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Atlanta Hawks, le bilan 2021-22 : des Faucons devenus piou-piou, l’envol vers les sommets devra encore attendre

Trae Young Hawks 27 avril 2022

Au revoir !

Source image : NBA League Pass

À l’approche de la saison 2021-22, les Hawks sont arrivés avec de véritables ambitions. Quoi de plus normal pour le vice-champion de l’Est en titre. Cependant, la saison d’Atlanta a été décevante sur plusieurs aspects. Un retour sur Terre violent, mais qui prouve une nouvelle fois que rien n’est jamais acquis en NBA et que tout change très vite. 

CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

En octobre, l’équipe de TrashTalk voyait cette équipe des Hawks poursuivre sur sa bonne dynamique. Une place dans le top 6 de la Conférence Est était le strict minimum, l’idéal étant d’avoir l’avantage du terrain pour les Playoffs. On sentait une équipe en pleine possession de ses moyens avec un effectif solide et profond. Trae Young assurait le côté franchise player, star, scoreur, passeur, et leader, tandis qu’autour de lui se trouvaient plusieurs role players de qualité avec un John Collins qu’on pourrait qualifier de lieutenant. Quasiment tout le cinq majeur venait de prolonger ainsi que Nate McMillan au coaching. Bref, la saison s’annonçait belle avec 48 wins annoncées, bien que l’effet surprise des Playoffs 2021 ait disparu.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

L’époque où les Hawks allaient en finale de conférence paraît si lointaine. Alors que non, ça ne fait qu’un an. Dès le début de saison, on a senti ce manque d’envie, de volonté, un peu comme un gros coup de blues. « La saison régulière, je ne vais pas mentir, c’est beaucoup plus ennuyant que les Playoffs. Il faut qu’on trouve la même motivation qu’en Playoffs » avait notamment déclaré Trae Young en novembre. Eh bien, cette motivation n’est jamais vraiment venue, en tout cas sur le long terme. Atlanta démarre sa saison par un horrible 4-9 et une treizième place, mais se rattrape avec une série de sept victoires d’affilée. En soi, ce début de saison résume l’irrégularité des Hawks version 2021-22. Un ascenseur émotionnel permanent, enchaînant les aller-retours entre très bons et très mauvais. Capable de perdre contre le Magic, mais de battre les Sixers en back-to-back. Une énigme perpétuelle qui traverse plusieurs péripéties. Et avec ça sont venues les rumeurs de transfert, Cam Reddish se faisant notamment trader aux Knicks en janvier.

D’un point de vue collectif, on a reproché toute la saison à Atlanta d’avoir une des pires défenses de la Ligue, surtout que cette équipe avait pour ambitions de réitérer le parcours en Playoffs de 2021. Durant toute la régulière, on a vu un accès à la raquette des Faucons aussi ouvert que Disneyland un week-end de vacances, les efforts sur les lignes extérieurs manquer et cette pensée générale de « on gère en attaque, donc on n’a pas besoin de la défense ». Heureusement, les retours successifs de De’Andre Hunter et de Onyeka Okongwu ont soulagé cette faiblesse. On a senti l’augmentation de l’intensité physique tout de suite dans la raquette. On a senti, enfin, une volonté de bien faire dans sa propre partie de terrain. Mais les mauvaises habitudes sont souvent difficiles à changer. Au final, Atlanta a terminé 26e defensive rating de la Ligue, de quoi craindre pour la postseason.

Eh bien ça n’a pas loupé. Neuvièmes de l’Est avec un bilan tout juste positif de 43 victoires pour 39 défaites, la bande à Trae Young est arrivée au play-in tournament. Contre les Hornets d’abord, puis les Cavaliers. Face à Charlotte qu’on pourrait considérer comme une version inférieure des Hawks, le tarif était habituel pour Ice Trae : 24 points et 11 passes pour une win easy. Mais contre Cleveland, la clim fut plus difficile à poser, surtout à l’extérieur. Il aura fallu une rencontre à 38 puntos et 9 caviars pour le petit lutin bouclé, qui a dit au revoir au public de l’Ohio tel Giscard en 1981. Atlanta est parvenu à remplir l’objectif minimal, à savoir se qualifier pour les Playoffs. Cependant, en face c’était le Miami Heat au premier tour. Les Floridiens, spécialistes dans tout ce qui est barbelé, coup dans le dos et cadenas, n’ont fait qu’une bouchée des Faucons qui se cuisinent très bien en barbecue. Défaite 4-1 avec un Trae Young bien verrouillé.

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L’IMAGE DE LA SAISON

Raquette Hawks

Quand on parle de défense calamiteuse et de raquette ouverte, en voici un exemple contre les Bulls. Même si ce genre d’action est plus facilement visible en vidéo, cet arrêt sur image suffit pour constater la fragilité défensive des Hawks. Sur ce début de pénétration de DeRozan, on voit trois Bulls ouverts à 3-points et quatre défenseurs d’Atlanta passifs qui ne couvrent pas vraiment leurs joueurs, ni viennent en aide pour doubler sur le leader de Chicago. Une paresse qui sera sanctionnée d’un bucket par ce dernier. Et des passages défensifs à vide comme celui-là, on en trouve à la pelle.

IL A CARTONNÉ : TRAE YOUNG

Dans cette section, l’habitude veut qu’on mette en avant un joueur qu’on n’attendait pas forcément et qui a véritablement explosé. Cependant, on a beau chercher chez les Hawks cette année, on a du mal à trouver. Donc nous allons rester sur du classique et parler du maestro de la franchise : Trae Young. Encore une saison record pour Ice Trae. Une moyenne à 28,4 points à 46% au tir, 9,7 passes et 3,7 rebonds. Il bat ses records à la passe et au pourcentage à toutes les sortes de tirs (deux points, trois points, lancers-francs et global). De plus, il devient le deuxième joueur de l’histoire 50 ans après Nate Archibald à être le leader de la NBA au nombre total de points (2 155) et de passes (737). Son leadership et son côté trashtalkeur naturel font de lui un top player dans la Ligue actuelle. Pour la deuxième fois de sa carrière, il est nommé All-Star. C’est lui qui qualifie son équipe pour les Playoffs en refroidissant les Hornets et les Cavaliers. Bien que la saison collective des piou-pious d’Atlanta n’ait clairement pas été au niveau des attentes, celle individuelle de Trae Young continue de plafonner au rang des meilleurs joueurs du monde.

ON L’ATTENDAIT ET ON L’ATTEND TOUJOURS : UNE DÉFENSE SERAIT-IL TROP DEMANDÉ ?

Depuis que l’ère Trae Young a débuté, la défense n’a jamais vraiment été un point fort en Géorgie. Et cette saison n’a pas fait exception. Certes, comme dit au-dessus, les retours de De’Andre Hunter et de Onyeka Okongwu en mi-saison ont fait du bien. Cependant, dans l’ensemble on est très loin d’être sur de la défense élite (26e defensive rating de la Ligue). Qu’on se le dise, selon les chiffres, les Pistons, le Magic et le Thunder auraient une meilleure défense. Comme le veut l’adage : « les hommes mentent, pas les chiffres. » C’est le véritable point noir de la saison pour Atlanta. Au milieu de saison, c’était même la honte pour les adversaires si à la mi-temps, ils n’avaient pas scoré 60 points minimum. Même quand l’attaque fonctionne bien, cette faiblesse défensive gâche tout le travail. Le meilleur exemple reste ce match contre les Blazers démunis de Damian Lillard et C.J. McCollum. Trae Young est exceptionnel : 56 points à 17/26 au tir dont 7/12 de loin avec 14 passes, mais les Hawks trouvent le moyen de perdre. Ice Trae devient ainsi le premier joueur avec 55+ points et 10+ passes dans un match à s’incliner. Et en postseason, pas de défense pas de victoire. Ça passe contre les Hornets qui possèdent les mêmes défauts qu’eux puis contre des Cavs pas à 100%. Néanmoins, dès qu’un adversaire sérieux comme le Heat se met sur la route, le retour à la réalité fait mal. Ce sera le gros travail que Nate McMillan et son équipe doivent faire cet été : construire une défense digne de ce nom pour évoluer dans cette NBA.

LA SUITE 

La suite pour Atlanta se développe en plusieurs axes. D’abord, comme dit juste au-dessus, améliorer cette défense qui fait tant défaut à cette belle équipe. Les Hawks pourraient par exemple s’inspirer des Mavericks version 2021-22. Une équipe souvent connotée offensive, mais transformée par Jason Kidd avec une défense ultra solide autour de Luka Doncic. Les Faucons ont également un joueur générationnel en Trae Young, avec à côté des role players de grande qualité, peut-être même supérieurs à Dallas dans l’absolu. Ils doivent réussir à trouver cet équilibre entre attaque et défense qui changerait la donne pour eux. Cet apport défensif viendra potentiellement cet été via un trade, peu importe, mais il faut renforcer ce secteur de jeu. Le boss des opérations basket Travis Schlenk l’a d’ailleurs déjà annoncé, il risque d’y avoir pas mal de turnover dans l’effectif contrairement à l’intersaison 2021. On surveillera particulièrement la situation de John Collins, qui représente un bon lieutenant mais peut-être avant tout la meilleure contrepartie pour tenter de faire bouger les choses. Atlanta serait malin de renifler les bonnes affaires, autant sur le marché des transferts qu’à la Free Agency. Enfin, on ne peut pas enlever aux piou-pious que des blessures ont handicapé l’équipe. De’Andre Hunter, Onyeka Okongwu, Bogdan Bogdanovic, Clint Capela qui jouait diminué… espérons que la saison prochaine Atlanta vivra une campagne moins cruelle niveau infirmerie.

La campagne des Atlanta Hawks était clairement en dessous des attentes. Ce groupe qui nous avait fait vibrer en Playoffs l’an passé s’est quelque peu écroulé en 2022. La saison prochaine sera certainement déterminante. Si les Hawks n’accrochent pas le top 6, ça pourrait clairement bouger, à moins que les changements soient déjà prévus pour cet été… 

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