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Top 30 des franchises de la décennie : les Boston Celtics, et on dit merci à Brooklyn pour la reconstruction (#8)

Danny Ainge Boston Celtics Free agency

« Je voudrais avant tout passer un grand merci au management des Nets »

Source image : Youtube

Il est l’heure. L’heure de fermer la page sur les années 2010, et donc de fermer la page sur dix ans de NBA et de souvenirs plus ou moins ancrés, plus ou moins légendaires. Il y a ceux dont on se rappellera encore dans cinquante ans et ceux qui disparaitront au rythme des exploits de notre génération contemporaine, mais aujourd’hui et avec un regard tout neuf sur ces dix dernières années, nous nous sommes donc amusés à… trancher dans le vif. Au tour des Boston Celtics d’y passer, pas de titre pour Boston cs dix dernières années mais les mecs sont toujours dans le game.

Classer les trente franchises de la Ligue, de 1 à 30 cela va sans dire, en prenant en compte aussi bien les victoires en saison régulière que les trophées individuels, le palmarès des printemps ou les stars passées en ville. Exercice difficile, ô combien discuté et évidemment toujours discutable, mais qui aura au moins le mérite d’être posé. Exercice subjectif également, qui prend en compte des chiffres mais aussi des ressentis, et que l’on vous demandera donc de respecter ou de débattre, seulement et seulement si vous faîtes l’effort, comme nous, de vous creuser un peu les méninges et de jeter un coup d’œil derrière votre épaule, sur ces dix années de NBA qui nous contemplent.

  • Saisons prises en compte : de 2009/10 à 2018/19
  • Critères étudiés : les victoires en saison régulière, le palmarès en Playoffs, le nombre de All-Stars et les trophées individuels
  • Objectivité : celle de fans NBA

Et c’est parti pour faire un point sur la franchise la plus titrée de toute l’histoire de la NBA. Même s’il n’y a pas de bague remportée sur ces dix dernières années, les Celtics ont su se montrer présent durant toute la décennie. Et on dit quand même un grand merci à la direction des Nets pour les picks de Draft, sans rancune.

Le bilan en régulière : 456 victoires – 348 défaites

Huit bilans positifs sur dix pour les Celtics, constance comme mot d’ordre, et même plusieurs places de leaders de la conférence Est. C’est sûrement la franchise la plus régulière à l’Est depuis dix ans et on s’en réjouit à Boston. Néanmoins, on notera ce petit trou d’air à seulement 25 wins en 2014, après le départ de Paul Pierce et Kevin Garnett, et ça peut se comprendre. Isaiah Thomas arrivera ensuite en sauveur pour remettre les C’s en selle et aider la Green Nation à retrouver les « sommets » de l’Est, qu’elle n’a plus quitté depuis.

Le bilan en Playoffs : tout sauf le titre

Comme en saison régulière, grosse régularité en postseason pour Boston. Neuf apparitions en Playoffs en dix ans et tous les stades de la compétition atteints. Premier tour, demi-finale de Conférence, Finale de conférence et même Finales NBA en 2010 face aux Lakers de Kobe et Shaq. Pas facile de vivre lors de la même décennie que LeBron James, le King s’étant fait un malin plaisir de matraquer tout ou presque de ce qui bougeait à l’Est de 2003 à 2018.

Les joueurs majeurs

  • Sept All-Stars : Rajon Rondo (4), Kevin Garnett et Paul Pierce (3), Kyrie Irving et Isaiah Thomas (2), Al Horford et Ray Allen (1)

Qui dit franchise mythique dit joueurs mythiques, évidemment. Et au jeu des légendes passées en ville, les Celtics sont peut-être bien les grands vainqueurs. On citera bien évidemment les éléments moteurs du groupe si solide de la fin 00’s début 10’s, avec à sa tête un Rajon Rondo intraitable, un Kevin Garnett encore dominant, un Paul Pierce au sang vert ou un Ray Allen pas encore en mode Judas. Les autres légendes de l’époque ? Quelques phénomènes comme Tony Allen, Glen Davis ou Kendrick Perkins, alors que les noms assez connus de Michael Finley, Nate Robinson, Rasheed Wallace, Shaquille, Jermaine et April O’Neal ont également résonné un temps au TD Garden. Le quota français est également respecté mais pas sûr que messieurs Yabsele, Pietrus ou Poirier ne laissent un grand souvenir au Massachusetts. On ne peut par contre pas en dire autant des quelques mascottes que sont Brian Scalabrine, Aron Baynes ou même Kelly Olynyk, ni des gardiens du temple que furent en leur temps Avery Bradley, Al Horford ou Courtney Lee, rôle qu’a repris à la perfection Marcus Smart ces dernières années. Dernières années qui auront également vu l’émergence de la nouvelle génération verte, les Terry Rozier ou Kyrie Irving ayant laissé la place aujourd’hui à Jaylen Brown et Jayson Tatum, nouveaux lieutenants de choc du chef Walker et coéquipiers d’un Gordon hayward qui peine à offrir de meilleurs souvenirs à ses fans qu’un triste soir d’octobre 2017. Last but not the least, on termine avec un Isaiah Thomas ayant offert en l’espace de deux ans quelques uns des plus beaux souvenirs de l’histoire d’une franchise qui en compte déjà pourtant quelques uns. Imaginez la performance, surtout venant d’un mec qui mesure 1m47.

Le cinq majeur de la décennie : Isaiah Thomas – Marcus Smart – Paul Pierce – Kevin Garnett – Al Horford

Le souvenir du rédacteur

Faire moins de 1m75 et dominer en NBA. Voilà une phrase qui nous paraît absurde, et pourtant c’est ce qu’a fait Isaiah Thomas avec les Celtics. Après une saison 2017 d’un niveau MVP, le meneur va nous livrer une prestation que l’on n’est pas prêt d’oublier, en demi-finale de Conférence s’il vous plait. Malgré la disparition de sa sœur, IT avait préféré jouer au basket pour se vider la tête et/ou lui rendre hommage, et ce sont les Wizards qui en feront les frais. Game 2, et pour une soirée qui aurait dû être celle des 23 ans de sa petite sœur, Isaiah va montrer à John Wall, Bradley Beal et à la terre entière ce que les émotions sont capables de générer chez lui. 53 points au final, les larmes aux yeux cela va sans dire, et un record en carrière pour le King in the fourth, qui en plantera 29 en combinant quatrième quart et prolongation. Les C’s repartent avec la victoire et cet avantage de 2-0 qui ne sera jamais rattrapé, et cette soirée du 2 mai 2017 reste ancrée depuis au plus profond de notre être, que l’on soit fan ou non des Celtics d’ailleurs.

 

La forme actuelle

Après une dernière saison compliquée, les C’s se relancent parfaitement cette année après avoir, notamment, remplacé Kyrie Irving par Kemba Walker. Boston semble avoir retrouvé son jeu et le vestiaire à l’air enfin apaisé et uni. Que des bonnes nouvelles pour cette franchise que l’on annonçait pourtant comme les grands favoris à l’Est il y un an. On a pris un peu de retard mais cette année on rattrape le temps perdu, mais merci de ne pas mettre cette phrase dans ls mains de n’importe quel Giannis..

La projection pour la décennie 2020

Les Celtics ont toutes les cartes en main pour nous faire une décennie 2020 de patrons. Des futurs leaders avec Jayson Tatum et Jaylen Brown, une superstar avec Kemba Walker et de nombreux jeunes joueurs prometteurs dans l’effectif (Edwards, les Williams, Langford…). Les C’s ont les joueurs qu’il faut, l’entraîneur qu’il faut, et même l’ambiance semble être revenue dans les vestiaire pour commencer les années 2020 avec brio. Tous les feux sont au vert… rien de plus logique finalement.

Vraie belle décennie pour Boston quoiqu’un peu frustrante. Visiter chaque step en Playoffs pour ne jamais gagner… car les Celtics font finalement partie de ces nombreuses franchises qui ont subi la loi du King à l’Est. Maintenant que James est parti, beaucoup d’équipes ont la voie ouverte et la concurrence est bien plus resserrée. Les C’s arriveront-ils à trouver cette alchimie pour enfin revenir au plus haut niveau ? Pour le moment, ça à l’air bien parti mais attention à un certain Greek Freak qui à l’air bien décidé à récupérer l’héritage de LeBron…

Le classement

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