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Top 30 des franchises de la décennie : les Portland Trail Blazers, c’était fun quand même ces dix années dans l’Oregon (#11)

Damian Lillard celebration

De Brandon Roy à Damian Lillard, il y a eu des moments all-time à Portland durant la décennie 2010.

Source Image : NBA League Pass

Il est l’heure. L’heure de fermer la page sur les années 2010, et donc de fermer la page sur dix ans de NBA et de souvenirs plus ou moins ancrés, plus ou moins légendaires. Il y a ceux dont on se rappellera encore dans cinquante ans et ceux qui disparaîtront au rythme des exploits de notre génération contemporaine, mais aujourd’hui et avec un regard tout neuf sur ces dix dernières années, nous nous sommes donc amusés à… trancher dans le vif. Aux portes du Top 10, ce sont les Portland Trail Blazers qui sont au programme aujourd’hui.

Classer les trente franchises de la Ligue, de 1 à 30 cela va sans dire, en prenant en compte aussi bien les victoires en saison régulière que les trophées individuels, le palmarès des printemps ou les stars passées en ville. Exercice difficile, ô combien discuté et évidemment toujours discutable, mais qui aura au moins le mérite d’être posé. Exercice subjectif également, qui prend en compte des chiffres mais aussi des ressentis, et que l’on vous demandera donc de respecter ou de débattre, seulement et seulement si vous faîtes l’effort, comme nous, de vous creuser un peu les méninges et de jeter un coup d’œil derrière votre épaule, sur ces dix années de NBA qui nous contemplent.

  • Saisons prises en compte : de 2009/10 à 2018/19
  • Critères étudiés : les victoires en saison régulière, le palmarès en Playoffs, le nombre de All-Stars et les trophées individuels
  • Objectivité : celle des fans NBA

On commence petit à petit à se rapprocher du Top 10 et ce sont les Blazers qui termineront aux portes de celui-ci. Une franchise peu médiatisée, qui poursuit son petit bonhomme de chemin quant à sa légitimité en tant qu’équipe régulièrement dans les places primées depuis sa contrée lointaine du Nord-ouest des États-Unis. Il s’en est passé des choses dans l’Oregon ces dernières années. Focus sur dix ans marqués notamment par des actions mémorables.

Le bilan en régulière : 451 victoires – 353 défaites

Le bilan en régulière des Blazers sur la décennie est solide. Seulement deux saisons n’ont pas débouché sur une campagne de Playoffs, et on a eu droit à sept années avec un bilan positif. Point d’orgue l’année dernière avec une jolie troisième place et 53 victoires au compteur. Cependant, ce n’était pas une première pour eux de terminer une saison avec 50 wins, car il y a eu aussi les épisodes de 2010, 2014 et 2015. Depuis l’arrivée de Terry Stotts et Damian Lillard en 2012, sans compter la première saison de rodage, jamais Portland n’a connu les vacances début avril. Vraie performance, même si le jeu proposé n’a pas toujours été au top. Les Blazers ont donc fait partie de ces équipes solides à l’Ouest. Jamais tout en haut de l’affiche, mais toujours en embuscade derrière les plus grosses écuries de la conférence. La franchise de Portland n’attire pas la lumière, mais elle n’en reste pas moins une équipe qui a su tirer son épingle du jeu malgré la forte densité.

Le bilan en Playoffs  : que d’émotions !

Huit campagnes de Playoffs en dix saisons du côté de Portland. Des habitués de la postseason, même s’il y a cinq éliminations au premier tour dans le lot, avec deux sweeps dont un vraiment crade face aux Pelicans en 2018. Cependant, on a eu droit également à de très grands moments, deux en particulier. Le premier, c’est ce shoot mémorable de Damian Lillard lors du Game 6 du premier tour des Playoffs 2014 face aux Rockets, shoot qui a permis à Portland de remporter sa première série depuis 2000. Et le second, on s’en souvient encore, c’est ce « bad shot » face à Paul George et le Thunder, un tir irréel pour tuer Oklahoma City et propulser les Blazers vers un deuxième tour face à Denver. Et là, les hommes de Terry Stotts ont réussi à franchir un vrai cap en éliminant les Nuggets lors du Game 7 au Pepsi Center, se qualifiant ainsi pour les Finales de la Conférence Ouest, une première depuis quasiment 20 ans. Ils n’ont pas réussi à monter plus haut mais la décennie se termine donc par le meilleur résultat en Playoffs depuis belle lurette.

Les joueurs majeurs

  •  1 ROY : Damian Lillard (2013)
  •  1 MIP : C.J. McCollum (2016)
  •  3 All-Stars : Damian Lillard (4), LaMarcus Aldridge (4), Brandon Roy (1)

Commençons d’abord par l’emblème, l’icône, l’âme de tout un État. Drafté en 6è position en 2012, Damian Lillard a été LE joueur majeur de la décennie. Il était arrivé en digne successeur de celui qui avait mis un terme à sa carrière dans l’Oregon fin 2011, à savoir Brandon Roy. Entre lui et Greg Oden, les Blazers n’ont pas vraiment été épargnés par les dieux de la santé lors du début de la décennie. Mais avec l’arrivée de Lillard, ils sont rentrés dans une nouvelle ère, que l’on pourrait diviser en deux parties. D’abord, Dame a formé un gros duo avec LaMarcus Aldridge, alors première option offensive. Le tandem était accompagné par notre Nicolas Batum national, qui s’est révélé dans l’Oregon comme l’homme à tout faire de cette équipe. Il était l’ailier d’un cinq composé également de Wes Matthews et Robin Lopez. Une équipe vraiment fun à regarder jouer. Ensuite, avec le départ de nombreux cadres en 2015 (Aldridge, Batum, Matthews, Lopez), il a fallu que des jeunes prennent la relève. La campagne 2015-16 sera marquée par l’avènement de C.J. McCollum, drafté en 2013 et logiquement récompensé du titre de Most Improved Player, augmentant sa moyenne de points de 14 unités. Deuxième trophée individuel après le Rookie de l’Année de Lillard en 2013. Ces deux-là formèrent et forment encore aujourd’hui l’un des meilleurs backcourts de la Ligue. Ils ont bien été accompagnés ces dernières années par les Al-Farouq Aminu, Maurice Harkless, Jusuf Nurkic et d’autres. Enfin, quelques mentions pour finir avec des joueurs comme Marcus Camby, Andre Miller ou encore Gerald Wallace. Si ces derniers n’ont pas été des grands contributeurs dans l’histoire de la franchise, ils ont cependant donné beaucoup de leur énergie pendant les premières années de la décennie.

Le cinq majeur de la décennie : Damian Lillard – C.J. McCollum – Wesley Matthews – Nicolas Batum – LaMarcus Aldridge 

Le souvenir du rédacteur

Lorsque l’on évoque les Portland Trail Blazers, on pense tout de suite aux deux shoots de Damian Lillard en Playoffs. Mais remémorons-nous un souvenir plus lointain, mais tout aussi beau. Playoffs 2011, Game 4 contre les Mavericks de Dirk Nowitzki au premier tour. Les Blazers sont menés 2-1, et accusent un retard de 23 points vers la fin du troisième quart-temps. La messe semble dite, mais ce n’est pas l’avis de Brandon Roy. 18 points inscrits dans le dernier acte, et un come-back insensé. Une mixtape offensive sur un quart-temps. Passes inspirées, rebonds offensifs, jeu au poste, pull-up derrière l’arc, pénétrations tranchantes, l’arrière All-Star est intenable et son équipe revient à quatre points à une minute du terme. Et là, un 3+1 pour ramener son équipe à égalité. Exceptionnel. Un stop plus tard, nouvelle possession pour Portland, dans une salle remontée à bloc. Bien évidemment, ballon pour B-Roy. Il drive, se lève juste devant la ligne des lancers malgré Shawn Marion sur son dos. Il vient trouver une magnifique planche et le ballon retombe dans le cercle. 84-82, les deux dernières possessions ne donneront rien et la victoire est acquise. Si la série est ensuite perdue, ce match restera le dernier à ce degré de performance pour l’éternel regret de l’Oregon.

La forme actuelle

Après avoir disputé les Finales de la Conférence Ouest l’an passé, les Blazers étaient plus que jamais ambitieux pour cette année. Malheureusement, le début de saison n’est pas à la hauteur des espérances avec un bilan actuel de 13 victoires pour 16 défaites. Il y a eu quelques changements dans l’effectif durant l’intersaison ainsi que des gros pépins physiques qui ont fait mal à Portland (Jusuf Nurkic toujours à l’infirmerie, Zach Collins blessé, Rodney Hood out également), à tel point que Carmelo Anthony a été signé par la franchise de l’Oregon. Les Blazers vont mieux aujourd’hui avec quatre victoires sur leurs cinq derniers matchs, mais va falloir continuer.

La projection pour la décennie 2020

C’est toujours difficile de se projeter. Mais ce qu’on sait, c’est que Damian Lillard et C.J. McCollum sont sécurisés jusqu’au milieu de la décennie 2020, ce qui permettra aux Blazers de rester compétitifs. Le backcourt est évidemment à la base du projet et il faudra voir comment Portland arrivera à entourer le duo. Il faudra surveiller aussi l’avenir du pivot Jusuf Nurkic, qui a seulement 25 ans et qui est aujourd’hui en rééducation après sa terrible blessure. Il a encore deux années de contrat après celle-ci. Sinon, il y a quelques jeunes à développer. Zach Collins commençait à montrer deux trois bonnes petites choses avant sa blessure, le jeune Anfernee Simons est prometteur, et on n’oublie pas Nassir Little et Skal Labissiere. Rien qui ne fasse monter au plafond, mais qui sait ? On n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. Une chose est sûre en tout cas, Carmelo Anthony ne passera pas les dix prochaines années à se cailler les miches dans l’Oregon.

On peut dire que la décennie 2010 des Blazers est globalement réussie. Avec Damian Lillard comme franchise player, Portland a retrouvé les hauteurs de la Conférence Ouest en gagnant plusieurs séries de Playoffs, ce qui n’était pas arrivé depuis 2000. En plus, certains des plus grands moments NBA de la décennie ont eu lieu dans l’Oregon. Bref, c’était plutôt fun. 

Le classement

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