Rockets

Top 30 des franchises de la décennie : les Houston Rockets, on attend toujours une Finale NBA depuis 1995 (#7)

harden rockets

Sympa le maillot avec des écritures chinoises. Ca tombe bien, c’est la langue que parle Houston dès qu’il faut affronter les Warriors en Playoffs

Source Image : NBA League Pass

Il est l’heure. L’heure de fermer la page sur les années 2010, et donc de fermer la page sur dix ans de NBA et de souvenirs plus ou moins ancrés, plus ou moins légendaires. Il y a ceux dont on se rappellera encore dans cinquante ans et ceux qui disparaîtront au rythme des exploits de notre génération contemporaine, mais aujourd’hui et avec un regard tout neuf sur ces dix dernières années, nous nous sommes donc amusés à… trancher dans le vif. Aujourd’hui les Houston Rockets, toujours à la conquête d’une finale NBA depuis bientôt 25 ans.

Classer les trente franchises de la Ligue, de 1 à 30 cela va sans dire, en prenant en compte aussi bien les victoires en saison régulière que les trophées individuels, le palmarès des printemps ou les stars passées en ville. Exercice difficile, ô combien discuté et évidemment toujours discutable, mais qui aura au moins le mérite d’être posé. Exercice subjectif également, qui prend en compte des chiffres mais aussi des ressentis, et que l’on vous demandera donc de respecter ou de débattre, seulement et seulement si vous faîtes l’effort, comme nous, de vous creuser un peu les méninges et de jeter un coup d’œil derrière votre épaule, sur ces dix années de NBA qui nous contemplent.

  • Saisons prises en compte : de 2009/10 à 2018/19
  • Critères étudiés : les victoires en saison régulière, le palmarès en Playoffs, le nombre de All-Stars et les trophées individuels
  • Objectivité : celle des fans NBA

On commence gentiment à se rapprocher du Top 5 et pour ce jour de Noël les Rockets de Houston sont à l’honneur. La franchise texane a connu une décennie mitigée, entendez par là qu’ils ont souvent été bien placés, mais jamais récompensés, et ce pour diverses raisons. En effet, si l’arrivée d’un certain barbu en 2012 a changé le visage de la franchise et a permis à cette dernière de s’installer parmi les places fortes de l’Ouest, les Fusées ont échoué année après année en Playoffs.

Le bilan en régulière : 488 victoires – 316 défaites

Le bilan en saison régulière est très solide. En effet, les Rockets se placent au quatrième rang de la NBA au nombre de succès d’octobre à avril sur la décennie. Cependant, le début des années 2010 n’a pas été brillant. Avec notamment un Yao Ming blessé, Rick Adelman puis Kevin McHale ne parviennent pas à qualifier les Rockets en Playoffs de 2010 à 2012. Pendant ces trois saisons, le bilan est positif mais ils terminent à trois reprises à la place du con, c’est-à-dire neuvième d’une Conférence encore plus sanglante qu’aujourd’hui. Un changement radical dans l’histoire de la franchise permettra néanmoins à cette dernière de franchir enfin ce cap de la huitième place. James Harden arrive en 2012 et a soif de gloire. Il est transféré d’Oklahoma City et passe de sixième homme à franchise player. L’impact est immédiat et The Beard n’a depuis toujours pas connu les joies des vacances au mois d’avril. Avec en point d’orgue cette saison 2017-18 lors de laquelle les Fusées domineront sans partage la Ligue avec 65 victoires, record de franchise explosé, avec un Harden version MVP.

Le bilan en Playoffs : de l’espoir, des rendez-vous manqués, et beaucoup de regrets 

Après trois années sans Playoffs, l’arrivée de The Beard en 2012 propulse la franchise dans un autre monde, celui des séries éliminatoires. Cependant, l’apprentissage est difficile. En effet, lors des deux premières années de l’ère James Harden, Houston se fait sortir par le Thunder (quel symbole) puis les Blazers d’un Damian Lillard en mode tueur. Deux séries dans lesquelles le Barbu brille par sa maladresse au tir. Il faudra ensuite attendre 2015 pour voir les Rockets avancer plus loin que le premier tour. 4-1 contre les Mavs, 4-3 dans une superbe remontée contre les Clippers (coucou Josh Smith), et une défaite logique face à des Warriors en mission cette année-là. Enfin une finale de conf’, une première depuis la période Hakeem Olajuwon. Sauf que cette élimination face aux Warriors sera la première d’une longue série. Si l’on excepte 2017, année où les Rockets tombent en demi-finale de conférence face aux Spurs avec notamment un James Harden pathétique au Game 6, Houston se fait sortir à chaque fois par Golden State en Playoffs durant la deuxième partie de la décennie. 2015, on l’a dit. 2016, élimination face aux Dubs, au premier tour. 2018, lors la fameuse saison en 65-17, les Rockets arrivent en finale de conférence avec le plein de confiance. Tout semble bien marcher. Ils mènent 3-2. Les Finales NBA sont à portée de main. Mais Chris Paul se blesse, puis les briques s’enchaînent au Game 7. Les fans des Rockets sont en PLS. Et puis la saison suivante, ils échouent une nouvelle fois face ces maudits Warriors, pourtant privés de Kevin Durant durant la fin de la série. Une question se pose alors : est-ce que James Harden et son style de jeu, avec Mike D’Antoni sur le banc, sont compatibles avec les Playoffs ? Ultime réponse cette année. Spoiler : pas de Warriors pour leur barrer la route, serait-ce enfin la bonne ?

Les joueurs majeurs

  •  Un MVP (James Harden, 2018)
  •  Un MIP (Aaron Brooks, 2010)
  •  Un COY (Mike D’Antoni, 2017)
  •  Un 6th MOY (Eric Gordon, 2017)

Pas mal de distinctions personnelles, à défaut des collectives. Un joueur ressort bien évidemment : James Harden, véritable visage de la franchise. Depuis son arrivée en 2012, tout tourne autour de lui et encore plus depuis l’arrivée de Mike D’Antoni en 2016, qui a véritablement donné les clés au Barbu, permettant à ce dernier d’exploser encore plus. Son style de jeu dérange ? Il n’en reste pas moins un joueur exceptionnel. Le meilleur extérieur n’ayant jamais foulé le parquet du Toyota Center ? Sûrement, et on attend juste une bague pour couronner tout ça. Malgré tout, The Beard n’était pas tout seul, alors on va s’attarder sur les autres joueurs ayant marqué la décennie. Chris Paul, Clint Capela, Eric Gordon, Carmelo Anthony, P.J. Tucker, ils ont tous eu un apport majeur dans la réussite des Rockets sur ces dernières années sous les ordres de MDA. On n’oublie pas non plus un mec comme Trevor Ariza, très précieux durant son passage à Houston avec sa défense et ses tirs du parking. Normal de mettre en valeur des joueurs qui ont gagné un minimum. Si l’on devait retenir certains joueurs du début de la décennie, on aurait dit Aaron Brooks, le meneur de poche MIP en 2010, les premières années de Kyle Lowry, le scoreur Kevin Martin, le 3&D Shane Battier, et Luis Scola, qui avec son style si particulier, a été ultra-important dans les victoires texanes du début de décennie. Ensuite, si Harden a mené Houston vers la rédemption, il a été bien aidé par Chandler Parsons (si, si), Dwight Howard ou encore Jeremy Lin (un peu) . Et puis comment parler de Houston sans citer… Patrick Beverley ? Si le chien préféré des meneurs des 29 autres équipes de la Ligue fait aujourd’hui le bonheur des Clippers, rappelons qu’il a passé cinq saisons à rattraper les oublis défensifs de son acolyte du backcourt. Enfin, mentions honorables à Terrence Jones, le tueur de Clippers Josh Smith, Ryan Anderson, Corey Brewer ou encore Gerald Green qui ont, dans l’ombre de James Harden également, apporté leur savoir-faire dans des registres différents au fur et à mesure des années.

Le cinq majeur de la décennie : Patrick Beverley – James Harden – Eric Gordon – Trevor Ariza – Clint Capela

Le souvenir du rédacteur

Quand on évoque les Houston Rockets, le nom de James Harden vient tout de suite à l’esprit. D’un point de vue collectif, nos souvenirs sont marqués par les multiples déceptions par rapport aux différents échecs en Playoffs, mais il y a eu des moments incroyables sur ces dix dernières années à Clutch City, avec souvent le Barbu comme personnage principal. En parlant de clutchitude, impossible d’oublier cette performance hallucinante d’Harden en début d’année 2019 sur le parquet de Golden State. Souvenez-vous, ce game winner en prolongation à l’Oracle Arena, venant ponctuer un énorme triple-double à 44 points (avec 10 rebonds et 15 caviars). Une action tout simplement monstrueuse, avec un missile from downtown sur la tronche de Draymond Green et Klay Thompson pour donner la victoire à Houston au terme d’un match de dingue. Ce soir-là, James Harden avait climatisé l’Oracle Arena, proposant une nouvelle performance de MVP dans sa saison de monstre.

La forme actuelle

Très ambitieux et considérés comme l’un des favoris à l’Ouest, les Rockets possèdent un bilan de 21 victoires en 30 matchs et squattent actuellement le podium de la Conférence Ouest. James Harden repousse encore les limites du scoring avec une nouvelle saison de dingue, tandis que Russell Westbrook continue de s’intégrer dans sa nouvelle équipe avec une sérieuse montée en puissance dernièrement. Les Fusées sont donc dans le bon wagon, même si leur campagne a aussi été marquée par des moments d’absence, notamment défensivement en début de saison. De toute manière ? C’est en Playoffs qu’ils seront jugés, pas en régulière.

La projection pour la décennie 2020

Assez difficile de se projeter à Houston. Beaucoup de choses pourraient dépendre du scénario de la saison actuelle et des résultats avec cette nouvelle association entre James Harden et Russell Westbrook. Si cela ne se passe pas de façon positive et que les Rockets échouent une nouvelle fois en Playoffs, ça va forcément bouger quelque part. Pour rappel, Mike D’Antoni est dans sa dernière année de contrat… et n’a pas prolongé. Cette saison 2019-20 sonne donc comme un tournant dans l’histoire de la franchise. Pour en revenir au duo Harden – Westbrook, les deux sont sous contrat jusqu’en 2022 minimum avec des salaires Triple XL, ce qui va forcément limiter la marge de manœuvre des Rockets, d’autant plus que ces derniers ont également sécurisés Eric Gordon et Clint Capela pour les prochaines années. Autrement dit, le noyau est là, mais c’est le flou pour la suite. Concernant des jeunes vraiment prometteurs à Houston, il n’y en a pas, ou presque. Parce qu’on aime bien Isaiah Hartenstein hein, il a un nom marrant, mais on doute qu’il soit le nouveau Dirk Nowitzki. On va donc éviter de trop s’avancer sur l’avenir des Rockets durant les années 2020 mais l’objectif à court terme est clair : remporter une bague, tant attendue depuis le temps.

Avec sept saisons consécutives en Playoffs dont deux Finales de Conférence et un joueur all-time de chez all-time dans leurs rangs depuis huit ans, les Rockets font clairement partie des agitateurs de la décennie. Aussi félicités que critiqués dernièrement pour une manière de jouer appelant à la punchline, Mike D’Antoni et ses joueurs ont des bouches à fermer. Il est l’heure messieurs, car comme dirait l’autre avant de sonner : après l’heure c’est plus l’heure.

Le classement

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top