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La course aux étoiles : 14 joueurs potentiellement All-Star pour la première fois en 2022, qui va changer de statut cette saison ?

Tobias Harris Ja Morant

Il y aura des absents, il y aura des nouveaux, et ce sont ces derniers qui nous intéressent.

Reconnaissance incontournable dans la carrière d’un basketteur, le All-Star Game ne se limite pas à détruire un paquet de chips en vannant les défenses. Pour être clair, le contenu du match des étoiles importe peu mais son casting fait davantage jaser, c’est même tout ce qui compte. Maintenant, que Brandon Ingram convertisse un fadeaway au milieu du deuxième quart-temps, honnêtement on s’en retourne le steak.

Pour les joueurs qui ne seront plus All-Star en 2022, c’est par ICI !

Tobias Harris (Sixers)

Parce que même si profiter d’une controverse autour de l’un de ses coéquipiers est vicieux à souhait, les vicieux sont parfois les meilleurs. On a beau savoir que Ben Simmons est revenu au camp d’entraînement des Sixers, c’est encore un poco compliqué d’affirmer qu’il est là pour casser la baraque sous le maillot de Philly cette saison. Le garçon s’en cogne tellement qu’il s’entraîne en joggo avec un téléphone dans la poche. On dirait un bénévole qui va passer toper un Captain Morgan dans le coffre de sa Clio en rentrant. Et si la notif de son transfert tombe en pleine séquence de jeu, on se prépare à un grand « allez, ciao les abrutis ! » direction le parking. De son côté, Tobias Harris sort d’une chouette saison et même s’il n’envoie pas 25 plaques de moyenne, l’écho de son efficacité porte de plus en plus.

Shai Gilgeous-Alexander (Thunder)

Bien que Poku lui ait récemment demandé de l’accompagner chez le dermato pour « traiter ses verrues dans le dos », Shai Gilgeous-Alexander s’apprête à démarrer une saison d’adulte taillée dans le sérieux et les skills. Impressionnant de maturité lorsqu’il manie le cuir, sa faculté à sécher son vis-à-vis depuis les sept mètres est inestimable. Il sera sans aucun doute le leader statistique d’un Thunder qui doit montrer des signes de progression, ce qui compte tenu du potentiel des Josh Giddey, Luguentz Dort et autre Darius Bazley, pourrait passer plutôt crème. En espérant que son corps soit du même avis.

Ja Morant (Grizzlies)

On ne dit pas qu’on préfère se retrouver devant un vrai grizzli plutôt que face à Ja Morant, simplement qu’on ne sait pas trop s’il différencie bien le basket-ball de la violence. Oui, Ja était ce pote sympa au collège mais qui tapait trop fort et pour absolument aucune raison. L’an dernier, l’Ourson a lâché des moyennes de 19,1 points, 4 rebonds et 7,4 assists tout en propulsant Memphis en Playoffs à l’issue d’un play-in bravement disputé. Camouflé par la folie Trae Young, ce petit accomplissement au milieu d’une Conférence Ouest XXL n’a pas forcément glissé le respect dû à Ja Morant, ce qui va très probablement l’inciter à taper plus fort cette saison. Certaines grandes bouches puent l’arrogance, tandis que d’autres y ajoutent les haut faits : Ja fait vraisemblablement partie de cette dernière catégorie.

Michael Porter Jr. (Nuggets)

Il y a beau avoir un crack tous les 12 ans dans le Colorado, quand celui-ci arrive il ne fait pas les choses à moitié. On en discutait au moment de gratter les pronos de la rédaction pour le trophée de MIP, Michael Porter Jr. fait partie de ceux qui peuvent prétendre à un step-up façon Hermione Granger. Passé de 9 pions à 19 entre sa saison rookie et son exercice sophomore, le freak affiche des facilités aussi flippante qu’intrigantes, ce qui nous pousse à répéter les lointains cours de maths. Si x1 = 9 et que x2 = 19, alors x3 = 40, x4 = 84… Et si ça fonctionne pas, il va entendre parler du pays le Michel, parce que « qu’est-ce qui nous dit qu’il a pas pris les routes départementales ?! ».

Collin Sexton (Cavaliers)

Fossoyeur des Nets pour la première de leur Big Three en janvier dernier, Collin Sexton va devoir enfiler le costume du parfait coéquipier s’il veut berner le vendeur de tickets étoilés. Mieux vaut claquer 20 points de moyenne et squatter le Top 6 de sa conférence, plutôt que d’en caler 27 à 39% au tir en engueulant Evan Mobley parce qu’il n’a pas récupéré cette « parfaite passe » de lob envoyée contre le chrono des 24. Tout dépendra donc des résultats collectifs qui – s’ils sont bons – légitimeront davantage la candidature du petit assoiffé de sang qu’une perf à 35 points pleine de tirs aussi incohérents que réussis. Parce que si un joueur doit être All-Star à Cleveland, c’est bien Collin Sexton.

C.J. McCollum (Blazers)

Comme l’impression d’écrire son blaze pour la treizième fois consécutive dans ce genre de papier, C.J. McCollum attend toujours sa première sélection au All-Star Game. En bon General Manager, Neil Olshey l’a bien aidé en ne rameutant absolument personne dans l’Oregon, ce qui va laisser la place à l’arrière pour produire régulièrement et avec efficacité. Quand on dit personne, cela signifie qu’aucune nouvelle silhouette ne peut réellement envisager de lui piquer quelques stats. Il vaut mieux détailler son propos avant qu’un expert ne vienne nous expliquer que le tandem Cody Zeller – Larry Nance Jr. est « impressionnant de solidité défensive » et qu’il lui fait penser à la raquette Larry Johnson – Pat Ewing en 99.

De’Aaron Fox (Kings)

La version plus étudiée de Collin Sexton. L’an dernier, De’Aaron Fox a lâché une saison à 25,1 points, 3,5 rebonds, 7,2 assists et 1,5 interception de moyenne, alimentée par un très correct 48% au tir. Son coup d’accélérateur avant le All-Star Game n’a pas suffi à lui réserver un siège dans le cœur des coachs, des joueurs, des fans et des médias concernés qui ont tous trouvé à redire sur son équipe. Un peu comme si Nathalie Portman voulait se rendre à un dîner mondain accompagnée par Frank Dubosc, alors en pleine promo pour Camping 2. Eh oui, des choses vont devoir changer dans la vie de De’Aaron Fox, et le plus frustrant est qu’il ne les contrôle pas forcément.

Deandre Ayton (Suns)

Ce sera tout ou rien. Soit Deandre Ayton sort les bibis et lâche un exercice en 17/13 – transcendé par le refus de son front office pour ce qui est de lui filer un contrat max – soit l’intérieur perd la motivation et fait preuve d’une petite nonchalance qui ne lui est pas totalement étrangère. Même s’il y a deux All-Star à Phoenix et que leurs places sont presque immuables, en rajouter un troisième ne relèverait pas de la folie s’il se donne les moyens de progresser, encore. Dans un monde parallèle – qui sera peut-être le nôtre dans quelques mois – Deandre Ayton tourne à 25 points et 19 rebonds de moyenne mais ne fait pas le All-Star Game car tous les votants ont mis une deuxième majuscule à « DeAndre ».

Christian Wood (Rockets)

Parce que même s’il se foire complètement, Christian Wood mérite d’être sélectionné au All-Star Game pour avoir cohabité avec Kevin Porter Jr. et Jalen Green toute une saison. Aussi talentueux soient les deux loustics, il n’est pas impossible qu’on les retrouve en train de se foutre sur la gueule dans un restau chinois parce que le rookie a renversé de l’eau sur la manchette de chemise de KPJ. L’ailier-fort va donc devoir enfiler la double casquette de joueur-éducateur et slalomer entre les assiettes volantes afin de rester focus sur ses objectifs personnels. Mouai, tout cela semble quand même compromis par les ambitions collectives de Houston. À revérifier sous peu.

Cade Cunningham (Pistons)

Parce qu’hormis Jerami Grant, rares sont les Pistons à occuper une place aussi large que régulière sur la feuille de match. Le Cade débarque donc avec l’intention de rafler le trophée de Rookie of the Year au nez du très (trop ?) sûr de lui Jalen Green. Et puis mine de rien, si les performances tiennent la route, la hype autour du fils de l’Oklahoma pourrait se concrétiser en véritable détonation au moment de faire voter les fans. Cela fait un bail que Detroit n’a pas eu un visage unique à arborer fièrement en tête d’affiche, faisant de lui la nouvelle identité d’une franchise au passif glorieux.

John Collins (Hawks)

Si le ticket pour le All-Star Game était une queue de Mickey accrochée au sommet de la planche, John Collins serait sans doute le premier convoqué. Manque de bol, la Ligue a pensé le format de sorte à privilégier le mérite, la perf individuelle et les réponses aux attentes. Et puis quand on prolonge de 125 millions sur 5 ans à Atlanta, des attentes il y en a tout un paquet. Voilà pourquoi John Collins pourrait passer un cap et – si tant est que les Hawks réitèrent une chouette saison régulière – devenir le deuxième All-Star à battre des ailes. Bon, y’a ceux des Pelicans aussi, mais l’image est cool donc on laisse.

Malcolm Brogdon (Pacers)

Parce qu’il gagnerait la course des boules de nerfs l’opposant à Eric Bledsoe, le but étant de toper la sélection étoilée avant l’autre. À 28 balais, le trapu de l’Indiana sort d’une saison on ne peut plus complète avec des moyennes de 21,2 points, 5,3 rebonds et 5,9 assists à 45% au tir dont 39% depuis le vestiaire de Basic Fit. Première récompense, cette prolongation dûment obtenue ce lundi. Mais comme beaucoup d’autres prétendants laissés sur le côté au moment de choisir les nouvelles têtes du All-Star Game, Malcolm a payé les piètres résultats collectifs de son équipe, laquelle envoyait déjà Domantas Sabonis s’éclater avec les meilleurs sur le parquet de la Bankers Life Fieldhouse. Il a manqué de faire le spectacle devant son propre public, laissera-t-il passer une nouvelle humiliation ? Ouai, on envenime un peu le truc pour lui foutre les crocs.

LaMelo Ball (Hornets)

Le Golden Boy de Charlotte fout son maillot dans le short, cap sur une saison de sophomore XXL. Si les Hornets ont régalé lors de la dernière régulière, la nouvelle Conférence Est pourrait glisser bien plus d’un bâton dans les roues des bicyclettes nos Frelons favoris. Chez les turquoises il n’y a pas d’énormes blazes, beaucoup de jeunes demandant à être guidés, mais surtout un LaMelo Ball vraisemblablement taillé pour jouer les mentors à seulement 20 piges. Les mentors, un bien grand mot qui faudra limiter à l’impact statistique puisque le benjamin des Ball sort d’un exercice rookie somptueusement ponctué par ce trophée de ROY. Pour ce qui est des grands discours, l’effectif trouvera un vioc plus à même de donner le ton.

Evan Fournier (Knicks)

Parce que la vie est une fête et qu’aussi chauvin soit ce choix, Evan Fournier sera l’une des têtes pensantes de New York cette saison. On ne sait jamais donc, car si les fans de la Big Apple décident de clamer haut et fort leur amour pour le dégarni de Charenton, alors la #FournierMania pourrait bien propulser le frenchie vers une première sélection étoilée. Bon, au moment de gratter ces quelques lignes, on y croit autant qu’à la rumeur qui disait que c’était un vrai cuisinier qui s’occupait de la cantine du collège. On est pas bêtes hein, on le voyait bien ce camion qui déchargeait les surgelés le matin à 8h.

14 joueurs, 13 talents (parce qu’on ne sait pas encore si Collin Sexton a juste de la chance), 14 mecs qui pourraient changer de statut en 2021 en intégrant le cercle fermé des joueurs étoiles. On ne dit pas qu’il faut croire chaque mot posé ci-dessus, simplement que certains seront forcément All-Star dans quelques mois. Hop, gros screen et on en reparle.

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