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Free Agency 2021 : Cameron Payne prolonge aux Suns pour 19 millions sur 3 ans, car CP15 est devenu un vrai joueur de basket

Cameron Payne

Bon élève mérite sa récompense.

source image : YouTube

La soirée bat son plein et comme TrashTalk n’est pas un petit enfoiré de collégien, cette festivité ne met personne de côté. Voilà pourquoi on gratte sur Cameron Payne à minuit passé, un dossier chatouilleux mais qu’il fallait aborder pour le front office de Phoenix. L’objectif ? Le resigner pour moins de 10 kopecks, mais plus que 5.

Comment faire comprendre à un bon pote, qu’il n’est qu’un bon pote ? Le gars a beau être super cool et faire le taf quand on en a besoin, pas sûr que l’on soit prêt à déplacer les montagnes de Salt Lake City pour lui. Par contre, il ne faut surtout pas qu’il sente que l’on se paie sa tronche, sous peine de perdre de chaleureux services. La chasse au bon compromis – parfois taboue – a pour but de trouver cette offre qui satisfassent chacun des partis. Comme il n’y a pas de non-dits en Arizona (parfois avec excès), les Suns ont parfaitement géré la situation de Cameron Payne en le prolongeant pour 19 millions de dollars sur 3 ans. Un accord exemplaire, lequel découle sur une augmentation de biftons on ne peut plus logique pour le back-up de Chris Paul (précédemment payé 2 millions sur 2 ans).

Nomade de backcourt foireux depuis son départ du Thunder, Cameron Payne reste sur deux saison abouties dans l’Arizona. Il va sans dire que les objectifs collectifs ont été largement remplis avec ce revers en Finales contre Milwaukee, une désillusion n’effaçant pas la qualité de l’exercice 2020-21 made in Payne. Son apport ? On parle de quelques 8,4 points, 2,4 rebonds et 3,6 assists à 48% au tir dont 44% de la buvette, un apport statistique sexy à souhait pour un bonhomme qui ne joue que 18 minutes par rencontre. Dans le jargon de la NBA, on appelle ça un glow-up taille « Fred Van Vleet devenu papa », parfaitement disséqué dans un papier dédié à son évolution. Cette prolongation vient donc sécuriser la qualité du banc de Phoenix, tellement précieux pour placer un run bien vicieux dans les dents d’adversaires aux remplaçants tangibles et rondouillets. Mais aussi intelligent soit ce move, les Suns vont dorénavant devoir se serrer la ceinture pour faire passer la pilule du nouveau contrat décroché par la banque Chris Paul. Ce n’est pas l’endroit pour en parler, mais il est regrettable que le front office des Cactus sacrifie les boutons de sa chemise pour y dorer le col. Qui paiera les pots cassés ? Pas Cameron Payne, en tout cas.

Un deal reste un deal et aussi peu bankable soit-il, le safe de Cameron Payne est un fait d’arme tout à fait respectable dans cette Free Agency 2021. Le petit meneur tripoteur de gonfles s’en va conserver sa casbah en Arizona et continuera d’embaumer les temps mous d’un match laissé entre les mains des remplaçants. Good job, James Jones.

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