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Ron Baker prend officiellement sa retraite : exemplaire et amoureux du sacrifice, clap de fin pour le plus valeureux des Knicks

Ron Baker

Voir une tignasse comme ça s’éloigner des parquets, ça fait toujours mal au coeur.

Source : Youtube

Après une saison 2020-2021 exceptionnelle et bien au-delà de leurs attentes, une news pleine de nostalgie vient de s’abattre sur la Knicks Nation : Ron Baker se retire du monde du basket-ball. Déjà absent des parquets NBA depuis 2 ans, l’arrière avait passé la saison 2019-2020 au CSKA Moscou avant de vivre un exercice 2020-21 blanchi par de vieilles blessures. Le Ron a donc décidé de prendre sa retraite, et de se reconvertir. Snif.

Instant émotion et souvenir. Il était un peu comme un petit soleil, une lueur d’espoir durant les récentes années sombres du Madison Square Garden. Eh oui, avant que le Madison Square Garden ne se régale devant les exploits de la bande à Julius – avec bientôt Vavane et Kemba – tout n’était pas rose dans la Big Apple. Sous le règne de la superteam Melo, Porzingis, D-Rose, Noah (lol) et du management désastreux de Phil Jackson, Ronnie était l’un des rares New-yorkais à sortir la tête de l’eau grâce notamment à sa ténacité. Le Zen Master l’avait par ailleurs récompensé avec un contrat de 9 millions de dollars sur deux saisons en 2017, seulement un an après avoir été non drafté puis récupéré grâce à la Summer League. La mèche de surfeur a finalement été coupé par les Knicks en décembre 2018 pour faire de la place à Alonzo Trier, avant de jouer 4 petits matchs sous le maillot des Wizards. Lors de la Free Agency 2019, la Bake avait refusé un two-way contract avec les Nets pour finalement rejoindre le CSKA, champion d’Euroligue en titre au moment de sa signature. Soit c’est du garanti, soit c’est de l’Europe, mais faut pas se foutre trop longtemps de la tronche du Ron. Alors bien sûr, sa signature européenne n’a pas engendré une lourde chute de l’audimat en NBA, mais ses gouttes de sueur généreusement servies sur un plateau au collectif, ne seront pas oubliées de sitôt.

Malheureusement, le diplômé de Wichita State n’a jamais assez performé pour sécuriser un sport au sein d’un roster chez les gros biscotos. Sa mentalité et sa compétitivité hors pairs n’auront pas suffi à combler les manquements laissés lâchement par un potentiel plus faible que celui de ses coéquipiers (3 points de moyenne à 36% au tir dont 27% à 3-points en 96 matchs en carrière, on a clairement vu mieux). Malgré tout, on se rappellera surtout de son grand coeur, de sa grosse défense, de sa réputation d’excellent coéquipier et de ses énormes cojones. On se souvient de ce moment où Noah Vonleh, son propre coéquipier, lui avait assené un moche coup de coude, forçant Ron à quitter le parquet la tête ensanglantée, mais haute. Le highlight de sa carrière restera néanmoins toujours ce poster infligé par Anthony Davis et qui lui a coûté trois points de suture. Preuve une nouvelle fois que le guard n’avait peur de rien, ni de personne. Oui, Jean-Pierre Bacri avait le sens de la fête, Ron du sacrifice.

Reflet de la Knicks mentality, le blondinet aura fait du bien à Spike Lee et tout le MSG pendant ces quelques saisons horribles à zieuter. Le blondinet va désormais dédier son cerveau et sa toughness à la médecine en devenant chargé de projet pour l’entreprise Ascension Via Christi. Bon vent, l’ami!

Source texte : RealGM

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