Bucks

Jrue Holiday ultra agressif : 70 shoots tentés en trois matchs dont 30 dans le Game 3, Jrue joue son rôle de numéro 2 à fond

Sans Khris Middleton, Jrue doit forcément faire plus. Et il l’a parfaitement compris.

Source image : NBA League Pass

Avec la blessure de Khris Middleton, les Bucks sont privés de leur deuxième meilleur scoreur face aux Celtics et ont donc besoin d’une plus grande production des autres coéquipiers de Giannis Antetokounmpo, en particulier de la part de Jrue Holiday. Message reçu 5/5 par le meneur des Bucks, ultra agressif depuis le début de la série.  

Ce n’est pas une stat qu’on a l’habitude de voir avec Jrue Holiday : 30, comme le nombre de shoots tentés par Jrue lors du Game 3 face aux Celtics samedi, un record en carrière. Ce n’est que la deuxième fois depuis son arrivée à Milwaukee en 2020 que le meneur des Bucks atteint la trentaine de tentatives, la première datant de décembre dernier face à son ancienne équipe des Pels quand Giannis et Middleton étaient tous les deux sur la touche. Aujourd’hui, le Freak répond présent mais le second est à l’infirmerie alors c’est à Holiday de step-up pour tenter de combler au mieux les 20 points de Khris qui manquent aujourd’hui aux champions en titre. Et il le fait depuis le début de cette demi de conf’, tentant 20 tirs dans le Game 1 puis le Game 2, et totalisant donc 70 shoots sur l’ensemble des trois premières rencontres. Hier, avec Giannis, le duo a carrément compilé 60 des 99 tirs tentés par Milwaukee, preuve du poids que Jrue a pris offensivement dans son rôle de lieutenant du Freak. Et si les Bucks mènent aujourd’hui 2-1 dans la série, c’est notamment parce qu’Holiday a sorti deux matchs à 25 points lors des deux victoires arrachées par Milwaukee.

« C’était un peu le plan de jeu. Ils [les Celtics, ndlr.] ont envoyé quelques prises à deux, quelques aides, mais la plupart du temps c’était du un-contre-un car il voulait selon moi éviter les tirs à 3-points. »

– Jrue Holiday

Avec l’attention que demande Giannis, la volonté des Celtics de rester en défense un-contre-un contre lui, et les duels qu’il peut obtenir face aux intérieurs adverses (Rob Williams, Al Horford, Grant Williams) sur des switchs défensifs après pick & roll avec le Freak, Jrue Holiday ne se pose pas 30 000 questions. Il attaque et il dégaine. Alors bon, au niveau de l’efficacité, c’est clairement pas la folie (11/30 au tir hier, 37% de réussite au tir sur l’ensemble de la série). Les choix offensifs de Jrue laissent parfois à désirer mais une chose est sûre, les défenseurs de Boston ne sont pas en vacances face à Holiday (oui fallait qu’on la place) dans cette série. Ce dernier est réputé pour la pression défensive qu’il est capable d’infliger aux attaquants adverses, là c’est vraiment lui qui la met sur la défense de Boston du début à la fin. Tout ça en gardant son rôle ultra précieux dans sa propre moitié de terrain pour tenter de ralentir Jayson Tatum et consorts. Clairement, même si y’a du déchet, les Bucks ont besoin de cet impact de Jrue en attaque pour compenser l’absence de Middleton, absence qui se ressent quand même pas mal à certains moments. De troisième option offensive, Holiday est donc passé à numéro 2 incontestable. Et comme un symbole, son agressivité a été récompensée à travers ce panier crucial inscrit par le meneur des Bucks à onze secondes de la fin du Game 3, pour permettre à Milwaukee de passer de +1 à +3 et ainsi sécuriser la win.

Jrue Holiday a changé de mode depuis la blessure de Khris Middleton. Ce n’est pas toujours facile d’avoir plus de responsabilités offensives quand on est déjà un pilier de la défense, encore plus dans une série aussi physique que celle opposant les Bucks aux Celtics. Mais Jrue prend le challenge à bras-le-corps et pour l’instant, il représente l’une des raisons qui expliquent pourquoi Milwaukee mène 2-1 dans cette demi de conf’.

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