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Memphis Grizzlies, le bilan 2021-22 : du fun, du show et des victoires, pas de doute la bande à Ja Morant nous a fait kiffer

Desmond Bane et Grizzlies 23 mars 2022

Le groupe vit bien comme on dit.

Source image : NBA League Pass

Vous aimez les équipes surprenantes et les belles histoires qui composent chaque année une saison NBA ? Vous êtes au bon endroit. Ici, on va parler de l’une des formations les plus kiffantes de la Ligue cette année, formation qui a changé de dimension tout en assurant le show. C’est parti pour le bilan des Memphis Grizzlies !

CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

De retour en Playoffs en 2021 après plusieurs années d’absence, les Grizzlies version Ja Morant abordaient la campagne 2021-22 avec de l’ambition. De la jeunesse, du talent, une star qui monte, quelques vétérans pour bien entourer ça, bref y’avait de quoi envisager un nouveau step en avant et éventuellement une qualification directe pour la postseason. Sauf qu’ici, on a préféré rester prudent en misant sur une saison tout juste à l’équilibre au niveau du bilan (entre 40 et 42 victoires quoi) avec un nouveau passage par la case play-in tournament comme c’était le cas lors des deux saisons précédentes.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

Les fans des Grizzlies ont vécu un rêve éveillé cette année. 56 victoires au total (record de franchise égalé) pour une deuxième place à l’Ouest (meilleur classement de l’histoire de Memphis), autant dire que les hommes de Taylor Jenkins ont explosé tous les pronos. Pourtant, on s’en rappelle encore, ça n’avait pas très bien débuté c’te affaire. Bilan de 10 victoires – 10 défaites après vingt matchs, une défense en mode portes ouvertes, et un Ja Morant qui se blesse au genou gauche fin novembre, bref on pouvait avoir quelques doutes sur la tournure de cette saison 2021-22. Sauf que c’est précisément à partir de ce moment-là, en décembre, que les Grizzlies ont décollé. Paradoxalement, c’était sans Ja, qui a vu ses copains resserrer les boulons sans lui pour rafler dix succès en l’espace de onze sorties. Sur l’ensemble de la saison, Memphis a continuellement démontré cette capacité à gagner sans sa superstar, remportant au total vingt des 25 matchs disputés sans Morant. Un chiffre impressionnant, qui ne doit cependant pas remettre en question le statut de numéro 1 de Ja. Car le bonhomme est tout simplement entré dans la catégorie des superstars cette année.

Impossible de parler de l’ascension des Grizzlies sans parler de celle de Ja Morant. Nommé Meilleure Progression de l’Année et All-Star titulaire pour la première fois de sa carrière, le phénomène a enchaîné explosions offensives et highlights venus tout droit de l’espace. Posters de folie, contres insensés, caviars inspirés, c’était le Morant Show toute l’année, lui qui a probablement gagné cette saison le statut de joueur le plus excitant de la NBA. Si les Grizzlies sont devenus l’une des équipes les plus hype de la Ligue, c’est en grande partie grâce à Ja. Et le groupe a pas mal surfé sur cette dynamique. Entre fun, bonne ambiance et insolence, Memphis faisait tout simplement plaisir à voir. C’était à la fois très solide collectivement des deux côtés du terrain (quatrième efficacité offensive, sixième efficacité défensive, meilleure équipe au rebond) mais avec des individualités qui se démarquent et qui grandissent en même temps que l’équipe. On a parlé de Morant, c’est le cas également de Desmond Bane (dont on reparlera plus tard), c’est le cas de Jaren Jackson Jr. qui est entré dans la conversation des meilleurs défenseurs de l’année, et d’autres encore. La contribution du meneur remplaçant Tyus Jones quand Morant était out, le rookie Ziaire Williams qui fait un peu son trou, les Brandon Clarke et Dillon Brooks qui représentent parfaitement le basket made in Memphis, sans oublier les De’Anthony Melton, Kyle Anderson ou encore le précieux Steven Adams. On tient à citer tous ces noms-là car chacun a plus ou moins contribué au succès des Grizzlies cette année. Et big up aussi au coach Taylor Jenkins pour avoir su trouver la bonne formule, lui qui a terminé second au titre de Coach de l’Année cette saison. C’est finalement le boss des opé basket Zach Kleiman qui a été récompensé via le titre de Dirigeant de l’Année pour souligner le gros travail de construction réalisé dans le Tennessee, mais vous aurez compris que les acteurs de cette réussite sont nombreux.

Ce beau parcours a débouché sur une qualification pour les demi-finales de la Conférence Ouest, ce qui n’était pas arrivé depuis 2015. Sous l’impulsion notamment des énormes efforts de Desmond Bane et Brandon Clarke, ainsi que les fulgurances de Morant, les Grizzlies ont écarté les Wolves au premier tour des Playoffs avant de tomber les armes à la main contre les Warriors, plus expérimentés mais aussi chanceux de se retrouver contre une équipe de Memphis privée de Ja pendant trois matchs (on reviendra là-dessus un peu plus tard). Pas la fin que les Grizzlies imaginaient mais Dillon Brooks a d’ores et déjà prévenu tout le monde, et notamment les Dubs : « Memphis sera de retour ». On a bien envie de le croire.

LA SAISON DES GRIZZLIES EN QUELQUES ARTICLES

L’IMAGE DE LA SAISON

Ja Morant 10 janvier 2022

On pourrait en sélectionner cinquante avec Ja Morant, mais cette image symbolise peut-être plus que tout l’ascension du phénomène des Grizzlies cette année ainsi que celle de l’équipe tout entière. Son block face aux Lakers où Ja a la tête dans les étoiles a fait le tour de la planète tout en faisant exploser Twitter. Typiquement le genre d’action où l’on se rend vraiment compte que ce mec-là n’est pas vraiment comme les autres. Inoubliable.

IL A CARTONNÉ : DESMOND BANE

Bien évidemment, la logique voudrait qu’on mette Ja Morant en avant pour sa saison calibre MVP et tous les moments de folie qu’il a pu nous offrir tout au long de l’année. Mais ce serait un peu facile alors on préfère mettre en avant un autre mec qui a franchi un très gros cap cette année : Desmond Bane. Déjà auteur d’une saison rookie solide avec les Grizzlies l’an passé, le sophomore a carrément doublé ses stats cette année pour finir la campagne 2021-22 avec des moyennes de 18 points à plus de 43% de réussite au tir depuis le parking, soit le troisième meilleur scoreur de l’équipe derrière son copain du backcourt Ja Morant ainsi que Dillon Brooks. Petite cerise sur le gâteau, il est également devenu le shooteur à 3-points le plus prolifique de l’histoire des Grizzlies sur une saison en dépassant Mike Miller. Solide two-way player à seulement 23 piges, Bane semble bénéficier aujourd’hui de son cursus NCAA complet du côté de TCU, lui qui n’a pas pris longtemps pour prouver qu’il est bel et bien ready pour le plus haut niveau. Preuve ultime, il a explosé au premier tour des Playoffs dans la série face aux Wolves, où il fut l’un des piliers de la qualif des Grizzlies (plus de 23 points et 4 rebonds de moyenne en 50-50-90 au niveau des pourcentages !) alors que Morant était parfois dans le dur. Pas un hasard si Ja a voulu lui donner son trophée de MIP directement après l’avoir remporté.

IL A ABUSÉ : LE GENOU DROIT DE JA MORANT

La saison des Grizzlies fut magnifique, mais impossible de ne pas avoir quelques regrets par rapport à la fin. Touché au genou droit lors du Game 3 de la série face aux Warriors, Ja Morant n’a pas pu participer à la deuxième partie de la série alors que Memphis était mené 2-1. Les hommes de Taylor Jenkins ont certes tout donné jusqu’au bout à l’image de ce qu’ils avaient pu montrer en régulière quand Ja était absent, mais ça n’a logiquement pas suffi. Défaite 4-2 face aux Dubs, forcément on se demande ce que les hommes du Tennessee auraient pu accomplir avec un Morant sur le terrain plutôt qu’à l’infirmerie. Ce genou droit, il avait d’ailleurs déjà gêné la superstar de Memphis bien avant les Playoffs, Ja ratant dix matchs entre fin mars et début avril à cause de bobos à ce niveau-là. Dix matchs qui sont venus s’ajouter à une bonne quinzaine de forfaits plus tôt dans la saison, notamment à cause d’une entorse au… genou gauche. Tout de suite, quand on associe phénomène athlétique type Morant à bobos aux genoux, ça nous rappelle de mauvais souvenirs (oui on pense à toi Derrick) et on espère évidemment que Ja restera en bonne santé le plus longtemps possible malgré son jeu aussi athlétique que risqué. La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que le meneur des Grizzlies n’aura pas besoin de passer sur le billard cet été après sa blessure en Playoffs, et devrait pouvoir revenir à 100% pour le training camp dans quelques mois.

LA SUITE

Arrivé au bout de sa troisième saison NBA, Ja Morant est éligible à une extension de contrat XXL cet été. On ne va pas y aller par quatre chemins, les Grizzlies vont lui offrir le max (186 millions de dollars sur cinq ans, montant pouvant grimper à 223 millions en cas de nomination dans une All-NBA Team en 2023) et il le signera dans la foulée. « Est-ce que je veux être à Memphis ? Oh que oui ! » a balancé Ja lors de la dernière conférence de presse de la saison, montrant ainsi une nouvelle fois son attachement avec la ville d’Elvis. Arrivé aux Grizzlies lors de la même draft que Ja, Brandon Clarke est lui aussi éligible à une prolongation cet été, Steven Adams et Dillon Brooks vont eux aborder la dernière année de leur deal l’an prochain, tandis que Kyle Anderson et le meneur back-up Tyus Jones sont agents libres non restrictifs. Il sera intéressant de voir comment le boss des opérations basket Zach Kleiman va gérer tous ces dossiers, en particulier le cas Jones. Ce dernier a bien step-up en l’absence de Morant et représente une vraie assurance pour les Grizzlies, sauf que le principal intéressé a l’ambition de devenir un titulaire en NBA. Pas sûr qu’il puisse obtenir ce qu’il recherche en restant à Memphis, autant au niveau de son rôle que financièrement. Les dirigeants de Memphis ont cependant assuré qu’ils n’allaient pas faire les radins par rapport aux joueurs qu’ils veulent absolument conserver, peu importe que la franchise évolue dans un petit marché. La continuité, c’est ce qu’il y a de plus important chez les Grizzlies aujourd’hui, et ils veulent la conserver pour continuer à grimper dans la hiérarchie de l’Ouest.

Il faut déjà compter sur Ja Morant et les Grizzlies dans le présent, mais probablement encore plus pour l’avenir. Derrière sa superstar et son magnifique collectif, la franchise de Memphis semble destinée à réaliser de grandes choses lors des années à venir. Le groupe vit bien, y’a du talent un peu partout et ça ne craint personne, autant d’ingrédients nécessaires pour briller en Playoffs. 

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