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Top 30 des franchises de la décennie : les New York Knicks, et cette impression qu’ils tournent en boucle depuis dix ans (#23)

James Dolan

Quand t’es propriétaire et que tu fous le bordel dans ta propre maison.

Source image : Youtube/TMZ Sports

Il est l’heure. L’heure de fermer la page sur les années 2010, et donc de fermer la page sur dix ans de NBA et de souvenirs plus ou moins ancrés, plus ou moins légendaires. Il y a ceux dont on se rappellera encore dans cinquante ans et ceux qui disparaitront au rythme des exploits de notre génération contemporaine, mais aujourd’hui et avec un regard tout neuf sur ces dix dernières années, nous nous sommes donc amusés à… trancher dans le vif. On part sur un petit peu de mythologie aujourd’hui, avec… les New York Knicks.

Classer les trente franchises de la Ligue, de 1 à 30 cela va sans dire, en prenant en compte aussi bien les victoires en saison régulière que les trophées individuels, le palmarès des printemps ou les stars passées en ville. Exercice difficile, ô combien discuté et évidemment toujours discutable, mais qui aura au moins le mérite d’être posé. Exercice subjectif également, qui prend en compte des chiffres mais aussi des ressentis, et que l’on vous demandera donc de respecter ou de débattre, seulement et seulement si vous faîtes l’effort, comme nous, de vous creuser un peu les méninges et de jeter un coup d’œil derrière votre épaule, sur ces dix années de NBA qui nous contemplent.

  • Saisons prises en compte : de 2009/10 à 2018/19
  • Critères étudiés : les victoires en saison régulière, le palmarès en Playoffs, le nombre de All-Stars et les trophées individuels
  • Objectivité : celle de fans NBA

C’est parti pour – enfin ! – parler de l’une des franchises les plus catastrophiques de cette deuxième moitié de décennie. Entre management incompréhensible, Drafts douteuses et direction qui vient caresser l’absurde, les Knicks ont bien été l’une des équipes les plus mythiques de la NBA. Oh oui, des mythes ils nous en ont vendu, mais parfois il faut reposer les pieds sur terre.

Le bilan en régulière : 324 victoires – 480 défaites

Un bilan qui souligne bien toutes les amorces de projets développées par la Big Apple, restées par contre au stade… bah d’amorces. Les belles années de Carmelo Anthony viennent quand même rehausser le bilan, avec par exemple une belle saison à 54 wins en 2013. Du reste, les Knicks réussiront l’exploit de réaliser les deux pires saisons de leur longue histoire en l’espace de quatre ans, avec 17 wins en 2015 et en 2019. Quand y’en a plus y’en a encore, voilà qui pourrait faire un beau slogan à la franchise.

Le bilan en Playoffs : on y a presque cru en 2013, mais chassez le naturel et il revient au galop

En 2010, après avoir échoué à recruter LeBron James, les Knicks jettent finalement leur dévolu sur Amar’e Stoudemire et… Raymond Felton, entre autres. Tiens, comme l’impression que l’histoire se répète. Avec ça les Knicks arriveront à accéder jusqu’aux demi-finales de conférence en 2013 et depuis… pas besoin de les enfoncer gratuitement mais vous avez compris le message. Au moins la prochaine décennie ne pourra être que meilleure. Avec les arrivées de Zion Williamson, Kevin Durant et… Non pardon, vraiment là on arrête, et on souhaite de belles années 2020 aux Knicks. Sans rancune ?

Les joueurs majeurs

  • Cinq All-Stars (Melo x6, Porzingis x1, Stoudemire x1, Lee x1, Chandler x1)
  • Un 6thMOY (J.R. Smith, 2013)
  • Un DPOY (Tyson Chandler, 2012)

Évidemment on pense à Carmelo Anthony en premier lieu, véritable superstar de la décennie new-yorkaise. Mais le Madison a vu TELLEMENT de « personnages » passer dans ses vestiaires depuis dix ans… Par où commencer. Peut-être par ces mecs pour qui TrashTalk a vu le jour, j’ai nommé l’immense Gérard et ses apôtres Nate Robinson, Raymond Felton, Darko Milicic, Eddy Curry, Kenyon Martin, Baron Davis, Steve Novak, Rasheed Wallace, Andrea Bargnani, Metta World Peace ou Michael Beasley. Rien qu’avec ça on peut déjà prendre notre retraite. Mais au cours des dix dernières années les Knicks auront également vu passer de vraies légendes du jeu, plus vraiment des légendes au moment de leur passage mais légendes quand même. On pense par exemple à Derrick Rose, Jason Kidd, Mike Bibby, Chauncey Billups ou même Tracy McGrady, tous venus profiter des commerces de la ville pendant quelques mois au moins. Fut également un temps où les intérieurs des Knicks n’étaient pas uniquement des poste 4 qui ne font que shooter, puisque l’on se rappelle des passages de Tyson Chandler, David Lee, Marcus Camby ou encore DeAndre Jordan dans la raquette de NYC. Petite pensée également pour les soldats Mozgov, Shumpert ou Gallinari, pour une magnifique brochette de pivots français (Séraphin, Noah, Turiaf, tous dans leur prime) et pour un Jeremy Lin qui n’aura mis que quelques semaines pour écrire l’une des plus belles histoires vues en NBA au 21ème siècle, alors que Kristaps Porzingis aura réussi l’exploit d’être plus souvent sifflé qu’acclamé au Madison.

Bonus track : Frank Ntilikina, le futur Dieu de New York

Le cinq majeur de la décennie : Jeremy Lin – Gérard – Carmelo Anthony – Amar’e Stoudemire – Kristaps Porzingis

Le souvenir du rédacteur

Ah les grande années de Carmelo Anthony… L’occasion ou jamais pour se rappeler de la domination offensive de Melo il fut un temps, l’occasion ou jamais de rappeler aux jeunes ados que vous êtes que, non, Carmelo Anthony n’a pas toujours été un vieux gros papy individualiste surcoté. Un soir de janvier 2014, un peu énervé, l’ailier va nous faire un récital en plantant 62 points dans la tête des Bobcats. M-ixtape complète. Du 3-points, du jeu au poste, de la pénétration… Melo veut montrer qu’il peut tout faire ce soir là et surtout qu’il… SAIT tout faire. Il en profite aussi pour récolter 13 rebonds, mais aucune passe décisive ce soir-là, faut pas déconner non plus. Du Melo comme on l’aime, du Melo comme on l’aimait.

La forme actuelle

Hum, comment dire. Est-ce que le fait de voir les Knicks tutoyer les sommets du ridicule cette saison encore nous étonne ? Bien sûr que non. Le recrutement du dernier été était tout juste « à peine intéressant enfin pourquoi pas enfin bref on verra », les jeunes sont doués mais l’absence d’encadrement et de coaching tend à un faire des role players alors que certains ont clairement du talent, les supposés franchise players n’en seraient pas dans d’autres équipes et voilà comment on se retrouve à être, une fois de plus, une punchline supplémentaire dans le grand livre de l’humour. Pas de hiérarchie, pas de fond de jeu, un n°3 de Draft qui avance dans l’ombre et qui doit s’emmerder vénère, heureusement que le Madison n’est pas spécialement du genre pressé…

La projection pour la décennie 2020

Honnêtement, très difficile de se projeter avec les Knicks, comme toujours. Y’a de la jeunesse (R.J. Barrett, Frank Ntilikina, Mitchell Robinson, Kevin Knox…), mais si les Knicks gardent le propriétaire dont on ne doit pas citer le nom et globalement la même direction, on a du mal à voir cette franchise construire un projet sur le long terme.  Typiquement le genre d’élève à qui on a envie de dire « peut mieux faire », puis passer au bulletin suivant, et ainsi de suite…

Le mythe de LeBron James en 2010, celui de Kevin Durant et Zion Williamson en 2019, mais quelle odyssée pour les supporters des Knicks. Heureusement, ces derniers ont eu droit à quelques passages en Playoffs il y a quelques années, un peu de spectacle avec les tomars de Gérard et de l’espoir placé en l’idole Carmelo Anthony. Et mine de rien… cela aura aidé à passer ces dix années bien tristes. Allez, au tour de ces messieurs d’écrire une histoire qui tient la route pour la prochaine décennie.

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