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Preview des Phoenix Suns 2021-22 : après le magnifique lever des Soleils, place à la fin de l’euphorie… ou direction le zénith ?

Chris Paul toujours en quête de sa bague, Devin Booker plus fort que jamais, Deandre Ayton attendu au tournant, Mikal Bridges aussi. Les Suns pourront-ils faire aussi bien voire mieux que l’année dernière ? Ou vont-ils s’écrouler sous la pression ? ENVOYEZ LA PREVIEW !!

Source : YouTube

Non, vous ne rêvez pas, la preview des Phoenix Suns est l’avant-dernière de la fameuse série du joueur préféré de ton joueur préféré… Qui aurait sérieusement parié sur ça il y a douze mois ? Absolument personne, dégun même comme on dirait sur les plages du Prado. Car oui, après une longue période d’une décennie vierge de tous Playoffs, les Suns ont retrouvé la postseason et se sont même invités en p***** de Finales NBA. Chris Paul et ses boys ont alors mis la planète basket à leurs pieds en à peine six mois… mais seront-ils capable de confirmer ? Le désert survivra-t-il dans la jungle de l’Ouest ? La Kardashian Curse va-t-elle flinguer Devin Booker et ses potes ? Envoyez la sauce !! 

Pour prendre l’Apéro en causant de la saison des Phoenix Suns, c’est par ici ! 

Ce qu’il s’est passé la saison dernière

Une dinguerie de bout en bout. Pour la recette d’une saison quasi-parfaite à Phoenix, faites venir Chris Paul pour jouer le parfait chef d’un jeune orchestre en explosion totale avec 1) Devin Booker le crack ultime devenu superstar indiscutable, 2) Deandre Ayton qui fait enfin honneur à son statut de first pick de Draft, 3) Mikal Bridges candidat MIP et aux All-Defensive Teams et 4) la clique des Cameron bros – Johnson et Payne – , Torrey Craig, Jae Crowder, Dario Saric et compagnie en mode supporting cast de fou furieux, transcendée et transcendante. Avec James Jones aux commandes et Monty Williams à la baguette, les Suns ont fait kiffer comme jamais leurs fans qui le méritaient bien après de longues années de disette à traîner dans les bas fonds de l’Ouest, mais aussi toute la planète basket avec un jeu collectif léché au possible et une défense en fer forgé. En finissant avec le deuxième meilleur bilan de l’Ouest et de la Ligue (51 victoires pour 21 défaites), CP3 et les siens ont tout simplement pris a pleines mains les prédictions de la planète basket pour les envoyer aux oubliettes avec manière, style et panache. Une régulière magnifique donc, mais qui arrive à peine à la cheville des Playoffs. Un premier tour face à des Lakers champions en titre mais diminués et en manque de rythme remporté logiquement et avec brio en six, puis des demi en mode coup de balai au cul du gros Niko Jokic, MVP qui n’a rien pu faire face au Point God plus God que jamais, puis des finales de conf’ remportée au nez et à la barbe des Clippers avec un Deandre Ayton qui sort les feux d’artifices au buzzer du Game 2 et voilà que les Suns se retrouvent devant les Bucks en FINALES NBA messieurs dames. Respiration. On pouvait alors se dire qu’ils n’étaient là que par chance et grâce aux infirmeries bien fournies de leurs adversaires (Anthony Davis, Jamal Murray et Kawhi)… mais les deux premières victoires à la maison ont vite fait taire ces mauvaises langues. On imagine alors déjà le design des bagues dans l’Arizona sauf que… sauf que Jrue Holiday s’est transformé en pickpocket et Giannis a fini par définitivement appuyer sur la pédale sur quatre matchs, et la bande à Monty n’a rien pu faire. Résultat final, une cuisante mais valeureuse défaite 4-2. C’est dommage certes, oui, et alors ? La victoire finale aurait-elle été préférable ? Bien sûr. Mais la Suns Nation aurait-elle signé il y a un an pour un tel scénario ? Absolument.

Phoenix Suns, le bilan 2020-21 : Chris Paul n’aura donc eu besoin que de six mois pour faire de Devin Booker un finaliste NBA

Quelques liens utiles

Le marché de l’été

  • Ils sont partis : Torrey Craig, Jevon Carter, Ty-Shon Alexander, Langston Galloway, E’Twaun Moore, Willie Green
  • Ils ont re-signé :  Chris Paul, Cameron Payne, Frank Kaminsky, Abdel Nader
  • Ils arrivent :  JaVale McGee (!!!), Elfrid Payton, Chandler Hutchinson, Landry Shamet

Très peu de mouvements dans le désert pendant l’été pour James Jones. Le move majeur estival du GM a été la prolongation logique (et intelligente) du maestro Chris Paul dont les services ont clairement transformé la franchise l’année dernière. Derrière, les jeunots Cameron et Elfrid se battront pour être le disciple officiel du vieux Christopher avec un avantage clair pour Camcam et sa papatte gauche de fou furieux justement prolongés. Monty Williams voit surtout la profondeur sur les ailes de son effectif bien réduire avec les départs de Torrey Craig, E’Twaun Moore et Langston Galloway car on n’est pas sûrs que l’arrivée du joli poignet de Landry Shamet suffise à combler les trous, surtout côté défense, et on a rien contre Abdel Nader et Chandler Hutchinson qui méritent leur place en NBA… mais bon… on parle d’Abdel Nader et Chandler Hutchinson. La grosse signature de l’été est finalement ce bon vieux JaVale venu tenir la raquette derrière Deandre Ayton pour prendre ce rôle de back-up qui manquait cruellement aux Suns pendant les Playoffs – surtout contre les Bucks – et apporte en prime de l’XP en tant que seul joueur bagué de l’effectif (si on nous avait annoncé il y a cinq ans qu’on dirait ça du Shaqtin’ a Fool humain… la barre que ça aurait été sérieux) .

Le roster 2021-22

  • Meneurs : Chris Paul, Cameron Payne, Elfrid Payton
  • Arrières : Devin Booker, Landry Shamet
  • Ailiers : Mikal Bridges, Abdel Nader, Chandler Hutchinson (two-way)
  • Ailiers-forts : Jae Crowder, Cameron Johnson, Dario Saric, Jalen Smith
  • Pivots : Deandre Ayton, JaVale McGee, Frank Kaminsky

En gras les starters potentiels, selon les fameuses sources proches du dossier 

Pourquoi changer un cinq majeur qui gagne et qui devrait faire encore mieux cette année avec de l’XP et de la confiance engrangée avec en prime les progrès logique du trio Book – Mikal – Ayton ? Expression bien trop rallongée et personnalisée certes, mais logique devant l’évidence même. Les titu se connaissent désormais par cœur et fonctionnent parfaitement ensemble. Chris Prolls déclinera bien sûr à cause de ses rhumatismes grandissants mais laisse tranquillement la place à son petit frère Devin qui couvrira parfaitement la perte de régime du vioc. Le duo est bien secondé par une jeune triplette Cameron Payne – Landry Shamet – Elfrid Payton très complémentaire et polyvalente mais cette rotation arrière complète manque pas mal de taille et pourrait très vite pêcher défensivement. Les copains sur les postes de forwards seront là pour combler ces manques tout en formant un joli régiment d’artilleurs à 3-points. tandis que monsieur Deandre Ayton et MONSIEUR JaVale McGee joueront les tours de contrôles et les points de fixation intérieurs pour finaliser un effectif ultra complet et bien profond, le couteau entre les dents et prêt pour la guerre.

Le petit point du banquier

Source : Spotrac 

Les finances sont au très beau fixe dans l’Arizona aujourd’hui avec seulement Chris Paul et Devin Booker au-dessus de la fameuse barre fatidique (non) des 13 millions. Robert Sarver est l’un des rares proprio de franchise contender à ne pas payer la Luxury Tax, mais cela ne devrait pas tarder à être le cas avec les prolongations à venir des Ayton, Bridges, Cam Johnson et compagnie… si Sarver daigne finalement payer ses cracks comme ils le méritent.

Pour l’analyse complète des finances des Phoenix Suns, c’est par ici 

Les tips TTFL

Une nouvelle fois cette année, on ne saurait trop vous intimer de prendre un abonnement mensuel au pick Devin Booker qui devrait taper une des dix ou quinze meilleures moyennes TTFL avec ses grosses perfs au scoring qui devront encore s’améliorer cette année. Il faudra toujours penser à profiter de la propreté insolente du Point God qui garantira toujours des belles pointes, tout en n’oubliant pas de surveiller les grosses semaines de Deandre Ayton et les progrès de Bridges et Johnson.

Les bons plans TTFL chez les Phoenix Suns, c’est par ici 

Le paragraphe du Doc

Quand on s’intéresse à l’infirmerie de Phoenix, six noms ressortent. Chris Paul, pour commencer, a connu des Playoffs très compliqués. Lors du premier match, une collision avec LeBron lui provoque une contusion à l’épaule droite. Il joue malgré la douleur et aggrave sa blessure lors du match 4, limitant ses minutes lors des matchs suivants. Il passera une IRM après le match 5 contre les Clippers, qui diagnostique alors des ligaments partiellement déchirés dans sa main droite. Pour finir, il aggrave aussi une blessure ancienne au poignet gauche, pour laquelle il passera finalement au bloc en août. Il est cependant à 100% pour la reprise. Devin Booker, lui, a connu trois alertes la saison passée. Après avoir manqué le début du training camp suite à une infection covid, il rate quatre matchs en janvier pour une élongation des ischio-jambiers gauches. Il se fait ensuite une triple fracture du nez lors de la série contre les Clippers et revient jouer avec un masque. Enfin, il se reblesse aux ischio-jambiers lors du match 3 des Finales et finit sa saison sur une jambe, ce qui ne l’empêchera pas d’aller chercher l’or avec Team USA à Tokyo. Une seule alerte la saison passée pour Elfrid Payton, qui a manqué neuf rencontres pour une tension aux ischio-jambiers droits. Jae Crowder, pour sa part, a fait deux aller-retours à l’infirmerie : trois matchs pour des douleurs au pied droit en février et huit pour une entorse de la cheville droite en avril. Cameron Payne, quant à lui, a subi deux entorses la saison dernière. Une première, à la cheville gauche, qui l’a privé de onze matchs en janvier, tandis que la deuxième, à la cheville droite, le limitera lors des Playoffs. Dario Saric, pour conclure, a démarré sa saison gêné par des douleurs au quadriceps droit, l’obligeant à manquer quatre rencontres. Deux entorses à la cheville gauche le priveront ensuite de dix matchs entre février et avril mais c’est après le premier match des Finales qu’une triste nouvelle tombe. Dario s’est déchiré le ligament croisé antérieur du genou droit. Le joueur et son coach ont clairement dit qu’un retour cette saison n’était pas forcément une option, et si retour il y a ce ne sera pas avant fin mars/début avril.

L’exploit d’un jour ou l’aube d’une ère dorée ?

La question qui fait mal et qui fait bégayer tout l’Arizona… mais sûrement pas la franchise et les joueurs. En pleine confiance légitime grâce à leur récent succès, les hommes de Monty Williams attaquent la saison plus comme des outsiders que des réels contenders. Et pourtant, il se pourrait bien qu’ils soient encore meilleurs cette année. Avec presque déjà une centaine de matchs joués ensemble, l’effectif quasi inchangé se connaît désormais sur le bout des doigts et devrait proposer un encore plus beau basket grâce à des connexions encore plus fortes entre les joueurs Oui, le vioc Chris Paul va bien entendu régresser, et alors ? Si le meneur va reculer d’un pas, son petit frère spirituel Devin avancera lui de cinq. À bientôt 25 ans, D-Book est dans la meilleure forme de sa vie et on ne dit pas cela par rapport à Kendall Jenner – même si on est jaloux quand même – , mais bien par rapport à son jeu qui ne cesse de se développer et de se diversifier. L’impact de CP3 est clairement visible dans le playmaking en nette progression de D-Book dont l’arme principale reste sa capacité de grand malade à scorer comme bon lui semble. On l’a vu lors des Playoffs, Booker doit désormais être rangé dans la caste des joueurs inarrêtables et est parfaitement capable de prendre le jeu à son compte dès qu’il le souhaite. Avec Cameron Payne et Landry Shamet en doublures du duo, la rotation backcourt des Soleils promet des étincelles, mais pourrait bien galérer à défendre, et ce ne sont malheuresement pas les 36 balais de CP3 qui vont arranger les choses.

Les clés du camion défense sont données à Mikal Bridges qui a plus que prouvé qu’il fait partie, non seulement des meilleurs snipers, mais aussi des meilleurs défenseurs extérieurs de la Ligue, et qui pourrait bien voir Deandre Ayton se glisser dans la peau de lieutenant. On attend beaucoup du pivot qui doit légitimer ses ambitions salariales auprès du front office, et cela passera par le jeu et l’attitude sur le parquet. Marre des post-ups foireux, des 3-points lancés (et briqués) sans réelle raison ou des séquences défensives aussi irrégulières que prometteuses, DA doit poursuivre sur la lancée de ses bons Playoffs et s’imposer comme la seconde option offensive de l’équipe et comme une vraie tour de contrôle imperturbable devant son cercle en tirant profit de ses coéquipiers et des conseils du vétéran bagué et expérimenté JaVale McGee (quelle fin de phrase incroyable à écrire encore une fois sérieusement). Jae Crowder, Dario Saric, Cam Johnson, Abdel Nader et Chandler Hutchinson (bof bof) seront toujours là pour jouer les bons couteaux suisses sur les postes 3 et 4 et sont clairement les meilleurs joueurs de complément possibles pour cet effectif rôdé de haut en bas et des deux côtés du terrain et à la jeunesse clinquante et prometteuse, mais qui a surtout les crocs et veut gagner dès maintenant.

Le pronostic du rédacteur

55 victoires et 27 défaites, et la troisième place de l’Ouest. Dans la continuité de la dernière saison, les Suns vont tutoyer les hauteurs de la West Coast en régulière… mais ne réitèreront probablement pas l’exploit de la dominer pendant les Playoffs. Les Soleils sont capable d’aller facilement gratter les soixante wins mais devraient prendre à la presque légère la régulière et reposer leurs stars – notamment Chris Paul – pour se concentrer sur leurs réels objectifs désormais, les mois de mai et juin. Le niveau et la beauté du jeu proposés devraient être encore plus impressionnants cette année… mais cela ne suffira pas cette fois-ci à passer la nouvelle armada Lakers en (demi-)finales de Conf’. Toutes les autres équipes s’inclineront devant Devin et Chris oui, mais, à moins que LeBron & Co soient de nouveau fusillés par les blessures ou soient sortis par une autre équipe, il est bien trop difficile malheureusement d’imaginer la bande à Monty retrouver les Finales NBA cette année.

Rester dans la course et évoluer à son rythme. La formule pourrait finir par payer un jour, mais ça ne sera sûrement pas pour cette année. Et vu l’âge de Chris Paul, il se pourrait bien que ce ne soit pas pour les prochaines non pus… Charge à Booker, Ayton et Cipifruit de nous prouver qu’un roster soudé et construit main dans la main vaut mieux que des superteams assemblées de par en par, et on leur souhaite bonne chance car ils risquent de fortement en avoir besoin…

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