espagne en demi-finale de l’Euro

Un France – Espagne en demi-finale de l’Euro, ce sont les bons souvenirs de l’équipe de France féminine version 2015 qui remontent à la surface.

Pas forcément favoris, N’Golo Kanté et ses coéquipiers se livrent à un duel serré chargé en intensité. Les deux équipes se rendent coup pour coup, et chaque but d’un côté et immédiatement suivi d’une égalisation dans les cinq minutes suivantes. A 2-2 à quelques minutes du temps additionnel, les fans sont sous aide respiratoire des deux côtés des Pyrénées. C’est finalement N’Golo Kanté qui délivre la France d’une frappe sèche. L’EDF file en finale et se venge de l’Euro 2012, quand Xavi & co avaient roulé sur le groupe de Laurent Blanc. Céline Dumerc et ses camarades de jeu avaient connu un destin similaire en 2015, deux ans après une défaite cruelle d’un petit point.

5 – Aurélien Tchouaméni ! Donne moi ton short !

Français et Espagnols se sont rendus des amabilités toute la soirée, mais personne ne parvient à prendre l’avantage. Avec un score de 1-1 à une minute de la fin des prolongations, les hommes de Didier Deschamps sont épuisés mentalement.

Mais alors que tout le monde était prêt à partir au tir au but, Aurélien Tchouaméni tente sa chance à plusieurs mètres de la surface de réparation. Comme face à l’Angleterre en 2022, le ballon vient s’écraser dans les filets. Unai Simon n’a pas bougé d’un pouce, tout le banc de l’EDF se jette sur le milieu de terrain comme un seul homme. Six ans après “Second poteau Pavard”, Grégoire Margotton entre de nouveau dans la légende du commentaire sportif avec son envolée lyrique, au milieu des rires et des exclamations de Bixente Lizarazu.

“Aurélien Tchouaméni… Oh c’est gonflé, oh c’est gonflé ! OOOOOOOOOHHHHHHH ! Oh maman ce tir d’Aurélien Tchouaméni depuis l’extérieur de la surface de réparation, qui donne un but d’avance à l’Equipe de France, avec une minute à jouer !”

“Oh Aurélien Tchouaméni ! DONNE MOI TON SHORT !”

Le retour au Real Madrid est compliqué pour Tchouaméni, qui doit présenter des excuses publiques au roi d’Espagne après une vidéo de célébration en espagnol accidentellement publiée sur Instagram.

L’histoire originale à retrouver juste ici

Difficile de trouver mieux que ces cinq scénarios pour l’équipe de France de foot. Mais de toute façon, pas de risque, la rédaction lance le prono d’une victoire du tir au but après un beau 0-0. Et merci Dédé.