One-on-One

Le Top 30 des plus grandes bouches en NBA : Dwyane Wade (#21) !

Trente jours, trente bouches, trente perles ! Pendant tout le mois d’Août, retrouvez le classement des plus grandes gueules de la NBA et leurs créations tout au long de leur carrière. Un festival qui se basera sur la crédibilité des joueurs et permettra de décerner le trophée de meilleur parleur le 1er Septembre. Dixième étape théâtrale aujourd’hui, puisque c’est Dwyane Wade dont on découvre les talents !

Quelle tristesse. Quelle tristesse de voir un joueur aussi spectaculaire, aussi beau dans le jeu que Dwyane Wade s’écrouler sur ces dernières saisons. Littéralement génial sur ses premières années passées en NBA, au point de devenir MVP des Finales au bout de sa troisième campagne en disant à tout le monde de fermer sa gueule et de lui filer la gonfle, Wade aurait largement pu atteindre ce Top 10 si son corps le laissait un peu tranquille. Car quand Flash est à son meilleur niveau ? Peu de monde peut lui tenir tête, que ce soit sur le terrain comme dans la joute verbale. Des piques remarquables en interview, pleines de toucher, pour faire monter la sauce avant et après n’importe quel duel. Des réactions sublimes en fin de match sur un de ses fameux tirs ultra-clutch : elle parait bien lointaine cette époque durant laquelle manquer de respect au numéro 3 du Heat était inconcevable. Aujourd’hui, c’est presque devenu subventionné. La faute à une fin de parcours assez triste en compagnie de LeBron James, mais un changement récent qui pourrait aussi réveiller la bête, endormie depuis quelques mois dans un sombre rôle de bras-droit handicapé.

“Mike Bibby ? On sait tous qu’il a rentré plus de tirs sur cette série que sur toute la saison qu’il a passé avec nous l’an dernier. Vous lui direz que ça vient de moi hein ?” Face aux Knicks en 2012…

Trêve de plaisanteries, revenons-en aux faits. Dwyane régale les fans et ses coéquipiers depuis ses débuts en sachant aussi bien allier punchlines en pleine action comme derrière les micros. Une régularité bluffante, surtout quand on sait l’étiquette indécollable qui lui est collée pour toujours : celle d’énorme floppeur. Oui, le flop peut-être considéré comme du trashtalking ! Si c’est bien utilisé, comme Wade le fait par exemple, en avouant après aux médias qu’il n’a absolument rien fait. Et il vous sort ça droit dans les yeux, alors que le ralenti montre parfaitement le contraire : magnifique. Le tout dans des fringues qui étonnent même Russell Westbrook, il en faut des brouettes pour avoir la garde-robe du floridien. Dans le jeu, rien à dire non plus. Deux façons d’énerver son adversaire ? Deux disciplines dans lesquelles l’arrière excelle. Tout d’abord, s’embrouiller avec tout le monde, bien évidemment. Des copains comme Lance, Danny, Ryan, Rajon, et surtout un homme bonus qui fait pas mal la différence : son coach bien sûr ! Car tout bon parleur ne respecte aucune hiérarchie, vous pouvez demander à Rasheed c’est inscrit dans la loi. Même le calendrier Wade n’en a rien à faire, il loupe un tiers de la saison et vous le rappelle avec un sourire en coin.

Kevin Durant a dit que James Harden devait me remplacer dans le Top 10 (des meilleurs joueurs de NBA). Rappel à soi-même : lui faire respecter ta place dans l'histoire, encore une fois.

Kevin Durant a dit que James Harden devait me remplacer dans le Top 10 (des meilleurs joueurs de NBA).
Rappel à soi-même : lui faire respecter ta place dans l’histoire… encore une fois…

Ensuite, les actions à ponctuer d’un geste. Et là, on rentre dans l’art pur. Wade, c’est du théâtre, de la magie, des improvisations sorties de nulle part pour immortaliser à jamais certaines séquences. On pense au pauvre Varejao notamment, qui se fait marcher par-dessus alors qu’il a encore la tête dans le boule, Perkins aussi a eu droit à sa petite danse locale, sans oublier la défense avec une jolie surprise pour Carmelo, et enfin le numéro 1 de tous les temps : son épique tir au buzzer face aux Bulls en 2009, suivi du fameux This is my house’ qui a résonné dans l’American Airlines Arena pendant des semaines. Aucun joueur n’a été aussi beau à voir sur la table de score depuis lui. On pensait s’arrêter là, mais c’est trop bon donc on termine sur deux spécialités. D’abord, les contres en haute-altitude sur des joueurs qui lui prennent des fois 30 centimètres, conclus sur des cris rageurs et autres insultes qu’on ne traduira pas. Et pour finir, ses tirs de contorsionniste qu’il vient signer personnellement en regardant la caméra droit dans les yeux si ce ne sont pas ceux de ses adversaires. Magique on vous dit. Encore plus s’il revient, le vrai Flash…

Au final, la note qui lui est attribuée prend en compte son palmarès exceptionnel, ses habitudes à rentrer des gros tirs, ses expressions géniales après chaque action énorme, mais aussi sa chute physique récente et sa capacité à se plaindre un peu trop souvent. Crédibilité : 38%.

Rappel : ce classement ne représente pas l’avis de toute la rédaction, ni celui de Gary Payton, Président du Syndicat TrashTalk. Il ne concerne que les joueurs qui évolueront en NBA la saison prochaine.

#30 : Mario Chalmers (ici)

#29 : Draymond Green (ici)

#28 : Brandon Jennings (ici)

#27 : Tyson Chandler (ici)

#26 : John Wall (ici)

#25 : Carlos Boozer (ici)

#24 : Carmelo Anthony (ici)

#23 : Serge Ibaka (ici)

#22 : Rajon Rondo (ici)

Source image : ESPN

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