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Zoom sur les pays (hors US) les plus représentés en NBA : qu’il prépare un festin, l’Oncle Sam a des invités

Drapeaux

The World’s got game, oui oui.

Source : montage TrashTalk

Basket-ball, baloncesto, panier-ballon ou encore kosarka, appelez-le comme vous voulez, dans la langue que vous voulez, dans tous les cas ce sport ne cesse de s’étendre à travers le globe (désolé les platistes). Initié notamment par la Dream Team de 1992, le processus de mondialisation orchestré par la NBA continue de faire ses preuves et de s’accroître. Aujourd’hui, on vous présente les nations (hors USA) qui proposent le plus de joueurs pour la saison à venir. Attention, analyse fine et détaillée en approche.

Depuis des années, les héritiers de Dirk, Tony, Manu, Yao, Arvydas, Dikembe et compagnie sont de plus en plus nombreux en NBA. On pourrait commencer avec Nikola Jokic et Giannis Antetokounmpo. Ces deux joueurs partagent les trois derniers titres de MVP alors qu’aucun des deux n’est originaire du pays de l’Oncle Sam. Et pourtant, ils ne sont pas les seuls non-américains à faire parler d’eux depuis plusieurs années, de l’autre côté de l’Atlantique. Citons simplement Luka Doncic, Joël Embiid, Nikola Vucevic, Bruno Fernando (lol non), Jamal Murray ou encore nos frenchies Rudy et Vavane… La liste des joueurs internationaux sur les parquets ricains ne fait que grandir, que ce soit en quantité ou en qualité. Mais alors, quelles sont les nations les plus représentées dans la Grande Ligue ? Place au top 10 (avec 26 nations, normal quoi).

#10 Une douzaine de pays avec 2 joueurs dans l’élite, mais pas toujours des joueurs d’élites

On commence doucement en passant en revue les douze pays qui comptent deux NBAers, en les classant du duo le plus éclaté au plus kiffant. Objectivité assurée.

  • L’Ukraine : Alex Len et Svi Mykhailiuk, eh beh quel one-two punch de folie (non).
  • Le Brésil : Didi Louzada (si vous ne connaissez pas c’est normal) et Raul Neto. Pour les trois personnes ici qui se posent la question, Cristiano Felicio s’est envolé pour la Bundesliga.
  • Israël : T.J. Leaf et Deni Avdija, disons-le, la combinaison ne fait pas rêver.
  • Le Sénégal : Gorgui Dieng et Georges Niang, un peu de longévité dans ce monde de brutes.
  • Le Japon : Rui Hachimura et Yuta Watanabe, enfin si ce dernier a réussi à survivre après le tomar d’Anthony Edwards.
  • La République Démocratique du Congo : Bismack Biyombo et Jonathan Kuminga, y’a de la longueur de bras au pays de Mutombo ( Emmanuel Mudiay tente quant à lui de se relancer en Lituanie ).
  • La Lettonie : Davis Bertans et Kristaps, ah les pays de l’Est et leur amour pour la filoche longue distance.
  • L’Italie : Ryan Arcidiacono et Danilo Gallinari, délaissés par Nicolo Melli et Nico Mannion qui sont retournés au pays des spaghettis.
  • Le Monténégro : le All-Star Niko Vucevic, et les pas du tout All-Stars Marko Simonovic et Javonte Green (tous trois aux Bulls, waw).
  • La Grèce : les frangins Giannis et Thanasis à Milwaukee.
  • Le Cameroun : Joël Embiid et Pascal Siakam, v’là le talent dans la raquette.

#9 Cinq pays pouvant aligner un Big 3, ou un three tout court

Même système de classement, mais avec moins de candidats.

  • L’Argentine : Les fistons spirituels de Luis Scola et Manu Ginobili sont Facundo Campazzo – aka le papa de C.J. McCollum – Gabriel Deck et Luca Vildoza, un meneur fraîchement débarqué dans la casbah Knicks.
  • Les Bahamas : La petite île des Caraïbes nous a d’abord ramené Buddy Hield, puis Deandre Ayton et tout récemment Kai Jones, le pick 19 des Hornets pour la Draft 2021.
  • La Lituanie : Les Twin Towers avec Domantas Sabonis et Jonas Valanciunas, plus un petit Ignas Brazdeikis en sous-marin : c’est plus un duo avec un gars qui traînait dans le coin, mais bon.
  • La République Dominicaine : un autre duo de big mens avec Karl-Anthony Towns et Al Horford auxquels il faut désormais associer l’ailier Chris Duarte, 13e pick de la Draft 2021, parti vers l’Indiana.
  • La Slovénie : Vlatko Cancar, Goran Dragic et Luka Magic. De toute façon, ce dernier vaut un Big 3 à lui seul. Et même s’il n’a jamais joué une seconde aux USA, on cite Klemen Prepelic juste parce que Nicolas Batum. Ah, ça fait du bien de s’en rappeler quand même. Allez, reprenons.

#8 La Turquie et la Croatie, pas loin d’avoir un starting five

La Croatie a découvert la NBA dans les nineties grâce à Toni Kukoc et Drazen Petrovic, et ne l’a jamais lâchée depuis. Les deux pseudo-héritiers actuels de ces légendes du jeu sont Dario Saric et Bojan Bogdanovic. Manque plus qu’à rajouter Luka Samanic et Ivica Zubac pour faire les tâches ingrates, et vous avez déjà une belle base de roster FIBA. Côté turc, la peinture est bien occupée par Enes Kanter, de retour à Boston cette année et qui pourrait bien apprendre 2-3 trucs à Alperen Sengun, le pick 16 des Rockets de la Draft 2021. Sur les ailes, on associe Cedi Osman et Furkan Korkmaz, le valeureux de l’Ohio et l’artilleur de Pennsylvanie. À voir désormais si Ersan Ilyasova trouvera un spot en NBA d’ici la reprise, ou si c’est direction la retraite pour le vétéran.

#7  Cinq Serbes en NBA, Belgrade et ses talents

Ah enfin, on rentre dans les nations qui peuvent constituer un 5 majeur évoluant chez les grands. Si on devait composer pour jouer demain, le cinq majeur serbe serait celui-ci : Niko Jokic à la mène – parce qu’il est trop fort et trop intelligent – Bogdan Bogdanovic en deuxième ball handler et arrière sniper, l’alien Aleksej Pokusevski à l’aile, Nemanja Bjelica, le 3e splash bro en stretch four et Monsieur – avec un très très grand M – Boban Marjanovic dans la peinture. QI basket, taille, longueur de bras et shooting à volonté, vous avez tout ce qu’il faut pour flex sur le parquet. Et puis, à partir du moment où vous avez le Joker dans votre équipe, vous savez que vous jouez quelque chose. Y’a pas à dire, l’école serbe c’est vraiment pas de la gnognotte.

On retrouve désormais deux nations à 6 joueurs et deux autres à 7, mais on a malgré tout décidé de les séparer, compte tenu de la différence de qualité de ces effectifs.

#6 L’Allemagne compte 6 joueurs dans la Grande Ligue, Dirk peut dormir sur ses deux oreilles (bof)

Tout comme Drazen et Kukoc en Croatie, Dirk a influencé on ne sait combien de mecs outre-Rhin (ce terme claque tellement moins) pendant les années 2000. Ça se ressent notamment lorsque l’on observe les postes 4 et 5 made in NBA de la Mannschaft. On y retrouve Maxi Kleber, Daniel Theis – tous deux bons tireurs, mais pas autant que le Wunderkid quand même – et les deux frères Wagner. À ce beau et grand monde, on rajoute le playmaking et la vista de Dennis Schröder, désormais chez les Celtics, ainsi que le côté all-around et les grands bras d’Isaac Bonga. Vous voilà prêts pour le combat. Sachant qu’Isaiah Hartenstein n’a toujours pas signé de contrat, cette génération germanique a vraiment de quoi faire kiffer en NBA. Deutsche Qualität, on vous dit.

#5 Six Bleus aux States : La France cinquième au classement, deuxième des J.O, mais première dans nos cœurs

COCORICO ! On sait que vous n’attendiez qu’eux, eh bien voici enfin nos Français ! Par qui commence-t-on dans l’effectif ? Non parce qu’on les aime tous autant les uns que les autres, ces fous. Allez, débutons par Vavane. Pourquoi ? Parce qu’on a pas regardé l’équitation comme il l’avait demandé, et qu’on a drôlement bien fait. Il y a aussi Nico Batum, qui a certes prolongé avec les Clippers, mais qui nous a surtout envoyé en finale via un block devenu légende. Au milieu de tout ça, on a évidemment Rudy et ses longs bras de triple DPOY x double All-Star, histoire de s’assurer que personne n’approchera à moins de dix mètres du cercle. Pour les années à venir, pas trop d’inquiétude, la relève est bien assurée avec Sekou Doumbouya et Killian Hayes – la bromance de Detroit – mais aussi par Théo Maledon qui s’éclate dans l’Oklahoma. Comment zapper Timothée Luwawu-Cabarrot, tout simplement énorme pendant les Jeux Olympiques ? Il n’a quant à lui toujours pas resigné dans une franchise, à l’instar de Frank Ntilikina et Adam Mokoka. De son côté, Elie Okobo est de retourné filocher dans l’Hexagone avec sa signature à l’ASVEL. On finit par un petit s/o sur Jaylen Hoard, Joel Ayayi et Killian Tillie qui sont en two-way contract. Petite pensée enfin pour nos jeunots Yves Pons et Juhann Begarin qui pourraient se faire une place dans l’élite en cours d’année. Bref, on est peut-être 5e en quantité mais on est premiers en qualité humaine et sportive (totale objectivité, bien sûr).

#4 L’Espagne compte sept jugadores en NBA : « aquí la pelota ! »

On a beau les détester pour les travaux réalisés sur nos terres, on ne peut pas s’empêcher d’avoir une pointe d’admiration pour cette génération exceptionnelle du basket hispanique, championne du monde 2006 et 2019. Aujourd’hui, la Roja version NBA est portée par Ricky Rubio, impérial durant les JO et membre du 5 majeur des Jeux, par les frères Hernangomez ainsi que par le désormais discret, Serge Ibaka. Alors, Marc Gasol décidera peut-être de ne pas honorer son contrat avec Lakers pour rejoindre son frère au pays, mais pour l’heure, il est toujours affilié à la ville des Anges. La relève a intérêt à assurer pour être un tant soit peu à la hauteur de l’héritage qui lui est laissé. Qui sait, les rookies Usman Garuba et Santi Aldama (picks 23 et 30 de la Draft 2021) arrivés cet été aux States seront peut-être les pièces principales de cette reconstruction.

#3 Sept Boomers en NBA, les Australiens se font entendre sur la planète orange

Il n’y a clairement pas que le rugby en Australie car désormais, le basket s’impose enfin dans le pays des surfeurs. Présents depuis un moment à roder chez les ricains et à attendre depuis des années leur tour sur la scène internationale, les Boomers ont enfin réussi à décrocher une médaille internationale cet été, notamment grâce à leurs joueurs évoluant en NBA. L’effectif comprenait notamment Patty Mills, lui qui vient de rendre les Nets plus cheatés que nécessaire, Joe Ingles et son physique de retraité, Josh Green le swingman des Mavs, Matisse Thybulle et sa défense de chien ainsi que Jock Landale, nouveau venu chez les Spurs. Absent des jeux, on retrouvera bientôt Ben Simmons sur les écrans du League Pass, lui qui connaîtra enfin les couleurs sous lesquelles il évoluera pour cet exercice 2021-22. Et Josh Giddey, tiens, le sixième choix 2021 du Thunder qui ressemble à John B. plus qu’à un joueur NBA. Dans l’effectif australien des JO se trouvaient également Matthew Dellavedova, nouveau joueur de Melbourne, mais aussi Aron Baynes et Dante Exum, toujours free agents.

#2 Le Nigeria, la nation montante du basket mondial compte déjà 12 bonhommes aux US

Après avoir battu les cainris en préparation des JO cet été, nous verrons douze hommes de Mike Brown pointer le bout de leur nez en NBA, dès octobre. Parmi eux, on retrouve beaucoup de big mens, normal au pays de Michael Olowokandi direz-vous (ils sont tous bien meilleurs que lui, hein). Le potentiel crack Precious Achiuwa déménage à Toronto pour y rejoindre son compatriote O.G. Anunoby, mais quitte ses frérots K.Z. Okpala et Gabe Vincent du Heat. De leurs côtés, Josh Okogie et Monte Morris continueront à progresser, le premier au Minnesota, le second dans le Colorado. Enfin, Al-Farouq Aminu jouera (ou pas) pour les Spurs, tandis qu’Udoka Azubuike, Chimezie Metu, Jordan Nwora, Jahlil Okafor et Miye Oni tenteront de gratter un maximum de temps de jeu dans leurs franchises respectives. Et dire que Bam Adebayo a failli jouer pour les D-Tigers, quelle équipe ç’eût été sérieux.

#1 Le Canada en tête avec 19 NBAers, champions du monde

Avec une bonne marge sur le reste, on retrouve les Canadiens en première place de ce classement. En même temps, quand il n’y a pas l’Atlantique à traverser, c’est tout de suite plus simple pour arriver dans la Grande Ligue, hein. Parmi la presque vingtaine d’héritiers de Steve Nash, on retrouve Nickeil Alexander-Walker à New Orleans et son couz SGA en tandem avec Luguentz Dort dans l’Oklahoma. Au total, on compte même trois autres duos de coéquipiers white and red aux States : les potos Dillon Brooks et Brandon Clarke à Memphis, les ailes de Golden State avec Mychal Mulder et Andrew Wiggins et enfin les Twin Towers façon sirop d’érable de Toronto, Khem Birch et Chris Boucher. On a même pu observer une opération plan à 3 pendant la Free Agency chez les Pistons puisque Cory Joseph a vu débarquer Trey Lyles et Kelly Olynyk dans le Michigan. Apparemment, ils aiment jouer ensemble au pays de Céline et Garou. Les pauvres Canadiens esseulés sont Oshae Brissett, R.J. Barrett, Mfiondu Kabengele, Jamal Murray – qui a été opéré mais devrait rater toute la saison prochaine – Dwight Powell, Tristan Thompson et enfin le petit dernier de cette grande famille, Joshua Primo (le pick 12 des Spurs cette année). On a donc ici la seule nation avec les US à pouvoir aligner un roster NBA complet et en plus de ça, orchestré par monsieur Nick Nurse. C’est fort. Bien évidemment, les Road Warriors ont réussi de bons JO en remportant…. hein ? Quoi, comment ca ? On me dit dans l’oreillette qu’ils ne se sont même pas qualifiés pour y participer ? C’est pas logique ça les gars. Ah oui, bah il fallait sélectionner the GOAT himself : Anthony Bennett. Ça aurait bien mieux fonctionné, c’est sûr.

Le Canada qui, à ce rythme, va finir par dégager la glace des stades de hockey pour y installer du parquet. Le Nigeria qui n’arrête pas de nous pondre des talents. Les Australiens, plus forts et nombreux que jamais. Les Français qui font en ce moment bien mieux que tenir tête à Team USA. Décidément, les internationaux du basket n’ont jamais autant fait parler d’eux que lors de ces dernières années, et c’est franchement cool.

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