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Preview des New York Knicks 2021-22 : les Spartiates repartent en campagne, mais attention au cheval de Trae

Knicks

À la guerre avec le Thibs.

source image : montage TrashTalk

Ils étaient le feu d’artifice d’une année passée à espérer zieuter chacun de leurs matchs, les Knicks s’apprêtent aujourd’hui à rechausser les après-ski pour surfer sur la concu. Comme le second opus est rarement au niveau du premier, disséquons ce qui pourrait nous faire espérer le contraire, dans l’espoir de retrouver les Knicks sous la même branche de gui que lorsque nous les avons quittés en juin dernier. On s’assoit, on se fait couler un truc et on débrief.

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Ce qu’il s’est passé la saison dernière

Comme cette tante qui t’offre le coffret Scorpio chaque année en prenant bien soin de te réexpliquer ce qu’est un parfum, les Knicks nous réservaient jusqu’à très récemment trop peu de surprises. On était là, pendant des lustres, à s’exciter devant les rumeurs montées autour des probables venues de Kevin Durant, Kyrie Irving et Zion Williamson, pour finalement se satisfaire de la palette offensive de Trey Burke et des coudes d’un Joakim Noah en fin de route. Du neuf, des paillettes et d’autres ambitions que le Top 13 de la Conférence Est, la demande des fans n’était pourtant pas sorcière ? Rien n’y fait, l’été 2020 laisse place à une vieille free agency laquelle rameute Obi Toppin (Draft), Austin Rivers, Nerlens Noel, Alec Burks, Jacob Evans, Omari Spellman, Michael Kidd-Gilchrist, Immanuel Quickley (Draft), Myles Powell, Jared Harper et Theo Pinson. Un joyeux barouf de types qui ne se connaissent même pas entre eux, confirmant le manque de silhouettes étoilées au sein de la troupe de Thibs. Les entraînements manquent tellement d’un All-Star que le concierge de la salle demande aux joueurs de quitter le bâtiment car « ils dribblent trop fort à l’heure de la sieste ». De notre côté, la rédac annonce des Knicks quinzièmes de l’Est et qui ne dépassent pas la barre des 13 victoires. Entre ces coups de stylo et aujourd’hui, que s’est-il passé ? Pour la faire courte, les garnements new-yorkais ont slalomé entre les pronostics sans rien respecter. Le Thibs a été élu coach de l’année, Julius Randle est devenu All-Star, Alec Burks fut l’un des soldats les plus valeureux de la Ligue en sortie de banc et Reggie Bullock a démarré sa carrière NBA huit ans après sa draft. Évitons de retaper la chronologie la plus complète d’une saison haute en couleur et contentons-nous de fixer ses extremums : cinq mois de pur bonheur, une pente continuellement ascendante, la postseason retrouvée, puis un Trae Young venu installer la clim au Garden. Hop, tout ce beau monde en vacances, cependant bien méritées.

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Quelques liens utiles

Le marché de l’été

  • Ils sont partis : Reggie Bullock et Norvel Pelle
  • Ils ont re-signé : Julius Randle, Derrick Rose, Alec Burks, Nerlens Noel et Mitchell Robinson
  • Ils arrivent : Kemba Walker, Evan Fournier, Quentin Grimes (Draft), Miles McBride (Draft), Dwayne Bacon, Rokas Jokubaitis (Draft) et Jericho Sims (Draft)

Un peu comme si un enfant plus dodu que les autres était coincé dans le tobogan du McDo, et qu’il bloquait tous les petits momichons voulant glisser avec de bonnes intentions, vouées à l’amusement et au plaisir. Une fois l’enfant évacué par les services de sécu du fast food, les flux reprennent le contrôle de cet immense tube de plastique industriel. Oui, les Knicks devaient simplement retrouver les Playoffs et se débarrasser de la lose culture afin de gagner en attractivité. Les prolongations des grands bonshommes de l’an dernier actées – notamment celle de Julius Randle -, le front office de la Big Apple est parvenu à choper Kemba Walker et Evan Fournier aux pifs des autres franchises. On gardera également un œil sur les choix de draft intelligemment disposés selon les spots plus ou moins vacants.

Le roster 2021-22 des Knicks

  • Meneurs : Kemba Walker, Derrick Rose, Luca Vildoza et Miles McBride
  • Arrières : RJ Barrett, Immanuel Quickley et Quentin Grimes
  • Ailiers : Evan Fournier, Alec Burks et Kevin Knox
  • Ailiers-forts : Julius Randle et Obi Toppin
  • Pivots : Nerlens Noel, Mitchell Robinson et Taj Gibson

En gras les starters pressentis, selon les fameuses sources proches du dossier

C’est beau, c’est propre, c’est net et c’est correctement doublé ! Les Knicks conservent la base qui a fait du dernier exercice ce qu’il fut, et ajoutent à cette-ci de chouettes éléments titulaires en les personnes d’Evan Fournier et Kemba Walker. Si notre frenchie est un arrière de formation, nul doute que ses 201 centimètre lui octroieront la possibilité de débuter les matchs à l’aile. Gros croisage de doigts pour que Mitchell Robinson ne se repète pas de sitôt, lui qui n’a disputé que 31 rencontres sur l’exercice 2020-21. On regardera également avec beaucoup d’attention les prouesses – ou non – d’Obi Toppin qui sort d’une Summer League XL avec 21 points et 8,3 rebonds de moyenne. Un jeune patron, à confirmer.

Le petit point du banquier

« J’adore quand un plan se déroule sans accroc », et c’est gros cigare aux lèvres que Scott Perry doit savourer l’actuelle disposition salariale chez les Knicks. Rien ne dépasse, les flouzes sont intelligemment posés et mis à part une saison 2023-24 qui pourrait être compliquée si rien ne vient à bouger, aucun gros dossier ne turlupine le businessman de la Big Apple. Payer Mitchell Robinson moins de 2 millions de dollars sur un an revient à choper une PS5 en friperie contre de vieux vêtements sur lesquels votre chien a uriné, et plusieurs fois. Bis repetita pour Immanuel Quickley qui touche presque 3 fois moins que Kevin Knox, le plus mauvais freak du continent. En cas de déconvenue, les asset sont nombreux pour rebondir vers du neuf. Nous, on espère simplement que Vavane ait encore les cannes pour toper sa team option dans trois ans.

Pour l’analyse complète des finances des Knicks, c’est par ici

Les tips TTFL

Pour ce qui est de la ligue fantaisie préférée de ta ligue fantaisie préférée, le choix Julius Randle apparaît toujours comme la valeur la plus sûre de cet effectif. On ne sait pas encore ce que donnera Kemba Walker, ni Evan, mais les premières semaines de compétition viendront donner du ressort à ces lignes. Et puis, pourquoi ne pas tenter l’expérience R.J. Barrett qui rentre déjà dans sa troisième saison NBA et qui aura à cœur de franchir une étape sur le plan individuel ? Ou alors Derrick Rose, le joueur parfait pour les fonds de tiroir, c’est-à-dire lorsque votre deck est dépourvu de grands blazes et qu’il faut garder le rythme. Endurant et régulier sur le dernier exercice, le chouchou d’Antoine Griezmann est votre dernier recours de luxe.

Les bons plans TTFL chez les Knicks, c’est par ici

Le paragraphe du Doc

Quand on s’intéresse à l’infirmerie de New York la saison dernière, six noms ressortent. Evan Fournier, pour commencer, a connu plusieurs alertes début 2021. Il manque neuf matchs en janvier et cinq en février pour des spasmes au dos et une blessure à l’aine le privera également de quatre rencontres en mars. Il rate ensuite deux matchs en arrivant à Boston suite à un faux positif sur un test puis neuf pour une véritable infection Covid-19. Kemba Walker, quant à lui, a manqué les onze premiers matchs de la saison, encore en plein programme de réathlétisation de son genou gauche. Préservé par son équipe, il ne jouera pas les back-to-backs et débutera sa saison avec une restriction de minutes. Il manquera ensuite quatre matchs en mai pour une tension aux obliques gauches avant que de nouvelles douleurs au genou gauche le privent des deux dernières rencontres de saison régulière, ainsi que des deux derniers matchs de Playoffs. Derrick Rose pour sa part est un habitué de l’infirmerie. Durement touché par une infection Covid-19 en mars, il rate douze matchs puis sa cheville gauche, qui l’a fait souffrir une bonne partie de la saison, lui fera également manquer une dizaine de rencontres supplémentaires. Alec Burks, quant à lui, a raté douze rencontres en début de saison pour une entorse à la cheville gauche, huit de plus pour une infection Covid-19 en avril et trois en mai pour une contusion au genou gauche. Mitchell Robinson n’a pour sa part joué que trente et un matchs la saison dernière. Fracture la main droite en février, opération dans la foulée et treize matchs loupés. A peine revenu, une fracture du cinquième métatarse du pied droit le renvoie au bloc et met fin à sa saison et pas sûr aujourd’hui qu’il ne soit prêt pour la reprise… Obi Topin, pour conclure, a subi une élongation au mollet droit lors du premier match de la saison et ratera de ce fait les dix rencontres suivantes.

Confirmer, confirmer et confirmer

Foutez Call of Duty entre les mains d’un môme et il ne reviendra plus jamais sur Mario Party. C’est le risque pour nous autres, amateurs de basket-ball tombés sous le charme des interminables nuits en compagnie des casseurs du Garden. Il serait fort cruel que de tirer le rideau sur ce qui n’était alors qu’une illusion, le mime de ce que nous voulions voir depuis des saisons, sans prolonger la fiestoche jusqu’à la considérer – dans un futur plus ou moins proche – comme une promesse d’étagère à trophées. Dans un monde que l’on espère complètement parallèle, les Knicks ne retouchent pas aux Playoffs et se vautrent lamentablement avec comme symbole de ce naufrage, un Kemba Walker toujours névrosé. Ce serait terrible pour la franchise new-yorkaise qui semble enfin toucher au but et obtenir les premiers résultats de plusieurs années de reconstruction. Désormais, l’objectif se veut on ne peut plus clair à savoir, refaire a minima aussi bien que l’an dernier en tentant même de passer le premier tour des Playoffs. On sait que beaucoup d’écuries se sont renforcées à l’Est – les Bulls et le Heat, par exemple -, mais à cœur vaillant rien d’impossible et la petite rivalité avec les Hawks de Trae Young fera partie de ces choses qui automatiseront le réveil sous le plaid au beau milieu d’une nuit d’hiver où 99,68% des Français sont inconscients, étalés sur l’oreiller. Quid de ces prolongations qui nous offriront probablement un spectacle à couper le souffle, faites de grosses bombinettes made in Kemba et d’attaques de cercle so smooth façon R.J. Barrett ? Elles seront ce que la peinture est au tableau, une ressource compliquée à manier mais ô combien plaisante lorsqu’elle permet d’obtenir un bon résultat. En bon dernier souhait, un buzzer d’Evan histoire qu’il se mette la Knicks Nation dans la poche dès les premières semaines de joutes. Là est notre seule requête individuelle puisque ce qui compte avant tout à New York, ce sont les résultats de groupe. Qu’elle va être lourde cette saison.

Le pronostic du rédacteur

47 victoires et 35 défaites, la cinquième place à l’Est. Dans la continuité de leur dinguerie antécédente, les Knicks ont renforcé leur effectif en ajoutant prestige à la cohérence. Comme 1 et 1 font 2, difficile d’imaginer un moins bon exercice que le précédent, surtout avec la motivation qui anime les troupes de Tom Thibodeau à quelques semaines de la reprise. Chacun veut marquer l’une des franchises les plus historiques de la Ligue à sa manière, notre Vavane national en premier, et quelque chose nous dit qu’ils vont y arriver.

On a croqué une première fois dans la pomme, cette bouchée était excellente, il serait bien dommage d’être déçus par la seconde. Tout laisse à penser que ce ne sera pas le cas venant d’une équipe au cœur incommensurable et à l’effectif désormais tailler pour jouer le Top 6. Comme il y a environ 365 jours, peut-être que nous sommes totalement à côté de la plaque, mais tout semble désormais si stable.

Source texte : Basketballinsiders.com, spotrac.

1 Comment

1 Comment

  1. dam dou

    5 octobre 2021 à 10 h 50 min at 10 h 50 min

    Et là, c’est le drame, les Knicks finissent 13e avec 24 victoires.

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