One-on-One

Le Top 30 des plus grandes bouches en NBA : Patrick Beverley (#13) !

Trente jours, trente bouches, trente perles ! Pendant tout le mois d’Août, retrouvez le classement des plus grandes gueules de la NBA et leurs créations tout au long de leur carrière. Un festival qui se basera sur la crédibilité des joueurs et permettra de décerner le trophée de meilleur parleur le 1er Septembre. Dix-huitième étape nuageuse aujourd’hui, puisque c’est Patrick Beverley qui approche !

Pour un site comme TrashTalk qui fait de Gary Payton un Dieu vivant, il n’est pas difficile de comprendre toute l’affection qu’on porte pour Patoche fileur de pétoches. Le meneur des Rockets est un véritable pitbull humain, capable de défendre en presse tout-terrain sur 48 minutes et dont la bouche semble particulièrement bien équipée. Cela ne vous rappelle pas quelqu’un ? On ne va tout de même pas commencer à comparer Beverley avec The Glove, mais le bourreau texan possède déjà ces deux qualités indispensables qui vous propulsent automatiquement dans le top de ce classement. Et sachant que la NBA est aujourd’hui dominée par les meneurs de jeu ultra-polyvalents et formidables scoreurs, Patrick se rappelle cette vérité tous les matins avant d’aller bosser, lui qui a dû en gravir des marches avant de se faire respecter chez les pros. L’Europe, les cuts par plusieurs franchises américaines, les signes d’espoir puis de désespoir : on peut comprendre un peu mieux la dalle avec laquelle le garçon joue quand on le voit au quotidien dans sa propre moitié de terrain. Aujourd’hui dans la Ligue ? Personne ne peut affirmer offrir de pression plus suffocante, qu’elle soit physique comme vocale, que Beverley en homme-à-homme.

“Damian Lillard ? C’est une pleureuse.”

On a donc affaire à un spécialiste du jeu de mimes, Patoche adorant suivre les pas de ses adversaires directs pour leur pourrir la soirée. Et comme si le simple jeu ne suffisait pas, sa bouche continue à sortir tout un tas de conneries jusqu’à l’explosion psychologique de son opposant. Il suffisait de voir Udonis Haslem tenter de calmer l’intéressé à la pause d’un Heat-Rockets la saison passée, le meneur ayant justement été coupé par Miami précédemment : rien à foutre, Beverley crachera à la gueule du banc d’Erik Spoelstra pour leur rappeler l’erreur commise, avant de planter 19 points et offrir la victoire aux siens. Le match suivant ? Chris Bosh se fera repeindre la face. Après avoir tellement bavé pour en arriver là, Patrick se fait désormais plaisir en réalisant son rêve : être payé pour anéantir les poids plumes adverses. Et il le fait particulièrement bien, quand on le voit à l’oeuvre sur scène, un peu partout, ou dans ses parties préférées de 1, 2, 3 soleil. Inutile de vous parler de sa relation intime avec Russell Westbrook ? Ses gestes borderline et sa capacité à continuer même quand la frontière approche font de Beverley un homme à la fois chéri dans son équipe, et détestable ailleurs. C’est assez simple, aujourd’hui n’importe quel fan suivant un peu la balle orange en NBA sait que le duel entre le meneur du Thunder et celui des Rockets va forcément partir en couilles, à un moment ou un autre.

Lillard et Beverley se font des bisous

Par la suite, difficile de freiner la confiance du bonhomme, surtout quand Gregg Popovich lui-même le compare à Bruce Bowen avec de plus grandes cordes vocales. On peut le croire sur parole, lui qui a vu Beverley causer bien des problèmes aux Spurs la saison dernière. Rupture du ménisque à deux semaines des PlayOffs ? Le type jouera quand même, en serrant les dents pour tenir tête à un Damian Lillard qu’il avait déjà bien chauffé en le clashant sur ses pourcentages au tir… 39 de fièvre avant le Game 5 ? J’arrive, je prends juste un glaçon. Le public y a droit, LeBron aussi, deux fois d’ailleurs, sans parler de Chris Paul qui termine également sur le tableau de chasse. Les cases sont donc cochées, et elles ne cessent d’augmenter : quand Patrick ne parle pas salement dans les médias, il le fait sur le terrain. Quand ce n’est pas dans l’oreille de ses adversaires, ce sera un geste de trop, un flop, un cri pour chauffer la foule. Un cri ou un aboiement ? Difficile à dire lorsque le meneur se donne tous les soirs sous nos yeux…

Au final, la note qui lui est attribuée prend en compte sa suprématie en défense chez les meneurs, son parcours atypique, sa capacité à pourrir les soirées de ses adversaire, le départ de Jeremy Lin, sa ressemblance avec Papa dans le jeu, mais aussi son manque d’impact statistique et la défaite au 1er tour des derniers PlayOffs. Crédibilité : 59%.

Rappel : ce classement ne représente pas l’avis de toute la rédaction, ni celui de Gary Payton, Président du Syndicat TrashTalk. Il ne concerne que les joueurs qui évolueront en NBA la saison prochaine.

#30 : Mario Chalmers (ici)

#29 : Draymond Green (ici)

#28 : Brandon Jennings (ici)

#27 : Tyson Chandler (ici)

#26 : John Wall (ici)

#25 : Carlos Boozer (ici)

#24 : Carmelo Anthony (ici)

#23 : Serge Ibaka (ici)

#22 : Rajon Rondo (ici)

#21 : Dwyane Wade (ici)

#20 : James Harden (ici)

#19 : J.R. Smith (ici)

#18 : Isaiah Thomas (ici)

#17 : David West (ici)

#16 : DeMarcus Cousins (ici)

#15 : Zach Randolph (ici)

#14 : LeBron James (ici)

Source image : ESPN

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