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Top 30 des franchises de la décennie : les Los Angeles Lakers, on dit merci au titre 2010, sinon c’était recalé au fond de la classe (#16)

Dwight Howard Lakers

Le passage à vide fut… wow.

Source image : Youtube

Il est l’heure. L’heure de fermer la page sur les années 2010, et donc de fermer la page sur dix ans de NBA et de souvenirs plus ou moins ancrés, plus ou moins légendaires. Il y a ceux dont on se rappellera encore dans cinquante ans et ceux qui disparaitront au rythme des exploits de notre génération contemporaine, mais aujourd’hui et avec un regard tout neuf sur ces dix dernières années, nous nous sommes donc amusés à… trancher dans le vif. Rendez-vous aujourd’hui avec les Lakers, pour un Once upon a time in Hollywood version NBA.

Classer les trente franchises de la Ligue, de 1 à 30 cela va sans dire, en prenant en compte aussi bien les victoires en saison régulière que les trophées individuels, le palmarès des printemps ou les stars passées en ville. Exercice difficile, ô combien discuté et évidemment toujours discutable, mais qui aura au moins le mérite d’être posé. Exercice subjectif également, qui prend en compte des chiffres mais aussi des ressentis, et que l’on vous demandera donc de respecter ou de débattre, seulement et seulement si vous faîtes l’effort, comme nous, de vous creuser un peu les méninges et de jeter un coup d’œil derrière votre épaule, sur ces dix années de NBA qui nous contemplent.

  • Saisons prises en compte : de 2009/10 à 2018/19
  • Critères étudiés : les victoires en saison régulière, le palmarès en Playoffs, le nombre de All-Stars et les trophées individuels
  • Objectivité : celle de fans NBA

Et on dit merci au titre de 2010 hein. Parce qu’on va le voir ici, la dernière décennie était plutôt un joyeux bordel à L.A. Entre séparations déchirantes, coups fourrés et un titre vieux de dix ans, on a clairement oscillé entre tragédie et comédie pendant un dixième de siècle. Tarantino n’avait qu’a bien se tenir car en termes de scénarios la grande Ligue vient parfois rivaliser facilement avec le septième art.

Le bilan en régulière : 363 victoires – 441 défaites

Ah oui, malgré cette place à la frontière de la première moitié des meilleures franchises de la décennie, on a quand même un bilan sacrément négatif au bout du compte. Les Lakers finissaient la dernière décennie avec l’un des meilleurs bilans de leur histoire et attaquèrent celle-ci avec deux belles saisons au-dessus des 55 wins, et ensuite… c’est la descente aux enfers pour les purple and gold. Une descente digne de Trainspotting jusqu’à arriver à un total de 65 défaites et une place d’avant-derniers de la Ligue. Une saison à la poubelle pour dire au revoir à Kobe Bryant, c’est pas si cher après tout.

Le bilan en Playoffs : la lune de miel, puis la routine, puis le néant

Là encore, on voit la désillusion des Lakers au fil des années. On termine l’année 2010 avec un titre puis on se fait éliminer en demi-finale de conférence les deux années suivantes et au premier tour l’année d’après… pour finalement ne plus retrouver les Playoffs jusqu’à aujourd’hui. On ne reviendra pas sur ce splendide raté de la saison passée, mais ça commence à faire une belle période de disette pour les Angelinos. Heureusement LeBron est arrivé, et heureusement – surtout ? – il a réussi à ramener son pote Anthony Davis cet été. On se retrouve en avril cette fois-ci, plus aucun doute là-dessus.

Les joueurs majeurs

  • Cinq All-Stars : Kobe Bryant (7), Pau Gasol (2), LeBron James, Dwight Howard et Andrew Bynum (1)
  • Un 6thMOY (Lamar Odom, 2011)

LA star, c’est évidemment Kobe Bryant sur cette décennie. Sept sélections All-Star durant la période, emblème de la franchise depuis 1996, il n’y a aucun débat.  Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut oublier tous les grands joueurs passés par le cité des anges. Pau Gasol, Lamar Odom, des restes de Derek Fisher sur le début de décennie, un Metta World Peace plus qu’utile quand on lui laisse prendre ses drogues, le jumeau sénile de Steve Nash, un bout de Lou Will, de Boozer ou encore Dwight Howard (revenu faire un tour cette année)… Et puis pensons à tous ces petits anges partis cet été, Lonzo Ball, Josh Hart et Brandon Ingram, censé, à la base, représenter l’avenir de la franchise, mais Kyle Kuzma en sera le seul survivant, au contraire d’autres projets comme… Andrew Bynum (quelle bête mais quelle bébête), Julius Randle, Ivica Zubac, D’Angelo Russell ou encore Larry Nance Jr. (qui a quand même marqué l’année 2015 en marquant un quasi-lancer contre son camp). Heureusement LeBron James est là pour compenser et on était obligé de le mettre dans le cinq majeur, même avec une moitié de saison de basket tout au plus. On ne se prive pas du King dans un roster. Le King qui a tout de même contribué à ramener avec lui Rajon Rondo, Anthony Davis, Danny Green, Javale McGee et Avery Bradley pour composer une équipe qui a quand même bien plus de gueule qu’en 2018, quand les clownesques Michael Beasley ou Lance Stephenson étaient encore dans la place. Mais que dire de cette époque bénie entre 2014 et 2016, lorsque des demi-dieux comme Ryan Kelly, Jordan Clarkson, Robert Sacre ou Nick Young peuplaient le roster angelino, on en a encore l’eau à la bouche. Pour finir ? On aime les belles histoires alors on terminera avec la passage, rappelez-vous, d’Isaiah Thomas, mais surtout la dolce vita d’Andre Ingram et l’avènement du meilleur joueur de tous les temps sur Terre et dans toutes les planètes environnantes : Alex Caruso.

Le cinq majeur de la décennie : Nick Young – Kobe Bryant – Metta World Peace – LeBron James – Pau Gasol

Le souvenir du rédacteur

Nous sommes en 2015, c’est Noël ou du moins la fin de la nuit de Noël donc la fin du… Christmas Day. Derby angelino entre Clippers et Lakers, autant vous dire que vu la gueule du roster des teammates de Kobe… la dinde peut très vite ressortir par tous les trous. Sauf que ce match sera mythique, et en particulier l’une des ses actions. Trois minutes à peine de jouées au premier quart, et l’histoire s’écrit. Chris Paul se ballade car Jordan Clarkson fait semblant de défendre comme à son habitude, pull-up de Cipifruit à trois, clang, rebond long, et ce qui suit dépasse tout simplement l’entendement. Larry Nance Jr. s’élève à la hauteur de la ligne des lancers pour se saisir du rebond avec ses immenses bras mais… ne parvient pas à contrôler le ballon. Le ballon lui échappe et repart aussi vite qu’il était arrivé… en direction de son propre panier. Ficelle, what the fuck, incrédulité puissance mille, deux points pour les Clippers. Pour re-situer la chose ? Il est 5h30 du matin en France et on est devant la NBA depuis 18h la veille, bourrés de cernes, de charcuterie et de bière, et certains sont même en direct avec TrashTalk aux commentaires pour, forcément, l’un des souvenirs les plus marquants, tout court, de cette décennie de basket.

La forme actuelle

Monstrueux. On en parlait au dessus, les arrivées de l’été ont transformé les Lakers de LeBron + cirque à « équipe invincible ou presque ». Ça trône tranquille en tête de la Conférence Ouest, normal pour un King, et tout le monde se prend aujourd’hui à rêver d’une fratricide finale de conférence face aux voisins Clippers. C’est officiel, les Lakers sont de retour au sommet, alors rendez-vous en avril.

La projection pour la décennie 2020

A très court terme, c’est à dire es deux ou trois prochaines saisons, on ne s’en fait clairement pas pour les Lakers. Derrière ? Toute la jeunesse a été bazardée pour Anthony Davis et on le comprend tout à fait, donc difficile de se projeter après 2023, une fois que Bronny Jr. sera la star de la franchise. On en reparle dans trois bagues ans ?

L’histoire de cette décennie est fidèle à la franchise la plus titrée de Los Angeles. De la joie, de la tristesse, de la colère, puis enfin, de l’espoir. Et si la décennie 2020 démarrait comme la précédente ? Vous le voyez venir, vous, le titre en 2020 ?

Le classement

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