Hawks

Les Hawks en patrons à Cleveland : Trae Young a encore climatisé une salle, les Cavs ont été trop naïfs, Atlanta part en Playoffs !

Trae Young Darius Garland 16 avril 2022

Le futur c’est eux, le présent c’est lui.

Source image : NBA League Pass

Allô Adam Silver ? Trop cool cette idée de play-in, merci pour les travaux. Cette nuit les Cavs tentaient de valider leur superbe saison – uploadée à 70% seulement – en allant décrocher une place en Playoffs, mais l’expérience des Hawks et le génie d’un petit machin détesté partout aux Etats-Unis sauf à Atlanta a finalement fait la différence. Les Hawks sont en Playoffs, les Cavs en vacances, logique… respectée ?

Les stats maison de ce délicieux match de barrage c’est juste ici

Oh diable, le « vilain » a encore frappé. Il n’avait pourtant pas l’air dans son assiette et avait lâché une première mi-temps digne d’une disasterclass de Cory Joseph, mais je le sais, tu le sais, il le sexe : Trae Young est un foutu génie et les Playoffs le ravigotent, les Playoffs le font entrer dans un mood spécial, encore plus dingue qu’à son habitude. C’est dur pour les adversaires mais c’est bien pour la NBA, même lesdits adversaires l’avouent d’ailleurs :

Mais sortons cette main du slip kangourou et parlons de ce match. Un match qui était donc parti pour être autre chose qu’une démo d’ice Trae, car en première mi-temps la bouillante salle des Cavs en avait alors pour son argent. Un début de rencontre solide, les gamins de l’Ohio sont focus, et s’ils concèdent quelques rebonds de trop à Clint Capela ils font malgré tout le job en attaque, notamment grâce à l’adresse de Lauri Markkanen, auteur de 17 pions à la mi-temps avec cing ogives envoyées directement d’Helsinki. Ouais on ne connait qu’une seule ville en Finlande, et on voit donc alors des Cavs qui ont pris cette « finale » du play-in par le bon bout. La présence de Jarrett Allen n’y est pas pour rien et change drastiquement la configuration de l’équipe, Darius Garland fait son match et distribue quand il ne plante pas ses graines, Evan Mobley est un vétéran de 21 ans, alleluia Caris LeVert met un ou deux tirs, et très vite l’écart grimpe à 10 points en faveur des locaux. Spoiler, les Cavs auraient bien du capitaliser sur ce matelas mais si on savait tout on mettrait Paris dans une gourde.

Pas la bonne expression et donc pas la bonne manière de gérer une avance pour Cleveland. Pourquoi ? Car le deuxième quart semble dominé une nouvelle fois par Darius et ses boys mais l’écart, lui, ne bouge pas, car en face les Hawks rentrent leurs paniers faciles, ne tremblent pas, à l’image d’un Bogdan Bogdanovic froid comme une lame qui prend volontiers le costume du leader offensif vu que le petit bonhomme hirsute joue désormais comme Ish Smith en lendemain de cuite. A la mi-temps on reste autour des dix mais, surtout, un fait de jeu semble alors mettre les Hawks dans une mierda folle puisque suite à une vieille faute de routier, Clint Capela se prend Evan Mobley sur la jambe et sort en boîtant très bas, fin de match pour le grand suisse et gros coup au moral pour les Faucons.

Deuxième acte, et le jour où tout a basculé pourrait être le nom du chapitre. Le tournant du match ? Il est double. J.B. Bickerstaff commande à sa défense de switcher sur tout ce qui bouge et notamment sur Trae Young, et ce même Trae Young revient des vestiaires après s’être envoyé un gros shoot d’adrénaline et de testostérone. Chaque possession des Hawks se transforme alors en panier marqué pour Ice, l’écart se réduit comme la taille de ton papy après ses 80 ans, et plus Trae Young marque plus les Cavs ne changent rien, et plus Trae Young marque plus Trae Young prend la confiance. Les drives se terminent soit par un floater victorieux soit par deux lancers, les drives se terminent parfois par les deux en même temps, et quand on lui laisse plus d’un mètre ce grand zinzin dégaine de deux pas derrière la ligne et vous connaissez la suite. Allô Bickerstaff ici la lune, toujours pas de réponse, 84-84 à la fin du troisième car dans le même temps les Delon Wright, Onyeka Okongwu et Danilo Gallinari apportent, car dans le même temps la jeunesse de l’Ohio semble groggy et donc sans réponse à leurs problèmes.

L’heure des grands garçons arrivent et, comme souvent, le plus grand des garçons sera aussi le plus petit par la taille. 6 points en première mi-temps pour le bizarrement coiffé meneur ? 38 en fin de soirée, WTF, et donc un dernier quart géré comme un papa, face à une défense qui ne sera jamais adaptée. Oh il y aura bien eu quelques bouts de révoltes, un contre incroyable d’Evan Mobley, quelques tirs de Darius Garland ou Lauri Markkanen, mais à l’arrivée ce qui compte dans un match couperet c’est plutôt la dureté d’une faute de Bog Bog pour arrêter une contre-attaque, et c’est bien évidemment la présence dans voter équipe d’un garçon qui commence à avoir une jolie collection de salles NBA dans le tiroir de ses victimes.

La Rocket Mortgage Arena avait commencé à siffler ses héros pour les réveiller, elle finira par s’incliner devant la grandeur d’un nain génial et par acclamer une bande de gamins passés à quelques hectomètres d’un retour de leur franchise en Playoffs. Victoire 107-101 pour les Hawks et direction le Heat au premier tour, pour les Cavs les regrets sont immenses mais à froid et en se retournant sur six mois intenses… on retiendra surtout la naissance d’un groupe de jeunes cracks qui a tout pour s’imposer très vite parmi les squads qui gagnent beaucoup plus souvent qu’ils ne perdent. Tout le monde est content ? Pas du tout, mais c’est la loi du play-in, la loi du plus fort, tout simplement.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top