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Top 30 des franchises de la décennie : les Washington Wizards, le backcourt le plus relou de la Ligue a vendangé sec (#21)

John Wall Bradley Beal

Ça va surprendre qui quand les deux vont se retrouver dans un Octogone en sous-carte de B2o Kaaris ?

Source image : NBA League Pass

Il est l’heure. L’heure de fermer la page sur les années 2010, et donc de fermer la page sur dix ans de NBA et de souvenirs plus ou moins ancrés, plus ou moins légendaires. Il y a ceux dont on se rappellera encore dans cinquante ans et ceux qui disparaitront au rythme des exploits de notre génération contemporaine, mais aujourd’hui et avec un regard tout neuf sur ces dix dernières années, nous nous sommes donc amusés à… trancher dans le vif. On enchaîne avec la place… 21, voici le bilan du double-quinquennat des hommes de la capitale.

Classer les trente franchises de la Ligue, de 1 à 30 cela va sans dire, en prenant en compte aussi bien les victoires en saison régulière que les trophées individuels, le palmarès des printemps ou les stars passées en ville. Exercice difficile, ô combien discuté et évidemment toujours discutable, mais qui aura au moins le mérite d’être posé. Exercice subjectif également, qui prend en compte des chiffres mais aussi des ressentis, et que l’on vous demandera donc de respecter ou de débattre, seulement et seulement si vous faîtes l’effort, comme nous, de vous creuser un peu les méninges et de jeter un coup d’œil derrière votre épaule, sur ces dix années de NBA qui nous contemplent.

  • Saisons prises en compte : de 2009/10 à 2018/19
  • Critères étudiés : les victoires en saison régulière, le palmarès en Playoffs, le nombre de All-Stars et les trophées individuels
  • Objectivité : celle de fans NBA

Une douce odeur de regret dans le District de Columbia sur les dix années écoulées. Car les Wizards auront ont eu de vraies opportunités en Playoffs, mais l’effectif n’a jamais cliqué dans les bons moments. A commencer par le socle du roster, l’association John Wall / Bradley Beal, qui avait le talent pour prétendre à plus que cela. Une relation basée sur l’affirmation implicite du « Je t’aime moi non plus. », et qui a conditionné la quasi-entièreté des résultats frustrants de la franchise sur la décennie.

Le bilan en régulière : 353 victoires – 451 défaites

Après un début de décennie très compliqué avec quatre saisons de suite assez catastrophiques à moins de 29 succès, les Wizards enchaînent ensuite cinq saisons consécutives dans le positif entre 2013 et 2018, avec une pointe à 49 wins en 2016-17. Oui, Washington a vraiment une propension à la schizophrénie.

Le bilan en Playoffs : un contender de l’Est qui n’a jamais gravi la marche… des demi

Quatre apparitions en Playoffs pour trois défaites en demi-finales de Conférence et une au premier tour en 2018. Malgré de belles batailles au second tour, notamment en 2015 où Paul Pierce lâche alors des buzzer beaters de grand malade ou en 2017 avec une série perdue en sept contre les Celtics, les Wizards nous laisseront un petit goût d’inachevé. Car ils furent nombreux les bilans de fin de saison où l’on affirmait des phrases du genre « belle campagne de Playoffs cette année, ils vont revenir encore plus forts l’an prochain et couteaux entre les dents »… pour finalement stagner au même niveau voire pire la saison suivante… Toujours un petit quelque chose qui manque, et ce quelque chose nous dit également que l’on est pas prêt de revoir les Sorciers jouer au mois d’avril…

Les joueurs majeurs

  • Deux All-Stars (John Wall x5, Bradley Beal x2)

John Wall est incontestablement le visage de la franchise depuis dix ans. Drafté en première position en 2010, Jean Mur a porté l’équipe, que ce soit dans les bons ou les mauvais moments et il est aujourd’hui le troisième meilleur scoreur, le meilleur passeur et meilleur intercepteur de l’histoire de Washington. Juste à côté de lui, son acolyte Bradley Beal, drafté en 2012. Otto Porter fut également un lotery pick des Wizards, l’année suivante. A l’intérieur, Nene et Marcin Gortat ont fait les beaux jours du pick and roll avec Wall. Mais citons également les « héros » du début de décennie, les mi-cinglés mi-iconiques Gilbert Arenas, Andray Blatche, Caron Butler et Antawn Jamison pou encore, pêle-mêle, Garrett Temple, Markieff Morris, Ramon Sessions et Trevor Ariza, le duo shaqtinesque Javale McGee / Nick Young en fin de décennie 2000’s et début 2010’s également, nos deux français Kevin Seraphin et Ian Mahinmi ou les premières années de Kelly Oubre. Dwight Howard est également taper quelques doubles-doubles, Isaiah Thomas tente de se refaire la cerise depuis quelques mois alors que le futur sera peut-être écrit par Rui Hachimura, Thomas Bryant ou Davis Bertans, youplaboum. Mention obligatoire pour finir à la clutchitude du vétéran Paul Pierce, les Hawks ou les Raptors s’en souviennent encore.

Le cinq majeur de la décennie : John Wall – Bradley Beal – Otto Porter Jr – Nene – Marcin Gortat

Le souvenir du rédacteur

Déjà mentionné précédemment, le « I call Game ! » de Paul Pierce face aux Hawks méritait totalement sa place ici. Mais un autre shoot en pleine série de Playoffs va se démarquer. C’est en effet John Wall en 2017 qui lâche la bombe de sa vie à la maison face aux Celtics. Boston mène 3 à 2 dans la série. Il reste 7 secondes et quelques bananes à jouer dans le Game 6. Washington est mené de 2 points et John Wall a été dé-gueu-lasse toute la soirée. Remise en jeu d’Otto Porter, gouttes de sueur sur tous les fronts du Verizon Center. Wall récupère la gonfle avec Avery Bradley sur la trogne, pas la plus cool des situations. Tout le monde attend un drive du meneur mais ce dernier pose deux dribbles et… se lève à quasiment un mètre de la ligne à 3-points. BOUM !  Le genre de shoot ultra-couillu pour un mec qui a clairement des lacunes à longue distance. L’équation était simple, si le tir était raté, la série était pliée. Avantage d’un point pour DC avec 3,5 secondes à jouer. Johnny s’en est allé en guerre et arrache alors un Game 7. Historique.

La forme actuelle

Une saison en cours qui s’annonçait catastrophique mais qui est finalement « seulement » un peu claquée. Les victoires manquent évidemment à l’appel mais Bradley Beal a trouvé en Davis Bertans, Thomas Bryant, Ish Smith ou Rui Hachimura des compagnons sympathiques dans l’optique du tout pour l’attaque. Ça perd régulièrement dans les 145-135 mais au moins on ne s’ennuie pas, si on part du principe que l’on savait que de toute manière… ça perdrait tous les soirs ou presque. La bonne nouvelle pour Scott Brooks c’est qu’il ne peut pas faire bien plus, la mauvaise nouvelle pour les Wizards c’est que Scott Brooks est donc toujours là. A voir comment se positionnera Bradley Beal à la trade deadline car l’idée d’une refonte totale de la franchise de Washington est au moins aussi souvent évoquée que le ras-le-bol probable de l’arrière All-Star, mais quoiqu’il arrive l’avenir à court-terme en ville est… flou, un peu trop flou pour nous.

La projection pour la décennie 2020

Difficile à pronostiquer. La franchise traîne cette même équation depuis trois, quatre, cinq ans désormais. Que faire du duo Wall-Beal. Car les deux parlent beaucoup mais ils ne sont, surtout, pas les plus grands BFF de la planète. Petites guerres d’ego à répétition, alors du coup… lequel garder, lequel trader ? Et en quel état va revenir Wall de sa blessure, et comment le meneur ultra-athlétique vu au début de sa carrière va vieillir ? Des questions compliquées dont les réponses font flipper. Washington a misé sur Rui Hachimura et possède à ses côtés un poste 5 solide avec Thomas Bryant, mais en dépit de ces deux jeunes gars… il y a très peu de certitudes pour les Wizards. Moralité, la prochaine décennie semble dores et déjà compliquée alors qu’elle n’a même pas commencé.

Les Wizards furent un temps considéré comme un outsider réel à l’Est. Avec des campagnes intéressantes mais sans réelle progression d’une année à l’autre, la rivalité interne entre Wall et Beal a entaché un vestiaire déjà en galère, avec un Scott Brooks visiblement immortel aux yeux de la franchise. Les fans de D.C. peuvent avoir quelques regrets car les hommes de la capitale pouvaient légitimement viser les Finales de Conférence. Les pépins physiques de Johnny et le gros contrat d’un Otto Porter trop timide n’ont pas aidé et le bilan à tirer du double quinquennat est donc en demi-teinte, et si les Wizards veulent prétendre à une nouvelle participation à un second tour présidentiel, il faudra choisir le chef du parti et évincer le second afin d’empêcher une nouvelle débâcle en interne. 

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