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NBA Free Agency 2021 – les bons élèves : focus sur ces cinq équipes qui ont réussi leur coup cet été

Chicago Bulls 5 décembre

Spoiler, les Bulls font partie du lot !

Source image : YouTube

Quatre jours après l’ouverture de la NBA Free Agency 2021, la plupart des transactions sont derrière nous et on peut donc commencer à se mettre en mode analyse pour classer les gagnants et les perdants sur le marché des agents libres. On commence avec les bons élèves, à savoir ces franchises qui ont réussi leur coup cette semaine. 

Chicago Bulls

Signatures/arrivées notables : Lonzo Ball, Alex Caruso, DeMar DeRozan

Le boss des opérations basket des Bulls Arturas Karnisovas l’avait annoncé à son arrivée. Son objectif, c’était de monter une équipe capable de remettre Chicago sur le devant de la scène. Eh bien, on peut dire qu’il assume ses propos ce bonhomme. Après l’arrivée de Nikola Vucevic à la dernière trade deadline de mars, il a recruté le talentueux meneur Lonzo Ball via un sign-and-trade avec les Pelicans (contre Tomas Satoransky, Garrett Temple et un choix de deuxième tour de draft), il a signé le précieux Alex Caruso, puis a négocié avec les Spurs pour s’attacher les services de l’expérimenté DeMar DeRozan (contre Thaddeus Young, Al-Farouq Aminu, un choix de premier tour de draft et deux choix de second tour). La star de Chicago Zach LaVine peut avoir le sourire depuis Tokyo, il possède désormais une vraie équipe autour de lui. Si on peut discuter du fit entre tous ces gars-là et souligner le nombre élevé de ressources utilisées pour les recruter (85 millions sur Ball, 37 millions sur Caruso, 85 millions sur DMDR, sans oublier les picks de draft lâchés en cours de route), il ne fait aucun doute que les Taureaux sont aujourd’hui plus redoutables que lors des saisons précédentes. Les Bulls veulent absolument retourner en Playoffs, on peut dire qu’ils sont dans la bonne direction. Reste désormais à surveiller le dossier Lauri Markkanen, qui devrait partir dans le cadre d’un sign-and-trade.

Miami Heat

Signatures/arrivées notables : Kyle Lowry, P.J. Tucker, Duncan Robinson, Victor Oladipo, Markieff Morris

Bien évidemment qu’on retrouve la franchise de Pat Riley parmi les bons élèves de cette Free Agency 2021. Si le contexte est différent qu’à Chicago, Patoche voulait lui aussi taper du poing sur la table après le sweep face aux Bucks au premier tour des Playoffs. Et c’est exactement ce qu’il a fait. Avant même l’ouverture du marché, il avait négocié avec les Raptors pour la mise en place d’un sign-and-trade devant permettre l’arrivée de Kyle Lowry contre Goran Dragic et Precious Achiuwa. Quelques minutes après l’ouverture, bingo, le sign-and-trade fut confirmé et le Heat mettait la main sur Lowry à travers un contrat de trois ans et 90 millions de dollars. Si Kyle a déjà 35 balais, c’est une belle addition pour Miami, qui va profiter des dernières belles années du bonhomme. À ça, vous ajoutez la prolongation de contrat du sniper Duncan Robinson, également pour 90 millions, ainsi que l’arrivée des vétérans P.J. Tucker et Markieff Morris. Lowry, Tucker, Morris, Jimmy Butler, Bam Adebayo dans la même équipe, bon courage pour affronter ces gars-là. L’équipe la plus nasty de la NBA, elle est à Miami désormais. Si des joueurs comme Kendrick Nunn, Trevor Ariza, Andre Iguodala ou encore Nemanja Bjelica sont partis (en plus de Dragic et Achiuwa donc), le Heat s’est bien rechargé pour jouer les premiers rôles à l’Est, bien que les Nets et les Bucks resteront les grands favoris pour la saison prochaine. À noter également la prolongation d’un an de Victor Oladipo pour le salaire minimum, ce qui peut représenter une belle petite affaire si Vic revient bien, et surtout l’extension XXL de la star Jimmy Butler, histoire de montrer qu’on la joue all-in à Miami !

Los Angeles Lakers

Signatures/arrivées notables : Talen Horton-Tucker, Carmelo Anthony, Dwight Howard, Malik Monk, Kendrick Nunn, Trevor Ariza

Les Lakers avaient frappé fort le soir de la Draft en montant un transfert pour récupérer Russell Westbrook, mais encore fallait-il trouver les bons éléments pour entourer le nouveau Big Three composé de Russ, LeBron James et Anthony Davis. Objectif : trouver des mecs qui savent shooter, éventuellement des joueurs qui savent défendre aussi, tout ça avec des ressources financières très limitées. Quatre jours après le début de la Free Agency, on peut dire que le manager général Rob Pelinka a plutôt fait le taf. Déjà, gros point positif, il y a eu la prolongation du prometteur Talen Horton-Tucker, qui était agent libre restrictif. Lui il est sécurisé, c’est bon. On a eu droit aussi à l’arrivée de Carmelo Anthony, qui possède encore de beaux restes et qui va pouvoir se régaler aux côtés de son pote BronBron. Il y a également du Malik Monk qui est arrivé, du Kendrick Nunn via la taxpayer mid-level exception, du Trevor Ariza, tandis que Dwight Howard fait son retour pour redonner un peu d’impact à la raquette californienne. On peut citer aussi les signatures de Kent Bazemore et Wayne Ellington, arrivés ces derniers jours dans la Cité des Anges. Des vétérans, des anciens de la maison, qui répondent plutôt pas mal aux besoins de l’équipe. On peut donc dire que c’est une Free Agency assez bien gérée. Certes on peut avoir quelques doutes sur ces Lakers new look, notamment quand on pense aux départs de bons role players comme Kentavious Caldwell-Pope et Alex Caruso (Kyle Kuzma, Montrezl Harrell, Andre Drummond sont également à ranger dans le rayon « départs », probablement avec Dennis Schroder aussi), mais les champions 2020 semblent quand même armés pour tenter de retrouver les sommets.

Utah Jazz

Signatures/arrivées notables : Mike Conley, Rudy Gay, Hassan Whiteside, Eric Paschall

On connaissait la priorité du Jazz sur cette Free Agency 2021 : prolonger Mike Conley. La franchise d’Utah avait notamment décidé de dégager Derrick Favors pour alléger ses finances dans cette optique-là, et la mission a été accomplie pour les Mormons puisque le meneur All-Star a rempilé pour trois saisons autour de 70 millions de dollars. Un deal plutôt fair car on parle d’un membre très important du leader de l’Ouest, on espère juste qu’il va pouvoir rester en bonne santé puisque Conley a tout de même 33 ans aujourd’hui. En plus de la prolongation de Mike, le Jazz a ajouté des pièces intéressantes avec par exemple la signature via la mid-level exception du vétéran Rudy Gay, toujours productif et capable d’apporter à la fois du 3-points et de l’effort en défense. Le jeune Eric Paschall, qui a montré des choses intéressantes lors de ses débuts avec les Warriors, est également arrivé en échange d’un pauvre second tour de draft, et va pouvoir apporter des options supplémentaires au coach Quin Snyder à travers son profil un peu atypique. Enfin, pour combler la perte de Favors et pour prendre le rôle de back-up de Rudy Gobert, Hassan Whiteside débarque en ville. On connaît le bonhomme, parfois il est bien agaçant mais reste un pivot capable de bien produire dans les raquettes. Pour un salaire minimum sur un an, c’est plutôt pas mal. Certes, la perte de Georges Niang risque d’affaiblir la réussite extérieure d’Utah mais dans l’ensemble, le Jazz a fait le taf et va pouvoir revenir avec de vraies ambitions la saison prochaine.

New York Knicks

Signatures/arrivées notables : Evan Fournier, Derrick Rose, Nerlens Noel, Alec Burks, Kemba Walker

Si on avait écrit ce papier il y a deux jours, les Knicks n’auraient probablement pas eu leur place dans cet article. Non pas qu’ils avaient réalisé un mauvais début de Free Agency, c’est juste qu’ils n’étaient pas dans notre catégorie « grands gagnants ». Prolongation de Derrick Rose (43 millions sur trois ans), Taj Gibson (2,7 millions sur un an), Nerlens Noel et Alec Burks (respectivement pour 32 millions sur trois ans et 30 millions sur trois ans), ok c’est plutôt bien (surtout avec des team options sur la dernière année pour Rose, Noel et Burks) après la belle saison vécue cette année, mais sans plus surtout que le précieux 3&D Reggie Bullock est lui parti à Dallas dans le même temps. La signature d’Evan Fournier pour 78 millions ? Une recrue solide pour booster un peu l’attaque sur les lignes arrières, mais dans l’ensemble ça reste insuffisant pour permettre aux Knicks de changer de dimension. Bref, du bon à défaut d’être transcendant. Et puis derrière, il y a eu ce petit move qui nous excite pas mal avec l’arrivée de Kemba Walker au Madison Square Garden pour seulement huit millions de dollars l’année. Tiens tiens, c’est que ça commence à devenir intéressant par ici. D’accord Kemba a des soucis de genou, cependant faut pas oublier qu’il peut toujours tourner à 20 pions de moyenne et qu’il sera bien revanchard. Donc si on récapitule, les Knicks ont réussi à conserver leur noyau tout en ajoutant de la puissance offensive à une équipe qui en avait vraiment besoin. Alors oui, il a forcément fallu utiliser un peu de sa grosse marge salariale pour signer tout ce beau monde, mais c’est le prix à payer pour continuer sur la bonne dynamique de la saison 2020-21. Enfin, à tout ça, il faut aussi rajouter la prolongation du MIP / All-Star Julius Randle pour 117 millions sur quatre ans, plutôt un bon deal pour les Knicks dans le sens où il leur permet de continuer à construire progressivement, sans avoir complètement cassé leur tirelire pour leur franchise player. Bien joué !

D’accord ? Pas d’accord ? Vous pensez à d’autres équipes qui pourraient intégrer cette liste ? Il est vrai que les Suns, les Hawks ou encore les Nets possèdent quelques arguments également. En tout cas, nous on valide pas mal l’intersaison des équipes citées ci-dessus, à voir si la réalité du terrain confirmera tout ça dans quelques mois. 

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