One-on-One

Le Top 30 des plus grandes bouches en NBA : Zach Randolph (#15) !

Trente jours, trente bouches, trente perles ! Pendant tout le mois d’Août, retrouvez le classement des plus grandes gueules de la NBA et leurs créations tout au long de leur carrière. Un festival qui se basera sur la crédibilité des joueurs et permettra de décerner le trophée de meilleur parleur le 1er Septembre. Seizième étape robuste aujourd’hui, puisque c’est Zach Randolph qui nous ouvre sa grotte !

Question : hormis les années Pau Gasol et Hubie Brown, c’était quoi les Grizzlies avant l’arrivée de Zibo ? Un champ de coton, un terrain vague, une grosse blague. Quelques participations en PlayOffs ici, quelques saisons décevante par là, et soudain l’arrivée d’un messie qui changera totalement la culture locale. Randolph, ce n’est pas forcément le plus grand aboyeur de la Ligue. Ce n’est pas non plus le roi des couvertures de magazine ou des déclarations choquantes. Tout ça, à dire vrai, il en a surtout rien à faire. Car tout ce qui intéresse Zach, c’est recevoir la balle au poste, martyriser ses adversaires, et repartir avec la victoire. Un Moses Malone des temps modernes, qui adore le contact par-dessus tout et qui pourrit votre soirée juste pour le plaisir. Personne ne symbolise mieux l’état d’esprit des Grizzlies que son ailier-fort, ce côté Grit & Grind assez repoussant, cette tendance à vouloir représenter les cols bleus pour mieux saigner les cols blancs. Zibo, ce sont les qualités athlétiques de ta tante mais avec les mains d’un pianiste. Le genre de mec qui peut parfaitement assumer avoir grandi sous les Rasheed, Bonzi Wells et autres Ruben Patterson des Portland Jail Blazers, et se faire une carrière tranquillement dans le Tennessee. Combien y ont survécu ?

“Le Thunder joue beaucoup plus durement que les Clippers. C’est sûr et certain. Enfin Ibaka et Perkins sont plus durs que Blake, mais ça en même temps…”

Question : quel autre athlète a déjà affirmé qu’il aimerait terminer sa carrière à Memphis ? Chez les Memphis Grizzlies ? Pas la peine de chercher, il n’existe pas. Et c’est bien sur ce genre de détail que Randolph mérite sa place dans ce classement. Les lumières de la grande ville, les contrats publicitaires, tout ça il en a strictement rien à foutre. Un ballon de basket, un corps bien dodu en opposition, et vous avez l’homme le plus heureux au monde. Comment expliquer qu’un gaucher n’arrivant pas à sauter par-dessus un trottoir puisse vous sortir des matchs de mammouths, du genre 38 points et 22 rebonds à 70% de réussite ? Peut-être parce qu’il l’annonce et qu’il passe la soirée à compter ses stats dans votre oreille. Peut-être aussi parce que chacune de ses phrases sont pensées avant d’être éructées. Comme pour ce pauvre Kendrick Perkins, à qui il donnera rendez-vous sur le parking pour régler leurs affaires, lui qui retrouvera bien évidemment Randolph devant le bus. Il est comme ça le Zach, quand il annonce double-double ou double-claque, il délivre sur parole. Et les bluffeurs comme il dit, il règles leurs comptes. Même quand il faut débourser 25.000$ après avoir balancé les arbitres.

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(Source : Yahoo Sports)

Du coup, qui dit bluff dit forcément… Blake Griffin. Sans vouloir manquer de respect à la star des Clippers, sa réputation n’est plus à faire chez les intérieurs de la Ligue, qui pensent pour la plupart qu’il en fait trop. Pas besoin d’en dire davantage au grizzly, qui a fait du californien son balais personnel sur ces dernières saisons. Et que je t’enroule, et que je te savate, et que je nettoie le sol avec ton corps, et que je te jette comme un malpropre ! Mais cela concerne aussi d’autres petits chanceux, n’est-ce pas Steven et Lou ? Zach n’en fait qu’à sa tête, et c’est bien ça qui le rend aussi incontrôlable et respectable. Quand il veut se frotter avec des intérieurs, pas besoin de bluffer : il va voir l’arbitre. Quand il pense que les Grizzlies ont plus de chance d’aller loin sans Rudy Gay plutôt qu’avec, il ne tourne pas autour du pot : il le dit au premier micro venu. Et surtout, surtout, quand Randolph souhaite faire un vrai calin à Matt Barnes, ce qu’aucun autre être humain peut imaginer, il n’hésite pas une seconde : il fonce. Intérieur old-school avec le jeu, la mentalité et la bouche qui va avec, Zibo est encore ici pour quelques temps. Alors profitez-en…

Au final, la note qui lui est attribuée prend en compte ses beaux progrès avec Memphis, son impact sur le collectif, son identité dans la région, sa capacité à détruire les autres intérieurs, sa sincérité à l’ancienne, mais aussi son manque de présence aux All Star Games et son charisme peu enthousiasmant. Crédibilité : 53%.

Rappel : ce classement ne représente pas l’avis de toute la rédaction, ni celui de Gary Payton, Président du Syndicat TrashTalk. Il ne concerne que les joueurs qui évolueront en NBA la saison prochaine.

#30 : Mario Chalmers (ici)

#29 : Draymond Green (ici)

#28 : Brandon Jennings (ici)

#27 : Tyson Chandler (ici)

#26 : John Wall (ici)

#25 : Carlos Boozer (ici)

#24 : Carmelo Anthony (ici)

#23 : Serge Ibaka (ici)

#22 : Rajon Rondo (ici)

#21 : Dwyane Wade (ici)

#20 : James Harden (ici)

#19 : J.R. Smith (ici)

#18 : Isaiah Thomas (ici)

#17 : David West (ici)

#16 : DeMarcus Cousins (ici)

Source image : ESPN

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