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Top 30 des franchises de la décennie : Oklahoma City Thunder, c’était beau, c’était grand, mais c’était surtout sans titre (#5)

OKC Thunder

Tin, sérieux les gars, vous n’auriez pas pu rester tous ensemble histoire de bousiller la Ligue. Regardez ces sourires, c’était beau quand même… Snif

Source Image : YouTube

Il est l’heure. L’heure de fermer la page sur les années 2010, et donc de fermer la page sur dix ans de NBA et de souvenirs plus ou moins ancrés, plus ou moins légendaires. Il y a ceux dont on se rappellera encore dans cinquante ans et ceux qui disparaîtront au rythme des exploits de notre génération contemporaine, mais aujourd’hui et avec un regard tout neuf sur ces dix dernières années, nous nous sommes donc amusés à… trancher dans le vif. Et à partir de maintenant, on rentre dans l’élite de la décennie 2010. Direction Oklahoma City. 

Classer les trente franchises de la Ligue, de 1 à 30 cela va sans dire, en prenant en compte aussi bien les victoires en saison régulière que les trophées individuels, le palmarès des printemps ou les stars passées en ville. Exercice difficile, ô combien discuté et évidemment toujours discutable, mais qui aura au moins le mérite d’être posé. Exercice subjectif également, qui prend en compte des chiffres mais aussi des ressentis, et que l’on vous demandera donc de respecter ou de débattre, seulement et seulement si vous faites l’effort, comme nous, de vous creuser un peu les méninges et de jeter un coup d’œil derrière votre épaule, sur ces dix années de NBA qui nous contemplent.

  • Saisons prises en compte : de 2009/10 à 2018/19
  • Critères étudiés : les victoires en saison régulière, le palmarès en Playoffs, le nombre de All-Stars et les trophées individuels
  • Objectivité : celle des fans NBA

On intègre donc le Top 5 avec l’équipe de l’Oklahoma. C’est bien simple, nous allons parler ici de toute l’histoire du Thunder, ou presque. En effet, la franchise – anciennement SuperSonics de Seattle – est arrivée là où elle se trouve en 2008. Une saison de rodage, car notre Top 30 prend en compte les performances de chaque franchise depuis la saison 2009-10 comme énoncé précédemment.

Le bilan en régulière : 515 victoires – 289 défaites

Si l’on excepte les Spurs, personne n’a gagné autant de matchs en saison régulière que le Thunder sur la décennie. Une régularité impressionnante. La pire saison d’Oklahoma City pendant cette période ? 45-37 en 2014-15 à cause de l’absence prolongée d’un certain Kevin Durant. La meilleure ? 60-22. Beaucoup rêveraient d’un tel bilan. D’autant plus impressionnant, la rapidité d’évolution de la franchise. Passer d’un bilan de 23-59 en 2009 à 50 victoires l’année suivante pour rester dans ces alentours pendant dix ans, c’est très fort. Tout ça n’aurait jamais été possible sans les choix judicieux du manager général Sam Presti à la Draft. Peut-être l’un des GM avec le plus de nez pour sélectionner des jeunes joueurs.

Le bilan en Playoffs : un sentiment d’inachevé

Si les saisons régulières se suivent et se ressemblent, les aventures en Playoffs aussi, avec au final beaucoup de désillusions pour tous les fans. En dix ans, il y a quand même eu neuf participations en post-season, mais seulement une Finale NBA pour cette équipe archi-talentueuse. C’était en 2012. Des jeunes avides de succès contre un LeBron James en quête de son premier titre après avoir chuté l’année précédente contre le grand Dirk Nowitzki. On s’en rappelle encore. Un premier match gagné à la Chesapeake Energy Arena, et c’est tout un État qui a commencé à rêver. Cependant, LeBron, Dwyane Wade et Chris Bosh ont pris le dessus. Quatre revers consécutifs et une cuisante défaite 4-1. Dur, mais tellement encourageant pour la suite. Sauf que cette suite rime indiscutablement avec déception. Élimination en demi-finale de la Conférence Ouest en 2013 après la blessure de Russell Westbrook, deux finales de conf’ perdues en 2014 et surtout 2016 après avoir mené 3-1 – foutu Klay Thompson – puis trois éliminations au premier tour après le départ de Kevin Durant. La dernière, sur un shoot mythique de Damian Lillard, a fait exploser la franchise puisque Paul George et Russell Westbrook ont ensuite été transférés.

Les joueurs majeurs

  • Deux MVP (Russell Westbrook en 2017, Kevin Durant en 2014)
  • 17 sélections au All-Star Game réparties entre trois joueurs (Russell Westbrook x8, Kevin Durant x7, Paul George x2)
  • Un Sixième Homme de l’Année (James Harden en 2012)

Désormais à Houston, Russell Westbrook était l’âme de la franchise, n’en déplaise à Kevin Durant qui a préféré s’exiler dans la Baie d’Oakland. MVP en 2017, trois saisons d’affilée en triple-double de moyenne, historique tout simplement. Il était le cœur, l’âme, les muscles – pour ne pas dire autre chose – de la franchise d’OKC. Quant à KD, c’est lui tout d’abord qui a permis de mettre Oklahoma City sur une carte. Dès son arrivée en NBA, son élégance et sa polyvalence offensive ont conquis tout le monde. 27 points de moyenne sur presque 10 ans, c’est monstrueux. James Harden, Sixième Homme de l’Année en 2012, et lui aussi drafté dans le Top 4 de la Draft comme ses deux compères cités précédemment, a apporté un énorme coup de boost en sortie de banc avant de partir vers Houston. La fougue de Serge Ibaka, l’impact immédiat de Kendrick Perkins à son arrivée de Boston suite à l’échange impliquant Jeff Green, et les deux grosses années de Paul George sont aussi à mentionner. N’oublions pas non plus l’apport d’Andre Roberson – on espère son retour incessamment sous peu d’ailleurs -, pilier défensif de la franchise depuis 2014. Avant, dans la même veine, il y a eu du Thabo Sefolosha bien évidemment. On va éviter de parler de Reggie Jackson, même si certaines campagnes de Playoffs ont été intéressantes. Et s’il est un peu moins en forme ces derniers temps, comment ne pas parler du kiwi. Steven Adams, le pivot néo-zélandais, est depuis quelques années un joueur important dans l’équilibre du jeu de l’équipe. Drafté en 2013, son association avec Russ a souvent occupé les Top 10 à travers des alley-oops dévastateurs, tout comme ceux avec Jerami Grant d’ailleurs. Il y a eu également des grands noms qui n’ont pas vécu leur prime dans l’Oklahoma. Carmelo Anthony, Victor Oladipo, Kevin Martin, des joueurs aux qualités différentes ayant passé une saison à OKC, sans pour autant impacter de façon significative l’histoire de la franchise. Dédicace aussi au garde du corps personnel de Russell Westbrook, monsieur Enes Kanter, qui a contribué dans la raquette pendant quelques années. Et pour finir, ne jamais oublier la fidélité de Nick Collison, qui a passé sa carrière à faire les poubelles du Thunder, et qui a toujours été loyal, hein KD. En mars dernier, Nick a notamment été le premier joueur à voir son maillot monter au sommet de la Chesapeake Energy Arena. Sacré honneur.

Le cinq majeur de la décennie : Russell Westbrook – James Harden – Kevin Durant – Serge Ibaka – Steven Adams

Le souvenir du rédacteur

Le rédacteur étant fan de la franchise, les souvenirs sont nombreux. Ceux des Finales de 2012 perdues et la finale de conf’ face aux Warriors hantent encore mes nuits, alors on va en choisir un bon : 9 avril 2017, 2,9 secondes au chrono, 105-103 Denver. Remise en jeu de Kyle Singler – oui, il était encore là – qui recherche Russell Westbrook mais ne le trouve pas. Il donne la balle à Steven Adams, qui s’empresse de trouver Russ, qui envoie une bombe à 12 mètres. Bang ! Comme dirait le commentateur, « What a perfect ending… to a historic day ». Russell vient de mettre le buzzer beater qui élimine les Nuggets dans la course aux Playoffs et qui ponctue un match historique pour lui : 50 points, 16 rebonds, 10 caviars. 42è triple-double de la saison, record battu, Oscar Robertson dans le rétro, et MVP définitivement sécurisé. À tout jamais dans le livre des records de la Ligue.

La forme actuelle

Avec les départs de Paul George et Russell Westbrook durant l’été suite à une nouvelle élimination au premier tour des Playoffs, on s’attendait à une saison dans les bas-fonds de l’Ouest pour le Thunder, qui a officiellement démarré une phase de reconstruction. Sauf qu’à l’heure de ces lignes, Oklahoma City possède un bilan parfaitement équilibré (15 victoires – 15 défaites) et se retrouve ainsi dans le Top 8 de l’Ouest. Ce n’était pas vraiment prévu, mais avec un Chris Paul en mode papa et un Shai Gilgeous-Alexander qui progresse magnifiquement, sans oublier un Dennis Schroder excellent dans son rôle de sixième homme, le Thunder surprend son monde.

La projection pour la décennie 2020

Une véritable reconstruction est en marche. Les très nombreux tours de draft glanés grâce aux transferts de Paul George, Russell Westbrook et Jerami Grant seront déterminants quant à l’avenir de la franchise. D’ici 2025, elle pourrait retrouver les hauteurs de la Conférence Ouest lorsqu’on connaît la qualité des choix de Sam Presti à la Draft. Ce dernier pourra orienter ses picks dans le but de construire autour d’un joueur tout récemment débarqué de Los Angeles dans le cadre du trade de PG-13 : Shai Gilgeous-Alexander. Le Thunder a en sa possession un petit joyau élégant et efficace, à polir et à entourer. Une fois que Chris Paul et son contrat seront partis, il aura vraiment les clés de la franchise, et ce n’est pas pour déplaire à OKC. Si le spectre de Russell Westbrook traîne toujours aux alentours de la Chesapeake Energy Arena, SGA pourrait rapidement faire oublier la tristesse du départ du numéro 0. Bref, l’avenir s’annonce prometteur dans l’Oklahoma, mais il va falloir être patient.

Si on devait donner une note à cette décennie du Thunder ? Elle avoisinerait les 14/20, voire 15 allez. Il manque un titre pour octroyer une note plus élevée. Cependant, cette – première – décennie fut belle. Même si elle ne se termine pas de la meilleure des manières, les fans d’OKC ont vécu de sacrés moments, notamment grâce à ce duo de folie composé de KD et Russ. Cette époque est maintenant révolue, place à la jeunesse !

Le classement

1 Comment

1 Comment

  1. Romain Le Riboter

    27 décembre 2019 à 19 h 01 min at 19 h 01 min

    Dans les joueurs majeurs, vous pouvez rajouter Harden aux MVP et all star games ^^. Ca en jette encore un peu plus.

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