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Preview des Brooklyn Nets 2021-22 : un roster de rêve, un objectif de bague assumé, mais une question qui taraude tout le monde

Big Three Nets 14 octobre 2021

Le titre ou rien, Kyrie ou pas Kyrie.

Source image : Montage via NBA League Pass

Élimines en demi-finale de Conférence Est la saison dernière, les Nets n’ont pas réussi à atteindre leurs gros objectifs, la faute avant tout à des pépins physiques qui ont empêché le Big Three Kevin Durant – James Harden – Kyrie Irving de tourner à plein régime, ainsi qu’une pointure un peu trop grande. Dans l’An II du championship project de Brooklyn, le trio magique ne devrait une nouvelle fois pas être au complet, mais les ambitions restent les mêmes : le titre NBA, point barre. 

Pour prendre l’Apéro en causant de la saison des Nets, c’est par ici !

Ce qu’il s’est passé la saison dernière

Quelques centimètres. La saison des Nets l’an passé s’est jouée sur quelques centimètres. On s’en rappelle comme si c’était hier. Game 7 entre Brooklyn et Milwaukee au Barclays Center, 109-107 pour les Bucks, puis Kevin Durant qui marque ce shoot improbable sur la tronche de P.J. Tucker. 3-points ? 2-points ? Finalement deux, KD chaussant de 52 plutôt que du 50. La suite, on la connaît. Défaite de Brooklyn en prolongation, et Milwaukee qui va au bout. C’est sans doute cette image qui restera de la campagne 2020-21 des Nets. Une campagne durant laquelle Kevin Durant est revenu en bombe après sa rupture du tendon d’Achille. Et une campagne durant laquelle James Harden est arrivé courant janvier dans un blockbuster trade (impliquant notamment Caris LeVert, Jarrett Allen et 20 000 choix de draft) pour former un énorme Big Three avec KD et Kyrie Irving. Sauf que ce Big Three du turfu, il n’a pas beaucoup joué ensemble (seulement huit matchs en saison régulière) à cause des petits bobos (sans oublier le fameux protocole COVID) qui ont touché les trois stars à tour de rôle et parfois ensemble, en particulier Harden (36 matchs joués au total avec les Nets sur la saison) et Durant (35 matchs joués). En Playoffs, KD a pratiquement terminé tout seul, Ramesse jouant sur une jambe (blessé à l’ischio) et Kyrie terminant à l’infirmerie suite à une grosse entorse de la cheville qui a officiellement mis fin à sa très belle campagne en 50-40-90. À ça, vous ajoutez la grosse blessure au genou de Spencer Dinwiddie en début de saison, et les problèmes flippants concernant LaMarcus Aldridge, obligé de s’arrêter deux semaines après sa signature à Brooklyn fin mars pour des problèmes au cœur. Bref, c’était une première saison pleine de rebondissements pour le nouveau coach Steve Nash, qui ne s’est donc pas ennuyé pour ses grands débuts sur un banc NBA. Au milieu de tout ça, plusieurs joueurs ont réussi à s’illustrer. On pense évidemment à Joe Harris malgré sa fin de Playoffs dégueu, on pense forcément à Bruce Brown, on pense aussi aux contributions de Jeff Green et Blake Griffin, arrivé en cours de saison et revigoré après son départ de Detroit. Même notre Timothé Luwawu-Cabarrot national a eu ses moments, bien qu’il n’ait pratiquement pas été utilisé en PO.

Pour un bilan complet des Nets 2020-21, c’est par ici.

Quelques liens utiles

Le marché de l’été

  • Ils sont partis : Landry Shamet, Timothé Luwawu-Cabarrot, Tyler Johnson, Alize Johnson, Reggie Perry, Mike James, DeAndre Jordan, Spencer Dinwiddie, Jeff Green, Chris Chiozza, Mike D’Antoni (coach assistant), Ime Udoka (coach assistant)
  • Ils ont re-signé : Kevin Durant, Blake Griffin, Bruce Brown
  • Ils arrivent : Patty Mills, Paul Millsap, James Johnson, LaMarcus Aldridge, Jevon Carter, Kessler Edwards (two-way), Cam Thomas, Day’Ron Sharpe, DeAndre’ Bembry

Comme vous pouvez le constater, ça a pas mal bougé dans le roster des Nets. Rien de fou fou car on parle essentiellement de role players, mais Brooklyn a réussi l’exploit de se renforcer derrière son monstre à trois têtes malgré des ressources très limitées liées à la situation financière de la franchise. Parmi les arrivées significatives, il y a celle de Patty Mills, recruté à travers la taxpayer mid-level exception. Ensuite, Paul Millsap, un an au salaire minimum. Idem pour James Johnson. Idem pour LaMarcus Aldridge. Du vétéran, du ring chaser, mais surtout des mecs qui vont pouvoir apporter leur contribution au championship project de Brooklyn. On note aussi la venue du meneur Jevon Carter dans le cadre du transfert de Landry Shamet, lui qui va pouvoir apporter sa défense aux Nets tout comme DeAndre’ Bembry. La sélection de Cam Thomas en 27e choix de la Draft 2021 ressemble déjà à un très joli steal quand on voit le talent offensif du bonhomme. Pour info, il a été élu co-MVP de la Summer League, au calme.

Alors forcément, les Nets ont dû sacrifier du monde, comme Jeff Green par exemple. Précieux l’an passé, Green est parti à Denver pendant que les Nets ont prolongé Blake Griffin. Spencer Dinwiddie est lui logiquement allé voir ailleurs, tandis que DeAndre Jordan a été transféré à Detroit contre – entre autres – Sekou Doumbouya (non conservé par Brooklyn) afin de faire quelques économies. En parlant de basket bleu-blanc-rouge, Timothé Luwawu-Cabarrot est désormais à Atlanta, tandis que Mike James a rejoint l’élite du basket français du côté de Monaco. Au rayon des prolongations de contrat, Bruce Brown a pris la qualifying offer pour rester une année de plus, tandis que Kevin Durant a fait sauter la banque avec un nouveau deal XXL. On pensait que James Harden et Kyrie Irving allaient suivre, mais les deux n’ont toujours pas prolongé. Et pour Uncle Drew, ça paraît désormais illusoire, Irving étant écarté du groupe car dans l’incapacité de pouvoir jouer au Barclays Center à cause de son statut vaccinal.

Le roster 2021-22 des Nets

  • Meneurs : Kyrie Irving (écarté du groupe), Patty Mills, Jevon Carter
  • Arrières : James Harden, Cam Thomas, De’Andre Bembry
  • Ailiers : Joe Harris, Bruce Brown, Kessler Edwards (two-way)
  • Ailiers-forts : Kevin Durant, Paul Millsap, James Johnson
  • Pivots : Blake Griffin, LaMarcus Aldridge, Nic Claxton, Day’Ron Sharpe

En gras les starters potentiels, selon les fameuses sources proches du dossier

On parlait de Kyrie Irving juste au-dessus, lui qui représente un gros point d’interrogation pour la saison à venir chez les Nets. La franchise de Brooklyn l’a annoncé, Uncle Drew ne fera pas partie de l’équipe tant qu’il ne pourra pas participer aux matchs à domicile. Du coup, évidemment, le cinq possède une gueule différente de celui qui était prévu à la base. On retrouve évidemment James Harden, Kevin Durant et Joe Harris chez les titulaires, avec Blake Griffin qui commence sur le poste 5 comme c’était le cas lors des derniers Playoffs. Pour prendre la place de Kyrie, on mise sur le précieux Bruce Brown, qui va continuer d’apporter toutes ces petites choses pour aider son équipe à gagner, tandis qu’Harden assurera la partie scoring/playmaking à l’arrière. Cela permettra de garder un équilibre avec Patty Mills qui sort du banc, un rôle qu’il connaît bien désormais. L’option Jevon Carter en titu n’est pas à exclure complètement car il pourrait apporter sa défense aux côtés d’Harden, mais Brown semble partir avec une longue d’avance, lui qui a démarré les matchs en présaison et 37 des 65 rencontres l’an passé. On surveillera aussi le rôle du rookie Cam Thomas , qui représente une option offensive supplémentaire sans Kyrie. En tout cas, Steve Nash va pouvoir bien bricoler car il a sous la main un effectif à la fois profond et polyvalent, avec de la jeunesse et des anciens. La rotation sur le frontcourt est assez impressionnante et donne beaucoup de possibilités. Outre Kevin Durant, qui peut à peu près jouer partout et tout faire sur un terrain de basket, la second unit offre également de nombreuses options. Vous avez besoin d’un appui au poste bas ? On met LaMarcus Aldridge. Il faut apporter un peu d’impact physique ? Viens par là James Johnson. Des qualités aériennes et de la fougue ? Nic Claxton est là. De l’expérience des deux côtés du terrain ? Bonjour Paul Millsap. Bref, les Nets sont armés pour répondre aux différents défis qui se mettront sur leur chemin.

Le petit point du banquier

Source : Basketball Insiders

Au fait, c’est quoi la luxury tax ? Bien décidé à construire une équipe de Brooklyn qui joue le titre, le proprio des Nets Joe Tsai n’a pas hésité à sortir le chéquier pour atteindre ses objectifs. Résultat, la franchise new-yorkaise possède une énorme masse salariale avec 174 millions de dollars au total, c’est-à-dire environ 30 millions de plus que le seuil de la luxury tax. Le trio Kevin Durant – James Harden – Kyrie Irving vaut pas moins de 121 millions, pas pour rien qu’on parle d’un BIG Three. Pour ceux qui se demandent si l’absence de Kyrie – qui ne touchera que la moitié de son salaire cette année – aura un impact sur les dépenses liées à la luxury tax, la réponse est non. Désolé Joe. Le contrat assez conséquent signé par Joe Harris à l’intersaison 2020 pèse pas mal également, et ensuite on n’a que des petits deals pour compléter l’effectif, parce que l’argent ne tombe pas du ciel.

Pour l’analyse complète des finances des Nets, c’est par ici

Le paragraphe du doc

Quand on s’intéresse à l’infirmerie de Brooklyn, six noms ressortent. James Harden, pour commencer, s’est fait une petite déchirure aux ischio-jambiers droits en avril. Il manque deux matchs et tente de revenir, mais retourne à l’infirmerie pour dix-huit rencontres. Revenu juste avant les Playoffs, il se reblesse lors du premier match contre les Bucks et manque les trois matchs suivants. Il a ensuite renoncé aux Jeux Olympiques et se dit à 100% pour la reprise. Le retour de Kevin Durant a également été observé de près suite à sa rupture du tendon d’Achille droit. Bien revenu, il connaîtra une alerte en février suite à une déchirure des ischio-jambiers gauches et ratera vingt-trois matchs. Puis il subira une contusion à la même cuisse contre Miami avant de sortir après quatre minutes de jeu et passer trois rencontres à l’infirmerie. Une seule petite alerte pour Joe Harris la saison passée, avec une tension au fessier gauche qui le prive des trois dernières rencontres de la saison régulière. LaMarcus Aldridge, dont le cas a été abordé en détails ici-même, avait pris sa retraite en avril suite à des palpitations lors d’un match (conséquences directes de son Wolff-Parkinson White Syndrome). Il a finalement consulté de nombreux médecins et a été déclaré apte sans plus d’informations supplémentaires (nouvelle intervention, mise en place d’un traitement ?)… Paul Millsap, quant à lui, a manqué dix rencontres la saison dernière, pour une entorse du genou gauche qui l’avait déjà fait souffrir la saison précédente. On finit avec le cas Kyrie Irving, toujours aux Nets au moment où ce paragraphe est écrit. Si l’on enlève les absences pour raisons personnelles, périodes de quarantaine et manifs avec la CGT, il n’a connu ces derniers mois qu’une blessure, une entorse à la cheville droite. Retombé sur le pied de Giannis Antetokounmpo lors du match 4 des demi-finales de Conférence, il manquera par la suite les trois dernières rencontres des Playoffs.

Les tips TTFL

On peut déjà dire que les Nets seront l’une des équipes préférées des joueurs TTFL cette saison, peu importe si Kyrie Irving est disponible ou non. Car avec Kevin Durant et James Harden, Brooklyn possède deux picks premium qui devraient encore une fois faire le bonheur de ceux qui vont les choisir. Bon, vous les connaissez hein, pas besoin d’en faire des tonnes. KD, c’est un mec qui tourne à 27 points – 7 rebonds – 5 passes les yeux fermés et avec de purs pourcentages, tandis que Ramesse est un spécialiste quand il s’agit de noircir les feuilles de stats avec ses énormes qualités de scoreur et de playmaker. Depuis son arrivée à Brooklyn, Harden score moins (24,6 points) mais régale à la passe (10,9 assists) et au rebond (8,5), tout en ayant augmenté son efficacité offensive (47,1% au tir, 36,6% du parking, 85,6% aux lancers-francs).

Les bons plans TTFL aux Nets, c’est par ici

Pas de vaccin, pas de titre pour les Nets ?

Avant que la saga Kyrie Irving ne vienne dominer l’actu, les Nets étaient considérés comme LES grands favoris pour le titre NBA 2022. En même temps, comment pouvait-il en être autrement ? Le trio le plus terrifiant de la NBA (désolé les Lakers), un effectif ultra deep, un collectif qui a su se mettre en place l’an dernier, un mélange impressionnant de talent et d’expérience… pas étonnant que les managers généraux aient largement voté Brooklyn au moment de se mouiller pour la saison à venir. Sauf que depuis, certaines choses ont changé. Vous le savez, Kyrie Irving est indisponible jusqu’à nouvel ordre, les Nets refusant de l’intégrer comme un joueur à mi-temps pour la saison à venir. Du coup, l’équipe de Brooklyn paraît tout de suite moins intouchable. Cependant, pour la franchise new-yorkaise, les ambitions n’ont pas bougé. James Harden l’a dit lui-même, « Nous avons toujours deux gros leaders ». Et c’est vrai, avec Kevin Durant et Harden, les Nets peuvent regarder n’importe qui dans les yeux, surtout qu’ils sont plutôt bien entourés. Quelque part, le fait que Joe Tsai et Sean Marks écartent Irving du groupe montrent qu’ils ont confiance en l’effectif actuel. La question qu’on se pose, c’est : est-ce que ça va suffire ? Est-ce que ça va suffire face à une équipe comme Milwaukee qui possède désormais la confiance du champion et un roster bien lourd également ? Est-ce que ça va suffire face aux meilleures équipes de l’Ouest si jamais Brooklyn parvient à sortir de sa conférence ? Est-ce que ça va suffire si l’une des deux superstars est diminuée par une blessure comme on a pu le voir lors des Playoffs 2021 ? Est-ce que ça va suffire si la défense n’est pas au niveau ? Oui, les Nets restent dans le haut du panier, avec ou sans Kyrie Irving. Mais leur marge par rapport à la concurrence s’est logiquement réduite. Et si on peut dire beaucoup de choses sur Kyrie, ça reste un joueur au talent offensif all-time qui sort d’une campagne à 27 points de moyenne en 50-40-90. Sur le terrain, on ne remplace pas un mec comme Irving comme ça. Et si jamais un miracle arrive et qu’Uncle Drew peut rejoindre le groupe en pleine saison, il faudra surveiller l’impact sur la dynamique de l’équipe. On n’a pas trop d’inquiétude à ce niveau-là vu l’aperçu qu’on a pu avoir l’an passé, mais il est clair que Sean Marks et Steve Nash auraient espéré un autre scénario pour démarrer la saison la plus importante de l’histoire des Nets.

Le pronostic du rédacteur

58 victoires – 24 défaites. 2èmes de la Conférence Est. Le bilan et le spot final des Nets auraient sans doute été différents avec un Big Three au lieu d’un Big Two. Mais sans Kyrie Irving, Brooklyn finira derrière Milwaukee au classement général de l’Est. Alors évidemment, ça reste très fort puisqu’on n’est pas loin des 60 victoires en régulière. Avec un Kevin Durant qui pourrait bien remporter le MVP, un James Harden en mode maestro et un supporting cast qui fait le boulot, les Nets seront durs à prendre. Mais on verra ensuite s’ils arriveront à passer l’obstacle Bucks en Playoffs, ce qui pourrait bien dépendre de la présence ou non de Kyrie.

Au centre des débats depuis l’année dernière et notamment l’arrivée de James Harden aux côtés de Kevin Durant et Kyrie Irving, les Nets veulent aujourd’hui laisser les polémiques entourant Uncle Drew derrière eux et se concentrer à 100% sur l’objectif du titre NBA. Car tout autre résultat serait perçu comme un échec. 

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