One-on-One

Le Top 30 des plus grandes bouches en NBA : Kobe Bryant (#3) !

Trente jours, trente bouches, trente perles ! Pendant tout le mois d’Août, retrouvez le classement des plus grandes gueules de la NBA et leurs créations tout au long de leur carrière. Un festival qui se basera sur la crédibilité des joueurs et permettra de décerner le trophée de meilleur parleur le 1er Septembre. Vingt-huitième étape sinueuse aujourd’hui, puisque c’est le Mamba qui nous tend son piège !

Avant de commencer l’analyse vocale du meilleur arrière de ces 15 dernières années, une question nous vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on parle de Kobe Bryant : que n’a-t-il pas encore fait dans son illustre carrière ? Sérieusement, posez-vous dans un coin, relisez bien la question, et réfléchissez pendant quelques minutes. En 18 saisons professionnelles, qu’est-ce que Kobe n’a pas fait qui est encore humainement possible ? C’est toute une génération de basketteurs qui a été bercée par les exploits du phénomène au numéro 24, une véritable rockstar respectée aujourd’hui de Pékin à Paris en passant bien évidemment par Los Angeles et Bologne. Les records, on les connait, et on reste encore abasourdis devant les chiffres : 12 flèches à trois points dans une seule rencontre, 81 points en 42 minutes, 61 points au Madison Square Garden, plus de points à lui seul que toute une équipe après trois quart-temps, des séries à 30 ou 40 voire 50 points,… La liste est tellement longue qu’on ne peut pas s’y pencher plus longtemps, mais si vous avez un week-end devant vous allez jeter un coup d’oeil, c’est vraiment choquant. Des gestes ou situations impossibles, rendues totalement abordables par ce monstre de travail qui a repoussé les lois des fondamentaux : tir à trois points main gauche, avec deux joueurs sur lui, dans un coin tout seul, derrière le plexi, sur une jambe contre le plexi, milieu du terrain main gauche, avec la planche main gauche, lancers sans tendon d’Achille, rattraper un retard à lui seul,… On vous a dit aussi que le mec avait fait tout ce bordel dans les quatre coins de la planète, que ce soit en Chine, chez des potes en plein été, dans toutes les villes de son pays ou même à Londres ? Le débat, aussi stupide soit-il selon certains, mérite quand même d’avoir lieu : la meilleure copie de Michael Jordan pourrait même avoir dépassé le maître sur certains aspects techniques du jeu, tant Bryant a montré des fondamentaux intouchables en près de deux décennies. Vous comprendrez un peu plus pourquoi sa place sur le podium est évidente, surtout quand on sait que la bouche a elle aussi suivi le même prof…

Nan mais attendez, j’ai failli être MVP de la Ligue en ayant Smush Parker et Kwame Brown dans mon équipe. Je tirais peut-être 45 fois par matchs, mais vous vouliez que je fasse quoi d’autre ? Passer la balle à Chris Mihm ou Kwame Brown ? Le pire, c’était vraiment Smush. Il n’aurait jamais dû jouer en NBA mais on voulait pas payer une blinde pour un meneur, donc on l’a laissé faire.”

Tapez les mots ‘Kobe’ et ‘says’ sur Google, vous aurez un nombre de résultats affolants à devoir nettoyer. On ne peut pas vous sortir toutes les perles que Bryant nous a offert depuis 1996, mais on va quand même vous en procurer quelques belles, juste pour donner un peu d’espoir avant de devoir rejoindre Carlos Boozer et Jeremy Lin dans les vestiaires. Après le titre remporté en 2010 avec les Lakers, la NBA se focalise uniquement sur la future franchise dans laquelle jouera LeBron. Au milieu de tout ce bazar, Kobe lui envoie un texto devenu mythique : Vas-y, fonce te procurer un nouveau trophée de MVP si tu veux, trouve même la ville où tu souhaites vivre. On remportera le prochain titre, ne t’en fais pas pour ça. Douze ans plus tôt pour son premier All Star Game, Bryant se retrouve aux côtés de Gary Payton et annonce déjà la couleur : Je serai le meilleur marqueur de l’histoire des Lakers, je remporterai cinq ou six titres, et je serai le meilleur joueur au monde. Plutôt précis comme calcul. On ne parlera pas non plus de ses punchlines récurrentes face aux caméras et micros assemblés en masse, Kobe sortant par exemple qu’il ne parle pas à ses coéquipiers lorsqu’ils sont au fin-fond de la Conférence Ouest, ou qu’il a beaucoup de respect pour Michael Jordan même s’il a déjà planté 42 sur Sa Majesté… en une mi-temps. Les catégories sont entièrement remplies, un peu comme son jeu ou sa carrière finalement. Les insultes, il en sort à foison. Les leçons pour les plus jeunes, c’est encore plus fiable qu’Acadomia. Les séries de PlayOffs intensifiées par interviews interposées, y’en a eu de brouettes. Les célébrations qui foutent la haine, c’est un classique. Les embrouilles avec ses coéquipiers à la limite on est dans la norme quand on le connait, mais celles avec ses adversaires y’en a aussi eu un bon paquet. En fait il manque simplement une apparition dans Catch Attack pour que Kobe égalise Jordan, s’il le savait seulement…

http://thumbs.boa.ulximg.com/public/articles/58/5_1390926658_fd4ed3b0453c7ab1e4c8f34c48c4a3ea.jpg

(Source : BallOverall)

Mais alors, pourquoi ne pas l’avoir mis tout en haut de la Tour Blabla ? Tout simplement parce que les derniers mois et les prochains à vivre ne nous donnent pas vraiment de quoi sourire concernant Kobe. C’est vrai, sérieusement : un an d’absence et probablement deux sans PlayOffs quand on voit la gueule des Lakers ainsi que celle de la Conférence Ouest, comment avoir espoir dans le camp du numéro 24 ? Sur le palmarès et ses envolées lyriques, il ne fait aucun doute que le Mamba mérite sa place de numéro 1. Mieux encore, il fait partie des meilleurs parleurs de l’histoire, pas simplement ceux actuels : on préfère simplement mettre en avant d’autres grandes gueules qui auraient plus de crédibilité aujourd’hui. Car s’il est fort probable que la légende californienne nous fasse rêver encore un peu, il est également tout à fait possible que le futur troisième meilleur marqueur de l’histoire finisse en pyjama au mois de Mai, quand tous ses copains seront en train de se disputer un nouveau titre et que ses rêves de sixième bague s’envoleront. Il y a quelques années, on en faisait tout un fromage car il subissait la comparaison immédiate avec Jordan. Aujourd’hui ? On préfère simplement qu’il termine sa carrière comme un grand, sur ses deux jambes, devant des foules en délire, respectant le boulot d’un véritable artiste qui a mis des étoiles dans notre quotidien pour l’amour du jeu. On termine donc par merci, 5 mots comme ses 5 titres, et c’est très bien ainsi.

Au final, la note qui lui est attribuée prend en compte sa place parmi les 10 meilleurs joueurs de l’histoire, ses records hallucinants, sa capacité à repousser les lois de la nature ainsi que ceux du basket, son blabla régulier avec les jeunes comme les vieux, ses nombreuses leçons données en antenne nationale, mais aussi ses derniers mois difficiles et les mauvais à venir… Crédibilité : 93%.

Rappel : ce classement ne représente pas l’avis de toute la rédaction, ni celui de Gary Payton, Président du Syndicat TrashTalk. Il ne concerne que les joueurs qui évolueront en NBA la saison prochaine.

#30 : Mario Chalmers (ici)

#29 : Draymond Green (ici)

#28 : Brandon Jennings (ici)

#27 : Tyson Chandler (ici)

#26 : John Wall (ici)

#25 : Carlos Boozer (ici)

#24 : Carmelo Anthony (ici)

#23 : Serge Ibaka (ici)

#22 : Rajon Rondo (ici)

#21 : Dwyane Wade (ici)

#20 : James Harden (ici)

#19 : J.R. Smith (ici)

#18 : Isaiah Thomas (ici)

#17 : David West (ici)

#16 : DeMarcus Cousins (ici)

#15 : Zach Randolph (ici)

#14 : LeBron James (ici)

#13 : Patrick Beverley (ici)

#12 : Taj Gibson (ici)

#11 : Chris Paul (ici)

#10 : Andrew Bogut (ici)

#9 : Matt Barnes (ici)

#8 : Lance Stephenson (ici)

#7 : Russell Westbrook (ici)

#6 : Nate Robinson (ici)

#5 : Damian Lillard (ici)

#4 : Paul Pierce (ici)

Source image : ESPN

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top