JO Paris 2024 : les 20 moments qu’on rêve de vivre lors des Jeux olympiques

Le 05 juil. 2024 à 09:15 par Robin Wolff

Léon Marchand
Source image : Mine Kasapoglu / Anadolu Agency / via AFP

Les Jeux olympiques de Paris 2024 commencent dans 20 jours. Si proche, et si loin à la fois. Quoi qu’il en soit, nous sommes encore dans la période où nous est accordé le droit de rêver ; celle où nous ne sommes pas confrontés à la dure loi du sport et des espoirs brisés. Aujourd’hui, on a choisi de voir la vie en rose et les Jeux, majoritairement en bleu-blanc-rouge. Embarquez confortablement dans les coins les plus heureux de notre imagination.

Difficile d’afficher ici une forme d’objectivité. Les rêves choisis sont ceux de la rédaction et il est certain que nous ne partageons pas exactement les mêmes que les vôtres. Le seul but ici est de retranscrire notre passion, de vous faire partager nos envies, de tourner à fond le bouton de la hype et nous espérons que vous en ferez autant en commentaires !

26 juillet : Marie-José Perec allume la vasque olympique

Marie-José Perec, Crédit image : Julien de Rosa – AFP

En réalisant le tirage au sort du tableau final de Roland-Garros et en défilant aux-côtés de Victor Wembanyama lors du dernier Vogue World parisien, Marie-José Perec a multiplié les apparitions dans le monde sportif ces dernières semaines. La triple championne olympique est pressentie depuis des mois pour être la dernière relayeuse de la flamme et allumer la vasque entre la Place Vendôme et le musée d’Orsay. Après une cérémonie d’ouverture magnifique sur la Seine, le show est conclu par la légende du sprint français. L’hommage est magnifique, sincère et mérité, les Jeux olympiques de Paris peuvent commencer.

30 juillet : Clarisse Agbégnénou fait coup double

Clarisse Agbégnénou

Clarisse Agbégnénou, Crédit image : Naoki Nishimura/AFLO//Presse Sports

Ses larmes de chagrin, en 2016, après sa défaite en finale face à la Slovène Tina Trstenjak nous avaient brisé le cœur. Celles de joie, cinq ans plus tard, après avoir pris sa revanche sur la même adversaire, l’ont reconstruit. La belle ne sera pas possible puisque Tina a raccroché le kimono en 2022 laissant à sa rivale “le champ libre” pour aller chercher une nouvelle breloque dorée à domicile. Le parcours de la porte-drapeau en 2021 n’est pas évident en ce mardi 30 juillet. Clarisse a la pression et enchaîne les victoires étriquées tout au long de la journée. En finale, elle se libère et envoie son adversaire au sol après deux minutes de combat. Les pleurs sont à nouveau présent, Agbégnénou vient de regravir l’Olympe à quelques kilomètres de Champigny-sur-Marne, sa ville d’adoption depuis 2016.

31 juillet : Vahiné Fierro fait briller le surf français au petit matin

Vahiné Fierro

Vahiné Fierro, Crédit image : ROXY/DR

Il est 4h du matin lorsque la journée olympique commence pour nos Bleus. Exilée à Tahiti, Vahiné Fierro dompte les vagues de l’Océan Pacifique depuis quelques jours et s’est qualifiée pour la finale. “La Reine de Teahupo’o” est en confiance, elle a gagné le Pro Tahiti 2024 sur les mêmes eaux, sa première grande compétition internationale. À 24 ans, elle explose aux yeux du grand public en dominant Tatiana Wetson-Webb en finale dans une manche à conjuguer au plus que parfait. Beaucoup dorment encore, mais le tableau des médailles évolue déjà. De Tahiti à Paris, le rêve bleu traverse les mers, mais pas aussi bien que Vahiné.

31 juillet : Katie Ledecky écrit encore un petit peu plus sa légende

Katie Ledecky : Crédit image : Oli Scarff – AFP

Le 1500m se lance 16 heures plus tard dans la piscine de La Défense Arena. La gagnante est déjà connue, Katie Ledecky ! L’Américaine compte (au minimum) les 18 meilleures performances de l’histoire sur la distance et nage seule face aux livres des records. Rapidement, elle prend une longueur de bassin d’avance sur ses adversaires, puis deux, et le seul intérêt lors de la course est de suivre la petite ligne rouge virtuelle régulièrement dessinée sur les épaules de la native de Washington D.C. Après avoir déjà remporté le 200, le 400 et le 800m nage libre, Katie Ledecky décroche, dans l’Ouest parisien, sa 11e médaille d’or olympique. Avec en prime un nouveau record du monde, 15 minutes, 17 secondes et 58 centièmes de domination.

This Katie Ledecky stat doesn’t even seem real. 🤯 #SwimTrials24 pic.twitter.com/CoFqCljZai

— NBC Sports (@NBCSports) June 20, 2024

1er août : Simone Biles reprend son trône

Simone Biles, Crédit image : S.Diggins – Reuters

Les problèmes de santé mentale rencontrés par Simone Biles en 2021 sont loin derrière elle. Tout au long du concours général, l’Américaine domine, ne laisse aucune chance à ses adversaires et prouve qu’elle est la plus grande gymnaste de tous les temps. D’agrès en agrès, la légende de 27 ans s’envole dans les airs comme au classement et ne sera jamais rattrapée, elle le fait très bien elle-même. Après ses quatre titres à Rio en 2016, Simone Biles ajoute une nouvelle médaille dorée à son palmarès et, cerise sur le gâteau, la Française Mélanie de Jésus dos Santos rentre dans l’histoire en s’offrant une médaille de bronze.

2 août : Léon Marchand prend la vague de Michael Phelps 

Léon Marchand

Léon Marchand, Crédit image : Mine Kasapoglu / Anadolu Agency / via AFP

Les organisateurs des Jeux olympiques de Paris ont bousculé leur programmation pour permettre au génie de la natation française de participer à quatre courses individuelles lors de l’événement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Léon Marchand leur a bien rendu. Après s’être imposé sur 400m quatre nages, 200m brasse et 200m papillon, le protégé de Bob Bowman a eu une journée de repos, le 1er août, et en a bien profité. Lorsqu’il se présente sur le plot de départ du 200m quatre nages, il est survolté à l’idée de rendre une copie parfaite… et ça se voit. Léon Marchand explose le record du monde de Ryan Lochte, datant de 2011, et devient définitivement la figure majeure de l’événement parisien.

2 août : Le dernier ippon de Teddy Riner

Teddy Riner

Teddy Riner, Crédit Image : Getty Images

L’émotion est visible sur tous les visages présents à l’Arena du Champ de Mars pour la dernière journée de compétition officielle de la légende Teddy Riner. À 35 ans, le monstre originaire de Pointe-à-Pitre fait toujours respecter la hiérarchie. Vainqueur à Antalya ou encore à Madrid en 2024, le Français semble encore intouchable dans sa catégorie. Cauchemar des poids lourds, tous cèdent face à la vitesse et l’agilité de “Teddy Bear”. En finale, le Coréen, numéro 1 mondial Minjong Kim est rapidement désabusé. Riner l’essouffle avant de placer une ultime estocade. Le judoka termine sa carrière sur un dernier ippon et une nouvelle breloque dorée.

3 août : À la fin de l’envoi, les sabreuses touchent

Sara Balzer

Sara Balzer, Crédit image : AFP – Philippe Millereau

Difficile pour une discipline d’offrir plus de tension que les épreuves par équipe d’escrime. Encore plus lorsque, comme lors des derniers championnats d’Europe, le titre se joue dans les ultimes touches. Les spectateurs sont suspendus aux sorts réservés par les petites diodes de couleur et le moins que l’on puisse dire c’est que Sara Balzer, Manon Apithy-Brunet et Cécilia Berder aiment jouer avec nos nerfs. La numéro 1 mondiale a déjà remporté le titre en sabre le 29 juillet et brigue une nouvelle victoire avec ses amies contre la redoutable Ukraine. À 44 partout, c’est elle qui a le destin de la nation entre ses mains et, sur une ultime parade, s’offre l’ouverture parfaite pour terminer le travail. La poitrine adverse est touchée, le Grand Palais peut exploser, les Bleues sont championnes olympiques.

3 août : Julian Alaphilippe ne bute pas sur Montmartre

Julian Alaphilippe

Julian Alaphilippe, Crédit image : Gian Mattia D’Alberto/AP

Loulou, comme il est souvent surnommé, a fait vibrer les Français à de nombreuses reprises sur la Grande Boucle. Spécialiste des premières semaines et des courses pour punchers, le parcours de l’épreuve olympique correspond parfaitement à son profil. Bien qu’attendu, il est loin d’être favori, surclassé ces derniers temps par les monstres Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard, Wout Van Aert ou encore Mathieu van der Poel. Pas de quoi faire trembler l’un des coureurs les plus courageux du peloton. Dans la troisième et dernière ascension de la Butte Montmartre, Julian Alaphilippe donne un de ces coups de jus dont il a le secret et fait exploser la tête de la course. Personne ne peut le suivre et, dans l’ultime descente, le cycliste de la Soudal-Quick Step prend tous les risques pour augmenter encore son avance. Les dernières bornes sont dures, l’écart fond, mais il parvient à garder un petit matelas jusqu’au Trocadero, ligne d’arrivée de son festival, à la Philippe.

3 août : Carlos Alcaraz et Rafael Nadal, à terre, mais pas battus

Rafael Nadal Jeux olympiques

Rafael Nadal, Crédit image : YouTube – Roland-Garros

Si le dernier tournoi de simple olympique n’a pas offert à Rafael Nadal le dernier frisson espéré, le Majorquin devant céder dès le deuxième tour face à Gaël Monfils (parce que pourquoi pas), le double lui, est à la hauteur de ses attentes. Avec Carlos Alcaraz, celui qui est souvent considéré comme son héritier, le Taureau de Manacor passe les obstacles les uns après les autres. Le public de Roland-Garros adhère à la belle histoire et les deux hommes sont supportés comme s’ils évoluaient à domicile. En finale, la paire est opposée aux spécialistes belges Sander Gillé et Joran Vliegen. Francophones ou pas, ce n’est pas le problème des fans présents Porte d’Auteuil qui poussent les Espagnols jusqu’à la victoire finale. La balle de match à peine terminée, Rafael Nadal s’allonge de tout son long. Après son titre avec Marc Lopez en 2016, la légende vient de passer le flambeau de la plus belle des manières au jeune génie de Murcie.

4 août : La revanche du petit-frère

Félix Lebrun

Félix Lebrun, Crédit image : A.Mounic / L’Equipe

Lors des derniers championnats de France à Montpellier. Alexis Lebrun s’est imposé en finale face à son petit-frère Félix et a offert au public Héraultais une célébration digne des plus grands antagonistes de l’histoire. Alors que son benjamin était en pleurs, il est monté sur la table et a fait le signe “calma”. Une manière comme une autre d’installer la climatisation. En demi-finales des Jeux olympiques, les deux génies tricolores réalisent des exploits. Ils viennent à bout des deux chinois Wang Chuqin et Fan Zhendong et se qualifient pour un ultime duel fratricide, l’histoire est magnifique. Félix est le mieux classé, mais pas le favori. Une barrière mentale l’empêche de battre son frère depuis le début de sa carrière. Le match est décousu du fait de la tension, mais cette fois, le joueur de 17 ans est plus régulier dans les moments chauds et s’offre le plus beau titre de tous, avant même sa majorité. Au lieu de monter à son tour sur la table, Félix s’écroule avant de simplement glisser à l’oreille d’Alexis qu’il était de corvée de vaisselle pour les six prochains mois. Deux défaites en une.

Alexis Lebrun est triple champion de France !
Victoire 4 sets à 2 de l’ainé de la fratrie, qui saute sur la table pour célébrer.
Quelle finale entre les deux joueurs ! pic.twitter.com/qJSdPwvv3T

— la chaine L’Équipe (@lachainelequipe) March 24, 2024

4 août : Le Yu-Gi-Show de Noah Lyles

Noah Lyles, Crédit image : F.Faugère – L’Equipe

Pour se qualifier pour les Jeux olympiques, Noah Lyles a pris l’habitude de cacher une carte Yu-Gi-Oh dans sa combinaison et de la dévoiler juste avant les courses. L’Américain est un showman et s’illustre comme le premier sprinteur extrêmement charismatique depuis la retraite de Usain Bolt. À 21h45, les athlètes sont sur la ligne de départ et le champion du monde du 100m en titre impressionne les collectionneurs du monde entier. Il sort une nouvelle carte, l’une des plus rares : le dragon blanc aux yeux bleus. Boosté par l’adrénaline procurée, Lyles roule sur la compétition et s’impose sur l’épreuve reine en 9 secondes et 72 centièmes. OLYMPIC CHAMPIONS OF WHAT ? Ah non, là ça marche pas.

🇺🇸 | EN VIDEO

Noah Lyles sorprendió a todos al sacar una carta de Blue-Eyes White Dragon de Yu-Gi-Oh! durante su presentación en la prueba olímpica de 100 metros.
pic.twitter.com/gjJIoih6Gw

— UHN Plus (@UHN_Plus) June 23, 2024

5 août : Mélina Robert-Michon, à la surprise générale

Mélina Robert-Michon

Mélina Robert-Michon, Crédit image : Abaca/Icon Sport/Laurent Lairys

Le Stade de France est encore électrisé par la performance de Noah Lyles la veille lorsque Mélina Robert-Michon fait son entrée dans l’arène. La légende de l’athlétisme français dispute ses septièmes Jeux olympiques, une phrase lunaire, mais pourtant bien réelle. À 44 ans, celle qui a remporté 40 championnats de France, (oui, oui), n’a pas de grands espoirs dans cette compétition. Et alors qu’elle s’apprête à être éliminée à l’issu de son troisième essai, l’impensable se produit. La Française réalise le geste qu’elle a fait des milliers de fois et alors que le disque est dans les airs, un cri de douleur résonne dans le stade. Mélina a tout envoyé au point de se démettre l’épaule. Le projectile s’envole à plus de 66 mètres, une distance qu’elle n’a plus atteint depuis des années et lui permet de grimper à la troisième place du classement. La vétéran ne peut plus lancer du concours, son bras est en écharpe, mais personne ne la dépasse, Robert-Michon sort par la grande porte avec une dernière médaille de bronze.

5 août : De la planche du panier à la vitre du métro

Laetitia Guapo 16 janvier 2024

Laëtitia Guapo, Crédit image : FIBA

Nous sommes le 5 août et Giovanni Marriette, journaliste accrédité pour TrashTalk est au bout d’une des semaines les plus intenses de sa vie. Il a le bonheur d’assister à une finale féminine entre la France et les États-Unis. Très rapidement, l’étincelle Hailey Van Lith illumine la rencontre, la jeune joueuse est insolente, pleine de réussite et porte son équipe vers le titre en multipliant les mots doux à l’encontre de ses adversaires. Mais petit à petit l’écart se réduit et sur la dernière possession, Laëtitia Guapo envoie une prière au buzzer qui rentre avec la planche. La Place de la Concorde prend feu et la joueuse de l’Équipe de France se retourne vers son adversaire direct, l’index collé sur les lèvres. Giovanni Marriette exulte, envahit le terrain avant de se faire virer par la sécurité. Exténué, il décide d’utiliser le métro pour la première fois de la semaine afin de rentrer à l’hôtel. Claustrophobe, il est surpris en train d’essayer de casser les fenêtres de la ligne 1 pour respirer. Le lendemain, le principal intéressé nie une crise de panique et affirme que c’était un hommage à celles qu’il appelle désormais Laëtitia Carreau et Hailey Van Vitre.

6 août : Estelle Mossely, à jamais la première 

Estelle Mossely

Estelle Mossely, Crédit image : Anthony Dibon / Icon Sports

Aucun tricolore n’est jamais parvenu à décrocher deux médailles d’or en boxe dans l’histoire des Jeux olympiques. Une première que vise plus que jamais Estelle Mossely en ce lundi 6 août. Après Rio de Janeiro, la combattante de Créteil est remontée sur le ring et n’a rien perdu de sa mobilité et de son sens du timing.  En finale, elle est opposée à la championne olympique en titre, l’Irlandaise Kellie Harrington. Après un combat équilibré, la tension est à son comble au moment de l’annonce des juges, aucune des deux n’a réellement fait la différence. Heureusement, la balance penche du côté de la Française qui tombe d’émotion avant de prendre ses deux enfants dans les bras, une des images de ces Jeux.

8 août : La boulette maîtrisée d’Alexis Jandard

Alexis Jandard

Alexis Jandard, Crédit image : Handout / Metropole du Grand Paris/AFP/

Qui a dit qu’une erreur n’était pas faite pour être répétée ? Après avoir montré à la France et à son Président que chuter n’est pas toujours un antonyme de la grâce et de l’élégance, son partenaire Jules Bouyer et lui ont mis au point un saut spécial pour la finale du plongeon synchronisé sur un tremplin de 3m. Une simulation de chute qui amène les deux hommes à rebondir sur les fesses avant de réaliser une double vrille parfaitement maîtrisée. Une prise de risque énorme qui plait au jury, l’audace paie parfois. Les deux hommes sont champions olympiques et Alexis Jandard dédie sa médaille d’or à la Fédération Française de la Lose, presque un comble.

Comment bien rater son plongeon ?

On est allé apprendre du meilleur 🤝 @AlexisJandard pic.twitter.com/iDiUTh5nt1

— Fédé 🇫🇷 de la Lose (@FFLose) April 8, 2024

8 août : Le selfie improbable

Pau Gasol maillot retiré

Zinedine Zidane, Crédit image : Téléfoot

Lors du dernier passage de l’équipe de TrashTalk à Bercy, Nicolas et Nathan sont repartis de l’arène avec un selfie en compagnie de Ronaldo Nazario à la sortie des toilettes. Invraisemblable, mais l’histoire va se répéter. Cette fois, le chanceux s’appelle Benoît Carlier, journaliste accrédité pour TrashTalk. Alors qu’il se soulage dans l’urinoir à la mi-temps de la demi-finale entre la France et l’horrible Roja en Basket-Ball 5*5, il lève la tête vers son voisin de droite. Une politesse gênante que les hommes ne connaissent que trop bien. Sauf que son regard croise des billes perçantes extrêmement familières. Zinedine Zidane lui sourit légèrement. Benoît balbutie comme il le peut quelques mots pour tenter de décrocher une photo avec une idole de jeunesse. ZZ, légende sur et en dehors des terrains lui accorde, un cliché légendaire est né, entre le robinet et le sèche-mains.

C’est l’histoire d’un mec qui rencontre Ronaldo dans les chiottes.

Légendaire.

Par @nass__34 🥹❤️ pic.twitter.com/SFlTOlSqJE

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) January 13, 2024

9 août : Alexandre Lacazette, le bleu quitte l’âme

Alexandre Lacazette

Alexandre Lacazette, Crédit image : Jean Catuffe/Getty Images

90e minute de la finale des Jeux olympiques, la France et le Brésil sont dos à dos. Alexandre Lacazette entre dans la surface et se fait crocheter par le défenseur. Le penalty est incontestable et même Thierry Henry depuis le banc de touche crie qu’il n’y a rien de “bizarre“. Le Général se dresse face au gardien, l’or au bout du pied. Il repense à sa carrière frustrante en Équipe de France, jamais dans les petits papiers de Didier Deschamps malgré des saisons de grande qualité à Lyon comme à Arsenal. Il repense aussi aux critiques qui lui reprochaient d’obtenir trop de penaltys, cette fois, ils ne s’en plaindront pas. Un tir au but pour effacer des années de déception : plat du pied, sécurité, le Général a assuré !

10 août : Gianmarco Tamberi, le moins barbant de tous 

Gianmarco Tamberi, Crédit image : Abaca – Icon Sports

L’athlète le plus fantasque de ces Jeux olympiques a toujours un coup dans son sac. En l’occurrence, cette fois, un rasoir. Alors que cette demie-barbe est devenue sa marque de fabrique, l’Italien est prêt à tout en cas de titre olympique. Alors que son ultime concurrent Mutaz Essa Barshim échoue à 2m35, Gianmarco Tamberi a l’opportunité de remporter une nouvelle médaille d’or. Pour chauffer le public, il sort son cinq lames et fait comprendre au Stade de France ce qu’il risque de se passer si son saut venait à se muer en réussite. Tamberi s’élance, touche légèrement la barre, qui ne tombe pas ! Il se précipite vers son sac, se rase la barbe, les cheveux, les aisselles ; la célébration est la plus mythique de l’histoire !

10 août : L’apothéose à Bercy 

France 7 aout 2023

Equipe de France de basket-ball, Crédit image : FIBA

La cerise sur le gâteau, le pompon sur la Garonne, la chérie sur le cake et tous les autres synonymes que vous avez en stock. Après des Jeux olympiques d’exception, le moment que l’on attendait est arrivé. Une finale opposant l’immense Team USA à l’Équipe de France, la revanche de Tokyo. Sauf que cette fois, il y a Victor Wembanyama. La rédaction de TrashTalk est au complet sur Twitch, le moment est probablement le plus grand de l’histoire du basket-ball en France. Tout le monde est aux aguets et dans les starting-blocks. Chaque panier est célébré avec un volume qui rendrait jaloux les vuvuzelas. Un money-time se dessine et dans ces derniers instants, ce sont Nicolas Batum et Evan Fournier qui font la différence. Les trois-points pleuvent pendant que les Américains sont stoppés action après action par nos tours jumelles. La France est championne olympique à domicile, la chaîne Twitch est suspendue pour 48h au vu du nombre de noms d’oiseaux prononcés pendant deux heures, mais tout le monde est heureux. Le plus beau moment de tous !

Si avec tout ça vous n’attendez pas le 26 juillet avec impatience, on ne sait pas quoi faire pour vous …

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