One-on-One

Le Top 30 des plus grandes bouches en NBA : Andrew Bogut (#10) !

Trente jours, trente bouches, trente perles ! Pendant tout le mois d’Août, retrouvez le classement des plus grandes gueules de la NBA et leurs créations tout au long de leur carrière. Un festival qui se basera sur la crédibilité des joueurs et permettra de décerner le trophée de meilleur parleur le 1er Septembre. Vingt-et-unième étape australienne aujourd’hui, puisque c’est Andrew Bogut qui gère le décalage horaire !

Si le géant venu du pays des kangourous n’avait pas touché à la moindre balle orange, on l’aurait probablement croisé en tant que videur devant le BarCode de Toronto, en plein ring face à Triple H et Steve Austin ou sur un terrain de football australien (il en faisait quand il était gamin). Pourquoi ? Parce que ce cher Andrew Bogut est un pur bûcheron, de la même trempe que David West qu’on avait traité il y a quelques jours, mais qui en a nettement plus dans le pantalon. Drafté premier en 2005 après une carrière exemplaire dans l’Université d’Utah, le géant débarquera en NBA avec une réputation déjà bien sulfureuse. Son amour pour son pays et son franc-parler en font un joueur adoré par ses coéquipiers et détesté par le reste du circuit, qui ne peut pas blairer sa gueule et son jeu ultra-physique. Un emmerdeur de première, qui annoncera avant d’avoir joué la moindre minute chez les pros qu’il ne déteste aucun joueur, si ce n’est Kobe Bryant car il est beaucoup trop arrogant. Sympa pour un rookie, non ? En même temps, Bogut n’a pas eu les mêmes responsabilités que la légende des Lakers pendant son adolescence. En atterrissant au pays de l’Oncle Sam sans sa famille ni une valise, le garçon bosse directement dans un bar et se paye des burgers à un dollar pendant plusieurs mois afin d’économiser sa thune pour acheter des godasses. Il se tape plusieurs fois contre les fouteurs de merde qui ne veulent pas partir à la fermeture et Andrew dort ici ou là, chez des potes. Ces anecdotes peuvent aussi expliquer son côté rugueux, cette façon de jouer très old-school qui cartonne en NBA et a apporté aux Warriors des succès logiques depuis son arrivée.

“L’image des joueurs qu’ont les gens est la bonne, y’en a un paquet qui prennent la grosse tête et font des clips de rap ou d’autres conneries dans le genre. Ils veulent des chaines en or et conduire des grosses bagnoles, mais c’est la culture américaine qui est comme ça. Perso c’est pas mon genre, mais les gens ont raison quand ils pensent que les joueurs dépensent leur argent n’importe comment et ont plusieurs femmes autour d’eux. La plupart d’entre-eux finissent fauchés quelques années après leur retraite, alors que pendant ce temps-là les joueurs plus intelligents vivront à un rythme normal et assureront leur avenir. Je préfère largement ça.”

Du coup, le pivot s’est fait toute une carrière sur ce rôle tant apprécié dans les équipes qui veulent l’emporter au printemps : le phare en défense, qui envoie valser n’importe quel inconscient, et qui n’hésite pas à sortir les gants de boxe. La baston, c’est même pas une passion pour Bogut, c’est une religion. Mais à la différence des autres grands bourrins ayant déjà foulé les parquets en NBA, Andrew adore montrer son savoir et sa confiance dans les médias, ce qui le propulse automatiquement dans notre Top 10. Quand il se fait critiquer par Stephen A. Smith d’ESPN ? Il prend le premier micro et le traite de ‘vrai branleur’. Quand Kevin Garnett lui dit de retourner en Australie ? Il va en conférence de presse et lui dit de régler ça entre hommes s’il veut faire le vrai. Quand on remet en cause ses blessures ? Il clashe les journalistes en disant qu’ils sont ridicules et qu’ils devraient changer de boulot. Et quand on lui demande ce qu’il pense de Blake Griffin qui le traite de tricheur ? Il répond avec un large sourire qu’il adore tricher s’il peut repartir avec la victoire. C’est la méthode Bogut, un peu sèche, très dure, pleine d’honnêteté, et toujours pensée. Les trashtalkers les plus respectés sont souvent ceux qui sortent les punchlines les plus originales avec abondance, mais il ne faut jamais sous-estimer les cols bleus qui anticipent chaque réaction et savent comment faire bouillir un adversaire avec deux ou trois mots bien placés. Pas de quoi faire de l’Australien une bonne soeur non plus, lui qui célèbre souvent ses actions par des cris de guerre façon Leonidas. Hein Glen Davis, hein Amare, hein Isaiah, hein Javale !

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(Source : FanSided)

Dans tous les cas, vous aurez probablement notre adoubement si votre joueur préféré en grandissant était Drazen Petrovic, qui en plus d’être un sacré sniper savait parfaitement parler et faire péter les plombs à ses adversaires : l’apprentissage est apparemment bien passé avec Bogut, qui adore ridiculiser les jeunes pivots actuels pensant pouvoir dominer sous les arceaux. D’ailleurs, il peut être tout aussi à l’aise derrière son téléphone que devant un paquet de monde, ses interviews d’après-match offrant souvent de belles punchlines à sortir en tête de site le lendemain, surtout à l’approche des PlayOffs. Mais de là à clasher la DTN du basket australien sur Twitter parce qu’elle reçoit 6 mois de congés payés ? Pas sûr qu’on puisse voir ça un jour du côté de l’hexagone. On terminera bien évidemment avec son classique : l’huile sur le feu après avoir joué une équipe, en les insultant avec force et intelligence. Beh oui les Rockets, c’est ça la méthode Bogut. Tout en force, et en intelligence…

Au final, la note qui lui est attribuée prend en compte son côté old-school exemplaire, sa capacité à se taper tout le temps, sa régularité dans l’insulte face aux médias, son importance dans son équipe, ses couilles pour tabasser la culture américaine, mais aussi ses soucis de santé fréquents et son manque de réussite au printemps. Crédibilité : 68%.

Rappel : ce classement ne représente pas l’avis de toute la rédaction, ni celui de Gary Payton, Président du Syndicat TrashTalk. Il ne concerne que les joueurs qui évolueront en NBA la saison prochaine.

#30 : Mario Chalmers (ici)

#29 : Draymond Green (ici)

#28 : Brandon Jennings (ici)

#27 : Tyson Chandler (ici)

#26 : John Wall (ici)

#25 : Carlos Boozer (ici)

#24 : Carmelo Anthony (ici)

#23 : Serge Ibaka (ici)

#22 : Rajon Rondo (ici)

#21 : Dwyane Wade (ici)

#20 : James Harden (ici)

#19 : J.R. Smith (ici)

#18 : Isaiah Thomas (ici)

#17 : David West (ici)

#16 : DeMarcus Cousins (ici)

#15 : Zach Randolph (ici)

#14 : LeBron James (ici)

#13 : Patrick Beverley (ici)

#12 : Taj Gibson (ici)

#11 : Chris Paul (ici)

Source image : ESPN

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