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Play-in tournament, le bilan à chaud : tiens, quelque chose nous dit qu’Adam Silver va retenter l’expérience

Adam Silver 24 novembre

Alors ce play-in finalement ?

Source image : YouTube

Le play-in tournament 2021 est officiellement derrière nous. Pendant quatre jours, il a occupé nos nuits, entre blowouts et matchs transcendants. Pendant quatre jours, il a chauffé la planète basket avant les Playoffs qui commencent ce samedi. C’est désormais l’heure d’un bilan à chaud, avant de définitivement se focaliser sur les belles séries à venir.

Impact sur la fin de la saison régulière 

Impossible de faire un bilan du play-in tournament sans prendre en compte tout ce qui s’est passé… avant le play-in tournament. Parce que oui, si le play-in à huit équipes (quatre dans chaque conférence) a été implémenté en 2021, ce n’est pas uniquement pour avoir des matchs aux allures de Game 7 avant même les Playoffs, c’est aussi pour maximiser l’intérêt de la fin de la saison régulière et ainsi remplir un peu les caisses de la NBA, évidemment touchée par la crise sanitaire. Et sur ce point-là, le succès est indéniable. Les dernières semaines de la régulière étaient excitantes, stressantes, avec de nombreux enjeux supplémentaires qui n’existaient pas auparavant : la bataille pour éviter la septième place de sa conférence, celle pour intégrer le Top 10, les duels entre 8 et 9 pour obtenir une chance supplémentaire de se qualifier en Playoffs… franchement c’était kiffant à suivre et en plus, cela a permis de réduire un peu le tanking au sein de la NBA car plusieurs équipes du bas de tableau avaient soudainement autre chose à jouer que la NBA Draft Lottery. Habituellement, excepté quelques duels à distance en vue des Playoffs, la fin de la saison régulière ne donnait pas trop envie avant la mise en place du play-in, mais cela fait peut-être partie du passé désormais.

Qualité des matchs & audiences

Alors là, bonjour les extrêmes. D’un côté, la Conférence Est, où on a eu droit à un festival de blowouts. Franchement les gars, vous auriez pu faire un effort car on s’est endormis à plusieurs reprises. +27, +18, +27, voilà les écarts des trois matchs impliquant Boston, Washington, Indiana et Charlotte. Heureusement, Jayson Tatum était là pour pimenter un peu tout ça avec une énorme perf’ à 50 pions mais sinon, c’était limite une perte de temps. Par contre, à l’Ouest, OH MAMA ! Le match tant attendu entre les Lakers et les Warriors a tenu toutes ses promesses, avec évidemment ce shoot dingue de LeBron James sur la tête de Stephen Curry en guise de finish. Un match qui a réalisé un carton d’audience puisqu’on parle de la rencontre NBA la plus regardée depuis les Finales de Conférence Ouest 2019. Les Grizzlies et les Spurs avaient quant à eux proposé un match serré dans le match-up 9-10 (100-96 pour les Oursons), et la dernière rencontre opposant Golden State à Memphis cette nuit a offert aux fans NBA un scénario assez fou, avec une prolongation et du suspense jusqu’au bout.

Le scénario final

Globalement, la logique a été respectée dans ce play-in tournament. Mis en place pour ajouter du sel dans la course aux Playoffs et donner une chance aux équipes terminant aux places 9 et 10, le play-in a vu les Celtics et les Wizards – respectivement septièmes et huitièmes en saison régulière – se qualifier à l’Est, et les Lakers – champions en titre mais septièmes – gagner leur ticket à l’Ouest dès leur premier match. Seuls les Grizzlies ont réussi à profiter du play-in tournament pour s’incruster en Playoffs alors qu’ils étaient en dehors du Top 8 grâce à leur victoire sur le parquet des Warriors cette nuit, la seule victoire à l’extérieur d’ailleurs. Avec seulement un match d’écart en saison régulière, Golden State et Memphis sont deux équipes au niveau très proche et les Oursons n’ont clairement pas volé leur place en Playoffs. Maintenant, si on veut faire un gros raccourci, on peut dire que le play-in tournament est la première raison qui explique pourquoi Stephen Curry et les Warriors sont aujourd’hui éliminés, eux qui avaient terminé à la huitième position en régulière (directement qualificative par le passé). De quoi remettre en question le concept étant donné qu’il est à l’origine de l’absence de l’un des principaux visages de la NBA ? Sans doute que non, car si on change les règles à chaque fois que ça tourne en défaveur de la Ligue d’un point de vue visibilité, on n’a pas fini. Mais il est clair que c’est un élément qui compte aujourd’hui au moment de faire le bilan.

L’avis d’Adam Silver

Après une première expérience l’an passé dans la bulle impliquant le huitième et le neuvième de l’Ouest, le play-in tournament a été élargi cette saison et représente globalement un beau succès. Interrogé hier sur le sujet, le big boss de la NBA Adam Silver s’est exprimé sur le concept et autant dire qu’il est plutôt content des résultats (via ESPN).

« Je n’ai jamais caché le fait que je souhaite voir le play-in tournament s’imposer sur le long terme. […] Si on laisse de côté les audiences et la qualité des matchs, avec certains qui étaient vraiment bons et d’autres qui n’étaient pas vraiment serrés, le degré d’intérêt par rapport aux rencontres ajoutées à notre calendrier montre l’impact du play-in tournament. Certaines équipes, qui auraient abandonné la saison depuis plusieurs semaines, ont bataillé pour les derniers spots de Playoffs. »

C’est quoi la suite ?

Si Adam Silver est logiquement satisfait de l’impact du play-in tournament, il comprend tout de même les réserves que certains peuvent avoir par rapport à ce concept, que ce soit du côté des équipes ou des joueurs (coucou Luka, coucou LeBron).

« Je comprends le point de vue d’une équipe qui termine septième après une longue saison, et qui peut louper les Playoffs à cause du play-in. […] J’ai également un joueur, qui fait partie de la direction de l’union, qui m’a dit qu’il aimait bien le play-in mais que le concept pouvait être un peu injuste. Par exemple, si une équipe termine septième, loin devant le huitième, ça peut paraître injuste de se faire éliminer sur deux matchs. »

– Adam Silver

Adam Silver est donc ouvert à un ajustement pour tenter de corriger ça. Pour rappel, le play-in est une nouveauté et comme souvent, il faut du temps pour s’y habituer et ça demande parfois une adaptation afin de corriger les petits « défauts » du concept. On peut peut-être imaginer la mise en place d’un écart limite entre les franchises potentiellement concernées par le play-in tournament pour éviter des matchs impliquant deux équipes aux bilans trop différents. C’est ce qui existait dans la bulle d’Orlando l’an dernier. Maintenant, le problème avec ça, c’est qu’on pourrait avoir moins de six matchs de play-in comme c’était le cas cette année, et niveau droits TV, dollars, tout ça, on sait que ce n’est pas trop le bon plan. Il sera donc intéressant de voir quels types d’ajustements la NBA pourrait réaliser pour l’année prochaine (où on devrait avoir à nouveau 82 matchs au lieu de 72) par rapport à son concept.

Le play-in tournament a beaucoup fait parler, mais le play-in tournament a globalement bien marché et semble destiné à rester dans le paysage NBA pour les années à venir. Et préparez-vous car c’est peut-être que le début. Grand fan de foot européen, Adam Silver possède également en tête l’idée d’un tournoi de mi-saison pour apporter encore un peu plus de piment à la saison régulière, à l’image de ce que fait la WNBA cette année.

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