Suns

Les salaires de la saison 2021-22 des Phoenix Suns : grand soleil dans les banques de l’Arizona mais attention, les jeunes Cactus sont gourmands

Salaires Phoenix Suns

Robert Sarver, le proprio le plus tranquille du monde

Source image : montage via CC0 Public Domain via www.publicdomainpictures.net

Après avoir surpris la planète basket en atteignant les Finales NBA en juin dernier, les Suns font désormais partie des darlings de tout fan de la balle orange. Ainsi, avec la prolongation de Chris Paul et un Devin Booker plus heureux que jamais, la franchise de James Jones se porte bien sur tous les plans, notamment le plan salarial, mais devra tout de même faire face à de nombreuses questions et prolongations éventuelles cette année.

Petit guide pratique sur le Salary Cap et les Exceptions 

salaires suns 

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Situation financière par rapport au cap 

  • Le seuil de la Luxury Tax est fixé à 136,606,000$ cette année. 
  • Le Salary Cap de la NBA est fixé à 112,414,000$ cette année. 
  • Avec 130,043,051$ engagés contractuellement sur cette saison 2021-22, les Suns sont à leur zénith financier avec une banque parfaitement gérée pour un effectif ultra performant. Un tableau ensoleillé de haut en bas sans aucun nuage surpayé pour l’heure mais avec pas mal d’intempéries de prolongations à prévoir.

Si l’on s’arrête aux quatre premières colonnes de ce tableau, on est clairement sur une masterclass irréprochable. Une trentaine de millions pour un Booker qui se rapproche petit à petit du top 10 des meilleurs joueurs NBA et une autre pour un CP3 toujours performant et au leadership sans pareil, c’est du cocktail servi sur un transat aux Maldives pour Robert Sarver. Derrière, il faut faire une chute libre pour arriver au contrat suivant qui est pour l’heure celui de Deandre Ayton. Le premier pick de la Draft 2018 commence enfin à répondre aux attentes placées en lui il y a des années et ses derniers Playoffs ont plus que légitimé sa douzaine de ventilateurs, jusqu’à associer son blaze au aussi fameux que redouté « contrat max », ce qui est loin de plaire au management arizonien (voir plus bas). Les poignets expérimentés et vicieux de Jae Crowder et Dario Saric suivent ensuite le pas, avec la prolongation déjà actée de Cameron Payne et la prolongation bientôt actée (?) de Mikal Bridges en embuscade. Complétez le tout avec des vétérans comme JaVale McGee et des jeunots prometteurs comme Cam Johnson et Jalen Smith (à voir) et vous obtenez une grille de salaires logique, respectant globalement la hiérarchie de l’effectif et avec surtout de très belles affaires pour James Jones.

Joueurs sous contrats garantis pour la saison suivante : 5

  • Devin Booker
  • Chris Paul
  • Jae Crowder
  • Dario Saric
  • Cameron Payne

Malheureusement, lorsque l’on regarde plus à droite dans le tableau, on commence à comprendre que les quelques parenthèses glissées dans le paragraphe précédent n’étaient pas anodines. Le duo Devin – Chrissou sera toujours à la baguette, et ce au moins jusqu’en 2024 avec un contrat prolongé et bien géré chez le Point God, le duo étant secondé par Cameron Payne en parfait sixième homme plus performant que jamais. La triplette arrière pourra compter sur Jae Crowder et Dario Saric qui s’occuperont quant à eux des postes 3 et 4 pour un rapport qualité/prix plus qu’honnête. Cinq joueurs de qualité et à bas prix donc, mais derrière, personne, plus rien, nada, walou. Car oui, l’effectif actuel des Suns est en grande partie composé de jeunes performants et talentueux, mais surtout en quête de reconnaissance financière…

Trois joueurs dans des situations intéressantes cette saison 

  •  Deandre Ayton : combien vaut le pivot ? Un contrat max selon l’intéressé, un peu (beaucoup) moins selon son proprio. Les deux camps ne sont pas du tout d’accord sur le sujet et pour l’instant n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente. La question mérite d’être posée tant le pivot a performé et impressionné lors du run de Playoffs de son effectif qui l’a alors vu s’affirmer comme une vraie force intérieure des deux côtés du terrain. Quelques semaines de niveau All-Star pour trois saisons plutôt décevantes auparavant… suffisant pour donner raison à DA ? Pourquoi pas, mais le Bahaméen va vite devoir confirmer dès le début de saison en continuant sur sa belle lancée et ainsi mettre la pression sur Robert Sarver, qui pourrait bien finir par céder à la pression et la peur de voir son protégé lui échapper l’été prochain… 
  •  Mikal Bridges : même cuvée de Draft, même situation, mais à moindre échelle. Mikal s’apprête lui aussi à être agent libre restreint à la fin de la saison et n’a toujours pas signé son extension dans l’Arizona. Le 3&D made in Villanova s’était immiscé dans les discussions de MIP l’année dernière et fait clairement partie des meilleurs joueurs de Monty Williams désormais. Incontournable des deux côtés du terrain, on voit mal James Jones laisser partir l’ailier aux longues ailes s’envoler sans rien faire. Reste à voir maintenant à quel point la kichta offerte à Inspecteur Gadget sera épaisse, mais ne soyez pas étonnés si elle atteint les neuf chiffres.
  • Cameron Johnson : drafté un an plus tard que ses deux collègues, Cameron Johnson sera malgré tout, lui aussi, éligible à la fameuse prolongation. On ne va pas refaire tout le topo car on est globalement sur les mêmes questionnements et certitudes que pour Bridges, de nouveau à un niveau moins élevé. Ce qu’on peut dire surtout, c’est que James Jones a fait du gros boulot jusqu’ici et devra en assumer les conséquences dans une petite dizaine de mois. On lui souhaite bonne chance pour gérer tout ça car le taf à prévoir et réaliser est énorme, et que LeBron n’est plus là pour aider désormais.
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