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Top 30 des franchises de la décennie : les Atlanta Hawks, modèle de basket puis modèle de reconstruction, on attend la suite (#15)

hawks john collins trae young

Toute la Géorgie compte sur vous les pioupious.

Source image : NBA League Pass

Il est l’heure. L’heure de fermer la page sur les années 2010, et donc de fermer la page sur dix ans de NBA et de souvenirs plus ou moins ancrés, plus ou moins légendaires. Il y a ceux dont on se rappellera encore dans cinquante ans et ceux qui disparaitront au rythme des exploits de notre génération contemporaine, mais aujourd’hui et avec un regard tout neuf sur ces dix dernières années, nous nous sommes donc amusés à… trancher dans le vif. On s’envole à présent avec les Hawks d’Atlanta pour cette belle journée d’hiver.

Classer les trente franchises de la Ligue, de 1 à 30 cela va sans dire, en prenant en compte aussi bien les victoires en saison régulière que les trophées individuels, le palmarès des printemps ou les stars passées en ville. Exercice difficile, ô combien discuté et évidemment toujours discutable, mais qui aura au moins le mérite d’être posé. Exercice subjectif également, qui prend en compte des chiffres mais aussi des ressentis, et que l’on vous demandera donc de respecter ou de débattre, seulement et seulement si vous faîtes l’effort, comme nous, de vous creuser un peu les méninges et de jeter un coup d’œil derrière votre épaule, sur ces dix années de NBA qui nous contemplent.

  • Saisons prises en compte : de 2009/10 à 2018/19
  • Critères étudiés : les victoires en saison régulière, le palmarès en Playoffs, le nombre de All-Stars et les trophées individuels
  • Objectivité : celle de fans NBA

C’est vrai que quand on pense aux dernières années… beh c’est pas la folie à Atlanta. Malgré la bonne pioche Trae Young, les Hawks étaient encore loin des Playoffs la saison passée. Mais quand on regarde la décennie dans son ensemble, on est clairement sur un acteur majeur de la conférence Est. Les Hawks ont presque toujours été présent en avril, et c’est même l’une des rares franchises qui peut se vanter d’une telle constance.

Le bilan en régulière : 423 victoires – 381 défaites

C’est un bilan dans le positif pas vraiment surprenant. En effet les Hawks ont validé sept saisons avec plus de victoires que de défaites sur les huit premières années de la décennie. Ils en profiteront même pour aller chercher la meilleure saison régulière de leur histoire avec cette fameuse équipe 2014-15. Soixante wins tout pile, mais depuis Atlanta dégringole peu à peu au classement de l’Est. Néanmoins, le bleu de chauffe est déjà remis et la franchise de Géorgie veut valider son retour sur la pente ascendante. Ce ne sera pas pour cette saison mais future is bright comme ils disent.

Le bilan en Playoffs : quatre premiers tours, trois demi de conf, une finale de conf

Huit apparitions en Playoffs sur les dix dernières années, c’est quand même loin d’être dégueulasse. Malheureusement, on a du mal à retenir une campagne plutôt qu’une autre tant elles se ressemblent toutes. Tous les ans les Hawks y croient, mais tous les ans ils s’arrêtent au premier ou au second tour. À l’exception de la postseason 2015 lors de laquelle Atlanta atteindra les Finales de Conférences pour… se faire swepper par les Cavs de LeBron James. Encore une victime du King, une de plus.

Les joueurs majeurs

  • Cinq All-Stars : Paul Millsap et Al Horford (4), Joe Johnson (3), Kyle Korver et Jeff Teague (1)
  • Un 6thMOY (Jamal Crawford, 2010)
  • Un COY (Mike Budenholzer, 2015)

De la grosse came. Des légendes passées rapido (Mike Bibby, Jamal Crawford, Lou Williams, Tracy McGrady, Jerry Stackhouse et dernièrement Dwight Howard ou Vince Carter), la génération 00’s encore présente sur le début de décennie (Josh Smith, Joe Johnson, Zaza Pachulia), deux Français pas forcément restés dans les annales (Johan Petro et et Pape Sy), mais surtout le squad des années 2013-15 qui prend là une belle place dans le passé récent de la franchise. Al Horford, Jeff Teague, Paul Millsap, Kyle Korver, Mike Scott, DeMarre Carroll, Kent Bazemore, Dennis Schroder ou même les tueurs à gage Ivan Johnson ou Pero Antic et l’entertainer Mike Muscala, les souvenirs de l’équipe coachée par Mike Budenholzer sont emprunts de sourires tant ça jouait délicieusement bien à l’époque. On notera également les passages éclairs de Marco Belinelli ou Ersan Ilyasova, le n°2 de Draft… Marvin Williams, les renfrts utiles ces derniers mois de Jabari Parker ou Alex Len, mais surtout – et piur finir – une génération montante qui pourrait refaire des Hawks une place forte d’ici quelques saisons. Messieurs De’Andre Hunter, Kevin Huerter, Bruno Fernando, Cam Reddish, John Collins et Trae Young, à vous de jouer.

Le cinq majeur de la décennie : Jeff Teague – Dennis Schröder – Kyle Korver – Paul Millsap – Al Horford

Le souvenir du rédacteur

Rendons hommage à l’histoire pour ce souvenir. En effet, Atlanta rentrait il y’a bientôt cinq ans dans un club très privilégié en NBA. EN 2015 donc, les Hawks devenaient la cinquième franchise de l’histoire à voir quatre de ses joueurs sélectionnés pour un match des étoiles. À l’époque, les Hawks surprennent toute la Ligue en proposant un jeu bien léché et viennent tout simplement de prendre la première place à l’Est devant les Cavs de LeBron, après avoir vu également… ses cinq starters être élus… Joueurs du mois de janvier, récompense ultime pour un collectif impeccable. L’occasion pour nous de se remettre quelques highlights en intraveineuse, rien de mieux pour se réchauffer en plein mois de décembre.

 

La forme actuelle

Les Hawks avaient du plomb dans l’aile ces dernières années. Cependant, les récents choix de Draft font qu’il sont en train de remonter la pente, le Process comme dirait l’autre. John Collins qui progresse d’année en année, Trae Young qui n’en finit plus de surprendre la NBA, et voilà qu’on parle déjà d’Atlanta comme les nouveaux Warriors, d’autant plus que le rookie De’Andre Hunter commence lui aussi à faire sa place. Du calme quand même, remonter une pente ça prend un peu de temps, et pour l’instant on reste englué tout en bas de l’Est, heureusement que les Knicks sont là pour gérer la quinzième place, as usual.

La projection pour la décennie 2020

On vient de le dire, les Faucons sont sur la pente ascendante. Alors on prie pour qu’il n’y ait pas de blessures, pour que John Collins accepte que sa croissance et terminée, pour que Trae Young plante dix 3-points par match pendant quinze ans, bref pour que les Hawks continuent sur leur progression. Car tout est en place à Atlanta, dans une franchise qui collectionne les jeunes à potentiel à la pelle. Le jeu est plaisant, les joueurs spectaculaires, tout est réuni pour nous régaler en ce début de décennie 2020. Préparez vous à voir Stephen Curry Trae Young et sa bande venir jouer les gros bras les prochaines années, en tout cas… aujourd’hui c’est la tendance

Les Hawks n’ont pas défrayé la chronique ces dix dernières années, c’est le moins que l’on puisse dire. Les trades ont été plutôt bons, on a tenté des trucs, jusqu’à atteindre les finales de conférence tout de même grâce à un basket total. Malheureusement, un certain King de l’Est était présent à ce moment là, comme souvent. Rebelote, on reprend tout à zéro et on retente en 2020, ça va bien finir par passer.

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