Los Angeles Clippers

Los Angeles Clippers, le bilan 2021-22 : quand les capitaines sont à l’infirmerie, les matelots tiennent la barre

Clippers

Quel boys band.

Source image : Youtube

Une saison qui s’annonçait déjà complexe sans Kawhi Leonard, s’est rapidement compliquée avec la blessure au coude de Paul George. Mais ne comptez pas sur ces Clippers pour abdiquer : Reggie Jackson a bien step-up, des role players ont performé et en plaque tournante de ce bataillon, Nicolas Batum. Oui, une belle régulière avec cette 8e place, malheureusement gâchée par un play-in à deux défaites. C’est l’heure du bilan.

CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

Les Clippers sortent d’une belle saison avec Tyronn Lue aux manettes. Ils ont fait bonne figure en finale de Conf’ Ouest face aux Suns, sans Kawhi Leonard. Ce dernier a prolongé avec Reggie Jackson et Nicolas Batum qui ont tous deux apporté beaucoup de satisfaction. On décide donc de faire confiance dans les grandes lignes au roster, en disant toutefois ciao à Patrick Beverley, et bonjour à Eric Bledsoe. De la continuité et un effectif à développer mais sans Kawhi pendant au moins plusieurs mois, ça va être difficile d’accrocher le haut de tableau à l’Ouest. On part ainsi sur une 8e place (eheh) à 45 ou 46 victoires.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

Les Clippers commencent la saison dans le dur avec quatre défaites en cinq matchs malgré deux cartons de Paul George (41 points contre les Grizzlies et 42 contre les Blazers). Puis les Voiliers prennent leur première belle vague avec une série de sept victoires consécutives, qui sera leur plus longue de la saison. La nuque est  bien mouillée du côté de Los Angeles, avant qu’on ne se rende compte que cette équipe a trop de trous d’air. Cependant, on note les gros débuts de PG qui sur le mois de novembre, tourne à 25,4 points par soir. Il est bien accompagné par Reggie Jackson qui surprend avec ses 18,7 points sur la même période. Et même Nicolas Batum à plus de 11 points, shoote à presque 52% du parking en novembre. Pourtant, l’équipe peine à être régulière et l’absence de Marcus Morris manque, notamment pour sa combattivité et son physique dominant. Malgré son retour sur la durée, on sent que l’homme qui changerait totalement le visage des Clippers n’est personne d’autre que Kawhi Leonard qui s’est fait le genou pendant les Playoffs derniers. Tyronn Lue va devoir faire sans lui encore longtemps. La mission de ses gars ? S’arracher sur tous les matchs pour faire partie du top 8 à l’Ouest. La troupe ne cesse de basculer entre les victoires et les défaites, avec un bilan de 18-18 au 1er janvier 2022. Malheureusement, les fêtes de fin d’année ne sont pas joyeuses à LA puisque Paul George est victime d’une déchirure du ligament collatéral ulnaire au niveau du coude droit. Paie ta Saint-Sylvestre.

Désarmés de leurs leaders, les soldats essaient de tenir la baraque. Mais pas question de gâcher ses derniers mois à tanker : c’est parti pour tenter le tout pour le tout en priant les dieux californiens d’accélérer le retour à la compétition de Kawhi et Paulo. La dynamique n’est pas de quarante-douze victoires de suite mais le bilan ne dépassera jamais les trois défaites de plus que les succès. La force des Clippers : leur mental d’acier pour ne jamais couler. En janvier, ils se sont imposés dans des matchs où l’on aurait pu, et même dû croire au blow-out. Ils remontent 25 points aux Nuggets, 24 aux Sixers et le meilleur pour la fin, 35 contre les Wizards. C’était le 25 janvier dernier. Les Clippers prennent complètement l’eau dès le début du match, ils se mangent un 66-31 à un peu plus d’une minute de la mi-temps. Ouille ouille ouille. Les Voiliers se mettent en mode vitesse de croisière et l’écart n’est « plus que » de 17 points à la fin du troisième quart-temps. On replante 40 points dans le dernier quart, ce qui fait 80 en deuxième mi-temps, et on fait en sorte d’en encaisser le moins possible. Résultat, 116-115 pour la troupe de Tyronn Lue, et le deuxième plus gros braquage en NBA depuis 50 ans. Wow. Les meilleurs scoreurs du match ? Reggie Jackson et Marcus Morris ? Non, Luke Kennard et Amir Coffey. Quel symbole pour une équipe qui tient grâce à son collectif. Les Clippers continuent dans leur dynamique à tâtons mais c’est plutôt respectable pour une équipe qui on le rappelle joue toujours sans Kawhi Leonard et Paul George. Entre temps, Batman plante 32 pions en une mi-temps face aux Pacers, la plus grosse perf de la saison pour l’un des joueurs les plus importants du roster. On arrive à la mi-février et hop, petite de série de 5 victoires (alors oui, ils ont joué trois fois les Rockets et ça a pas mal facilité les choses). C’est bon à prendre pour le moral avant d’entamer les dernières semaines décisives et ainsi assurer l’avantage du terrain pour le play-in.

La dynamique retombe en plein mars avec huit défaites en dix matchs, mais on souffle un grand coup : PG13 est de retour. Le bougre n’a pas joué depuis trois mois et revient devant ses fans face au Jazz. Il pose alors 34 points à 6/9 du parking et ramène la victoire sur Hollywood Boulevard. S’ensuit une défaite en prolongation contre les Bulls, puis la saison se termine avec cinq victoires sur les cinq derniers matchs. Résultat : le bilan est en positif en 42V/40D, et tout ça sans l’ombre d’un Kawhi Leonard, et avec un Paul George à 31 matchs.

Oui, on peut mettre du respect sur cette perf. La 8e place est assurée avec six victoires de plus que les Pelicans, 9e. Mais il faudra tout de même passer par l’épreuve du play-in pour rejoindre les Playoffs. Juste ou injuste, c’est la règle. Les Clippers mettent les voiles pour Minnesota avec l’objectif de récupérer la 7e place dans un match aussi intense que rugueux. Les 34 points de PG 13 ne suffisent pas face aux 30 d’Anthony Edwards et aux 29 de D’Angelo Russell. Place donc, au deuxième match du play-in à la maison contre New Orleans où il faut impérativement gagner pour retrouver la 8e place obtenue à l’issue de la régulière. Coup de théâtre, symbole de la poisse des Clippers cette saison, Paul George est positif au Covid et ne disputera pas le match le plus important de l’année. L’escouade de Tyronn Lue galère, avec trop de maladresse et de failles défensives. Mais à la sortie du vestiaire, tout rentre dans l’ordre et les Clipps mettent un bon 38 – 18 aux Pels dans le troisième quart. Ils passent devant, puis Willie Green – entraîneur de New Orleans – sort le gros discours. Sa troupe refait surface et s’impose. La défaite est très dure à avaler à LA. Ce système du play-in est au centre du débat tant les Clippers ont fait une meilleure saison régulière que l’adversaire du soir.

LA SAISON DES CLIPPERS EN QUELQUES ARTICLES

L’IMAGE DE LA SAISON

Nicolas Batum 17 janvier 2022

 

Le 17 janvier dernier, Nicolas Batum plante 32 points en une mi-temps, à 11/16 au tir et 7/10 du parking. Un gros clin d’œil pour honorer sa saison où encore une fois, il a fait partie des cadres de cette équipe au punch incroyable. Un acharnement malgré les absences de ses stars, et un Batman qui comme du bon vin, se bonifie avec l’âge. À 33 ans, il sort une régulière à 8.3 points, 4.3 rebonds, 1.7 passes et 1 interception par soir, tout ça en un peu moins de 25 minutes sur le parquet. Il es toujours aussi précieux dans la lecture du jeu, pour son leadership et sa capacité à jouer des deux côtés du terrain. Nico a d’ailleurs fait dans le propre cette saison, avec 46,3% au tir total et 40% du parking. Il en a aussi profité pour passer le cap des 10 000 points en carrière NBA. On repart pour une nouvelle saison aux Clippers, avec deux stars à ses côtés qui pourraient élever le niveau de l’équipe à la hauteur des ambitions de notre Frenchie. Cette fois, c’est la bonne ?

LA GROSSE SATISFACTION

Reggie Jackson a rapidement obtenu plus de responsabilités que prévu, avec l’absence de Paul George qui s’est suppléée à celle de Kawhi Leonard. L’option offensive numéro un, c’était donc le petit Reggie et à 31 piges, cela ne lui a pas fait peur. Il a joué 75 matchs sur les 82, pour 16.8 points et 4.8 passes par soir. Le meneur a bien step-up comparé à la saison dernière où il marquait « seulement » 10.7 points par match en un peu plus de huit minutes de moins sur le parquet. Il sortait d’énormes Playoffs 2021 et savait qu’il faudrait rester dans de gros standards pour espérer accrocher quelque chose cette saison. Avec quelques cartons à plus de 30 points et une belle continuité, il a – comme toujours – mis du cœur à l’ouvrage pour décrocher cette belle 8e place à l’issue de la régulière. Il a ensuite fait naufrage au play-in, en plantant tout de même 17 puis 27 points. Saison frustrante, mais de bonne augure pour le futur.

LES DÉCEPTIONS

Les Voiliers ont navigué quasiment toute la traversée sans leurs commandants de bord Kawhi Leonard Paul George. Le premier n’a pas foulé une fois les parquets après s’être fait le genou la saison dernière en Playoffs, et le deuxième, rapidement touché au coude, a loupé trois mois de compétition. Il n’a joué que 31 matchs de régulière et… un match sur deux au play-in. Dommage car il était chaud cette saison, avec 24,3 points, 6,9 rebonds et 5,7 passes par soir. Quelle frustration n’empêche de voir des soldats se tuer à la tâche et manquer le dernier coche, alors qu’ils auraient récupéré PG, et potentiellement pu se surpasser en Playoffs. Avec au moins l’un de ses leaders sur la durée, la saison des Clippers aurait pu être tellement bonne au vue du boulot abattu par les role players. Mais comme on dit, le passé c’est le passé, ce n’est que partie remise. Alors rendez-vous dès la rentrée prochaine pour une saison qui comme l’a dit Nico Batum, pourrait être bien fun.

LA SUITE

Si tout va bien, Kawhi Leonard et Paul George à nouveau être réunis. Réunis, et entourés. On pense bien sûr à Reggie Jackson, mais aussi à Terance Mann qui a fait grimper son nombre de minutes par soir et ça tombe bien, sa moyenne de points statue à quasiment 11 pions par match. Amir Coffey a sorti une saison dans la même tendance, et le rookie Brandon Boston Jr. pousse bien. Ce dernier a réalisé quelques belles perf qui ont dévoilé tout son potentiel. Norman Powell pourrait être l’une des pièces maîtresses des Clippers la saison prochaine. Arrivé à LA en début février, il s’est rapidement blessé au pied et n’a pu fouler les parquets que sept fois. Mais ses 20 points de moyenne sous la tunique des Clippers témoignent de ses qualités et de sa capacité d’adaptation. En pièce tournante, Nicolas Batum sera encore de la partie si tout va bien. Tyronn Lue a fait de belles choses cette saison avec un effectif incomplet, les objectifs seront encore plus grands avec Kawhi et PG, que l’on espère voir en forme sur la durée.

Quand on voit les difficultés auxquelles ont dû faire face les Clippers toute la saison, il y a quand même de quoi être satisfait. Satisfait mais frustré, parce que le coup d’arrêt dans le play-in a été dur à avaler pour une équipe qui s’est placée 8e avec une avance conséquente sur ses poursuivants à l’issue de la régulière.

 

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