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Ja Morant a perdu mais Ja Morant enchaine : encore 40 pions et 10 passes cette nuit, c’est QUOI ce début de saison ?!?

Train Ja Morant

Dans le wagon Ja Morant, il est de plus en plus difficile de se rendre aux toilettes.

source : TrashTalk

Montez, tant qu’il en est encore temps. Bien garni au fil des prouesses du Golden Boy du Tennessee, le wagon Ja Morant vend encore des tickets à tel point qu’une place assise y est devenue objet de mythologie. Le début de saison est tonitruant, marqué par un step-up ô combien attendu pour un talent de son échoppe (ce terme n’a rien à faire ici mais ça sonnait bien). On débrief.

Pour la boxscore de cet affrontement en Ja Morant et les Lakers c’est par ICI !

Différent. Ce môme est tout simplement, différent. Différent dans le bon sens du terme, parce que différent peut aussi faire office de raccourci pour éviter le terme d’« abruti ». Ici, la différence est positive, contemplable sur un monstrueux up-and-under venu sensibiliser Anthony Davis et Rajon Rondo aux ravages de la moletite, la maladie des mollets qui les remplit de dynamite. Ce n’est pas la première fois en ce début de saison que Ja Morant grise sa feuille de match perso, et ce n’est assurément pas la dernière. L’Ourson avait profité du lendemain de l’ouverture de la régulière pour claquer 37 points, 6 rebonds et 6 assists sur des Cavaliers punis pour leur négligence. Le Staples Center fut ensuite le théâtre d’une première perf’ à 28 points et 8 passes décisives – victoire comprise dans le package – avant de cette nuit, rouvrir ses portes à l’indécence. Les Lakers ont gagné mais Ja Morant n’a pas perdu. Aussi immorale que puisse paraître cette conclusion – la victoire restant l’objectif clé d’un match de basket-ball – le meneur de 22 ans vient de lâcher une nuit à 40 points et 10 assists à 62% au tir dont 5/7 de la zone rouge, rappelant à tous qu’il est construit pour démonter des défenses et adresser une réponse visuelle à ses détracteurs. Oui, Ja est en train de comprendre ce à quoi nous pensions quand fut gratté le papier sur les potentiels nouveaux All-Star en 2022. Passer un cap, d’abord dans le silence, puis l’ouvrir une fois que la régularité va s’installer, histoire de confirmer que la personnalité est elle aussi à part.

Constant sur toute la longueur du match, Ja Morant a quand même sorti les crocs d’une manière plus prononcée en seconde période. Le secret ? Des drives indéfendables et parsemés d’hésitations qu’aucun homme de main des Lakers n’a réussi à lire. Le plus flippant dans cette histoire est que le meneur termine à 62% au tir sans ayant ressenti le besoin de forcer pour atteindre la barre des 40 pions. Il aurait pu toper les 50 sans passer pour Sylvain Monopolise-Lecuir mais a préféré faire tourner un collectif qui – ceci étant – n’a pas à se cacher honteusement derrière une individualité. Si Desmond Bane et Steven Adams ont fait le taf, le revers final peut être mis sur l’addition d’un banc fautif qui a cumulé un vilain 10/29 au tir (contre 18/27 pour LA). N’est pas LeBron en 2018 qui veut et porter sur ses épaules des tocards qui ont décidé de ne pas mettre leurs shoots reste compliqué, surtout lorsque l’adversaire a pour mission de dégoter sa première victoire. Les Lakers ont donc réussi à surmonter l’obstacle Memphis sans pour autant trouver un remède au rhume Ja Morant. La seule bourde de ce dernier fut un lancer-franc manqué, lui qui – à 2 secondes du terme – en avait trois à tirer tandis que son équipe accusait un retard d’autant d’unités. C’est dur pour l’ego, mais ça n’efface pas une soirée taille All-Star.

Parce qu’en 2021-22, ruinés seront les carrières de nombreux mecs ayant été engagés pour défendre, ridiculisés par la folie Ja Morant. Le gamin a le talent pour se défaire d’un défenseur cinq étoiles par la seule puissance de son dribble, une aptitude qui – dans quelques années – lui vaudra potentiellement de chouettes récompenses.

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