Jeux Olympiques

Le cinq majeur des Jeux Olympiques dévoilé : Ricky Rubio, Patty Mills, Luka Doncic, Kevin Durant et Rudy Gobert, ça parait très correct

Jeux Olympiques 8 août 2021

Jrue Holiday, Bam Adebayo ou Evan Fournier peuvent peut-être nourrir quelques regrets, mais la domination de ces cinq-là ne souffre de quasiment aucune contestation.

Source image : FIBA - TrashTalk

Après les exploits vient toujours l’heure des récompenses, et l’organisation de ces Jeux a donc nommé ce matin le cinq majeur du tournoi olympique masculin, récompensant cinq joueurs issus de cinq nations différentes, comme le sport est bien fait.

Le premier n’a pas réussi à passer le cap des quarts mais autant vous dire qu’il n’y est pas pour grand chose. Après son combo Coupe du Monde 2019 / trophée de MVP, Ricky Rubio a confirmé à Tokyo qu’il est bel et bien devenu le patron de la Roja, avec un grand P, et son tournoi fut en tous points incroyable. 20 points et 9 passes pour s’échauffer face au Japon, 26 points, 5 rebonds et 4 passes contre l’Argentine, 18 points et 9 caviars face à Luka Doncic et les Slovènes et, surtout, ce chef d’œuvre malheureusement inutile en quarts contre Team USA, avec une élimination espagnole mais… 38 points du nouveau meneur des Cavs, infernal mais vaincu par des US qui montaient en régime. Plus de 25 pions de moyenne donc après un rapide calcul, venez le chercher. Pour l’accompagner sur la ligne arrière ? Un duo de fantastiques leaders, qui se retrouvaient d’ailleurs hier pour la médaille de bronze. Luka Doncic, fort d’une explosion légendaire au premier match avec 48 pions face à l’Argentine et globalement exceptionnel tout au long du tournoi (48/11/5/3 en ouverture, 25/7/7/2/2 contre les Japonais, 12/14/9 face à la Roja, 20/8/11/2 en quarts contre l’Allemagne, 16/10/18 face à la France et 22/8/7 hier), un Luka Doncic aussi phénoménal balle en main qu’il fut parfois détestable avec les arbitres ou les adversaires, mais une chose est sûre : Luka a pris rendez-vous avec l’histoire et la planète basket n’est peut-être pas prête.

Patty Mills ? Quelle histoire là aussi… Porte drapeau australien et représentant par la même occasion tous les Aborigènes avec un coeur immense, le nouveau meneur des Nets a lui aussi été étincelant durant tout le tournoi, terminant sa quinzaine par une historique poussé de fièvre (42 points) pour offrir à son pays la première médaille de son histoire dans une grande compétition internationale. 25/4/6/4 en ouverture contre le Nigeria, on donne le ton, 16/6/5 dans une grosse victoire contre les Italiens, 24 points et 6 passes face à l’Allemagne, 18 points lors du blow-out en quarts face à l’Argentine, 15 points, 5 rebonds et 8 passes lors de la douloureuse élimination face à Team USA, seule défaite des Boomers sur ce tournoi, et donc cette sucrerie pour le bronze, match à l’issue duquel les larmes de Patty seront aussi les nôtres.

Les deux grands qui complètent le cinq ? Kevin Durant, évidemment, qui a étincelé pendant quinze jours, donnant l’air de ne pas y toucher et on confirme d’ailleurs aux nouveaux venus : oui, Kevin Durant fait ça toute l’année en NBA, en marchant. Nouveau meilleur marqueur de l’histoire de Team USA aux Jeux Olympiques, KD a terminé son tournoi comme il l’a commencé, avec des moyennes finales de 20,7 points, 5,3 rebonds et 3,7 passes et un choc incroyable hier matin pour les fans et joueurs français, assez unanimes quand il s’agit de reconnaitre… qu’on ne pouvait pas faire grand chose face à ce mec-là. Les Français qui s’offrent en tout cas un cocorico pour finir puisque c’est Rudy Gobert qui récupère le dernier spot de ce cinq magique, fort d’un tournoi monstrueux, à peine grisé par quelques lancers ratés en finale. De la défense, sans blague, mais aussi un apport offensif inestimable de Rudy sur ces Jeux, et une récompense finalement tout à fait logique puisqu’elle valide aussi le magnifique parcours français, tout comme une nomination d’Evan Fournier aurait pu le faire si Ricky Rubio, Patty Mills et Luka Doncic ne venaient pas d’une autre planète.

Petit détour vers le cinq majeur des Jeux Olympiques de ballon-panier féminin dans lequel on retrouve l’éternelle Sandrine Gruda, en excellente compagnie. À la mène, la désormais légendaire Rui Machida dont la vision du jeu a fait taire de mauvaises bouches. Sur les postes 2 et 4, les ricaines s’imposent avec les présences de Breanna Stewart et A’ja Wilson. On ne commentera pas le prénom de cette dernière, mais l’employé de mairie a clairement renversé son café sur le clavier. Et puis pour clore ce cinq majeur à fière allure, la Belge Emma Meesseman vient apporter son attaque de cercle made in WNBA.

Cinq joueurs au sommet de leur art ou pas loin, puisque dans le lot l’un des cinq est plutôt sur la fin et un autre commence seulement son carnage. Rien à dire sur le choix des héros, simplement un immense bravo, à des mecs qui ont non seulement assuré sur le parquet mais qui ont, surtout, représenté dignement leur maillot. Et ça, aux Jeux Olympiques, c’est clairement le plus important. 

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