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Emmanuel Mudiay rejoint le Zalgiris Kaunas : un peu d’EuroLeague pour celui qui n’a pas réussi chez l’Oncle Sam

Nuggets Emmanuel Mudiay

Belle pioche lituanienne.

Source image : YouTube

Alors que pas mal de franchises cherchent encore à finaliser leur roster, Emmanuel Mudiay vient de signer au Zalgiris de Kaunas. Après une saison 2020-2021 blanche à espérer gratter un spot dans la Grande Ligue, le Congolais s’est finalement rabattu sur l’EuroLeague. Alors, le futur du Mud chez les Baltes s’inscrira-t-il dans la durée ?

La NBA ne voulait plus de lui et il l’a bien compris. Eh oui, Manu a eu beau participer à la Summer League avec Portland et Michael Beasley, histoire de montrer qu’il en avait encore dans le bide, rien n’y fait et aucune franchise américaine n’a daigné le récupérer. L’ancien meneur des Nuggets, des Knicks et du Jazz a finalement décidé de signer sur un an au Zalgiris de Kaunas, chez le champion de Lituanie. Le septième pick de la Draft 2015 rejoint donc Joffrey Lauvergne pour y former un duo d’anciens de la NBA. Cette saison, Mudy et Jojo essaieront de faire mieux que le dernier bilan tristement neutre de 17 victoires pour 17 revers eu EuroLeague, synonyme d’une vieille onzième place. Ce ne sera pas la première expérience overseas du bonhomme puisqu’il avait snobé la NCAA pour la Chine et ses grosses liasses, juste avant d’être drafté. En rejoignant le Zalgiris, Emmanuel Mudiay suit ainsi les traces d’autres joueurs passés par la légendaire institution lituanienne comme Donatas Motiejunas, Mindaugas Kuzminskas, Ty Lawson ou encore Arvydas Sabonis qui y a débuté et terminé sa carrière (11 saisons au total). Mais surtout the GOAT himself : monsieur Boban Marjanovic !

Alors, que retiendra-t-on du passage de la Mude aux States ? Un meneur physique au shoot plus que moyen qui n’a jamais su répondre aux attentes placées en lui. Le dernier souvenir que l’on en gardera sera une boulette à la Chris Webber lors de son passage en Summer League avec les Blazers cet été. Dans les derniers instants du match contre Houston, le Mud a demandé un temps mort alors que son équipe n’en avait plus. La conséquence est immédiate : lancer puis 3-points, victoire des Rockets. Ah, il est beau le QI basket. Côté positif de la chose, on peut noter une belle saison 2018-2019 chez les Knicks avec des moyennes de 14,8 points, 3,9 passes et 3,3 rebonds à 45% au tir. Y’a pire, mais y’a mieux aussi. Ce qui a toujours manqué à Manu, c’est un vrai shoot à 3-points (32% en carrière) sans lequel il n’a pas pu passer un vrai cap. On pourra tout de même retenir de beaux highlights, dont notamment un quart-temps à 24 points contre les Celtics en 2016, mais surtout un game-winner au buzzer contre Philly, digne des très grands noms.

Si le Congolais passe avec succès sa visite médicale, nul doute qu’il sera un nom important et influent du championnat européen cette saison. Du haut de ses 25 ans, il doit encore en avoir sous la pédale et pourrait profiter de bonnes perfs pour que les GM ricains se souviennent de lui et le recontactent à l’été 2022. En tout cas, on jettera un œil à ses débuts en EuroLeague, le 1er octobre contre l’ASVEL.

Source texte : Eurohoops

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