One-on-One

Le Top 30 des plus grandes bouches en NBA : Isaiah Thomas (#18) !

Trente jours, trente bouches, trente perles ! Pendant tout le mois d’Août, retrouvez le classement des plus grandes gueules de la NBA et leurs créations tout au long de leur carrière. Un festival qui se basera sur la crédibilité des joueurs et permettra de décerner le trophée de meilleur parleur le 1er Septembre. Treizième étape microscopique aujourd’hui, puisque c’est Isaiah Thomas qui rabaisse tout le monde à sa taille !

Pour une fois, on ne vous parlera pas de déclarations tape à l’oeil, de gros titres dans les journaux ou de scandales qui donnent une street cred de feu. Non, cette fois-ci, c’est une journée durant laquelle nous célébrerons les propriétaires de big balls. Isaiah Thomas a toujours eu tout contre lui. Déjà, il fallait savoir assumer un nom pareil : son père se goure sur un pari avec un pote concernant les Finales des années 80 entre Lakers et Pistons, résultat le futur gosse devra porter le nom du meneur de légende. Enfin, à une lettre près. Et quelques centimètres également. Isaiah, c’est 175 centimètres sur le papier, mais un type qui joue comme s’il faisait la taille de Yao Ming. Un monsieur-tout-le-monde qui emmerde les plus grands, et qui ne recule devant aucun challenge. Drafté en dernière place de la Draft 2011, il se défonce comme un boeuf pour faire regretter chaque franchise. Soirs après soirs, équipes après équipes. Même Kyrie Irving, sélectionné en 1er, a droit à son tarif. Car la vie d’Isaiah c’est à-peu-près ça : partir perdant, et prouver au quotidien qu’il n’est pas seulement aussi bon que les autres, il est tout simplement meilleur.

“- Tu pourras pas nous arrêter, tu es trop petit ! (John Wall à la pause face aux Kings en 2012, 8 points d’avance)

– Bouge pas, je reviens en seconde mi-temps et on va voir… (Isaiah prend feu, Sacramento l’emporte)”

Elles sont nombreuses les embûches à devoir affronter tous les jours quand on est le natif de Tacoma. Les ricanements sur sa taille, les affirmations sur son futur raté en NBA, sa sélection ‘par chance’ à la Draft, voir encore pire : le fait d’être justement choisi pour amuser la galerie. Cela en fait des rondins à négocier chaque matin, mais devant une telle montagne le garçon préfère retrousser ses manches plutôt que de se plaindre. Les mecs qui font deux fois ça taille, il leur rentre dedans tête baissée. Et toute façon, quand ce n’est pas la tête ce sont les poings, hein Charlie ? Les concours de dunks, cela ne l’intéresse pas vraiment. Enfin surtout lorsqu’il s’agit d’y participer, car pour lui y’a que la gagne qui compte. Une mentalité de warrior, de tueur, qui peut faire sourire à premier abord quand on voit sa dégaine à l’opposé des meneurs actuels, mais qui fait vite pleurer quand on rentre dans le dernier quart-temps. Qui a mis plus de points que lui l’an passé dans les 12 dernières minutes ? Quelques uns, mais pas des masses. Et lorsqu’il n’est pas question de marquer, il peut aussi défendre quand ça chauffe. Ce ne sont donc pas des couilles que Thomas porte au quotidien, ce sont des cloches, qui réveillent tout le monde avec sa bonne humeur et sa détermination. Les Suns s’en frottent déjà les mains…

Couverture

47 points lors du Pro Am de Jamal Crawford… Au calme. (Source : BallisLife)

Cependant, il ne faut pas uniquement voir en ce lilliputien des parquets un guerrier sans personnalité. Dans ses nombreux moments de célébration, ou tout simplement proche de sa communauté comme de ses coéquipiers, Thomas est à la fois le plus petit en taille et le plus bruyant en voix. Pour maintenir la franchise des Kings à Sacramento, Isaiah était un des premiers adjudants de Kevin Johnson : toujours prêt à rendre service et à faire le nécessaire pour que la ville garde ses joueurs, le meneur a eu une part importante dans cette décision prise par la NBA. Ses potes l’adorent pour la confiance qu’il dégage, comme dans ses pas de danse d’ailleurs ! Un personnage qui nous rappelle bien évidemment un certain Nate Robinson, de la même région et dans le même moule. Trop petit, incapable de s’en sortir, un futur désastre n’est-ce pas ? Les deux hommes sont aujourd’hui très proches, et peuvent affirmer posséder des cojones plus grosses que la plupart des mastodontes évoluant en NBA. Le genre de qualité dont Thomas est parfaitement conscient, lui qui n’a désormais qu’une hâte : retrouver les Kings la saison prochaine…

Au final, la note qui lui est attribuée prend en compte sa toute petite taille, la différence avec celle de ses bijoux de famille, sa capacité à prendre un match en compte, son statut de joueur délaissé en fin de Draft, et sa bataille quotidienne avec les remarques qui lui sont envoyées. Crédibilité : 45%.

Rappel : ce classement ne représente pas l’avis de toute la rédaction, ni celui de Gary Payton, Président du Syndicat TrashTalk. Il ne concerne que les joueurs qui évolueront en NBA la saison prochaine.

#30 : Mario Chalmers (ici)

#29 : Draymond Green (ici)

#28 : Brandon Jennings (ici)

#27 : Tyson Chandler (ici)

#26 : John Wall (ici)

#25 : Carlos Boozer (ici)

#24 : Carmelo Anthony (ici)

#23 : Serge Ibaka (ici)

#22 : Rajon Rondo (ici)

#21 : Dwyane Wade (ici)

#20 : James Harden (ici)

#19 : JR Smith (ici)

Source image : ESPN

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